Bison Gnohéré sur Yannick Ferrera et Felice Mazzú : "Le coach Ferrera, je n'aimais pas la manière dont il me parlait. Je n'étais pas assez mature pour concevoir qu'un coach plus jeune que mon frère puisse me parler comme ça. Avec le recul, je crois que c'était pour mon bien, mais je le trouvais très hautain. Tactiquement, il était vraiment bon, mais humainement, c'était plus compliqué. Moi, je n'ai jamais eu une grosse VMA et dans cette équipe de Charleroi où l'on devait beaucoup courir, ça ne fonctionnait pas. J'ai toujours été un joueur fait pour un football dominant. On l'a vu en Roumanie, par la suite. Avec Felice, c'était différent. Lui, je lui en ai voulu parce qu'un jour, je l'ai croisé dans un restaurant à Gosselies et qu'il m'a sorti le grand jeu. "Je te voulais déjà au White Star, je sais comment t'utiliser, je vais te faire jouer". Faux, il ne m'a jamais fait jouer. Avec lui, je n'étais pas titulaire, mais il réussissait à me faire croire que je l'étais. Dans l'approche, c'était de l'anti-Ferrera. Le coach Mazzù, il était incroyable humainement."

Bison Gnohéré sur Mehdi Bayat : "C'est Mehdi qui m'a forcé à y aller. C'était à la veille d'un match. Je m'entraînais à l'écart du groupe avec deux autres joueurs à la demande du coach Ferrera. J'ai été voir Mario Notaro, en lui disant que si c'était comme ça, je rentrais chez moi. Sauf qu'on était en bus. Du coup, je suis allé attendre que l'entraînement se termine et c'est là que Mehdi est venu me voir. Il m'a dit qu'il allait trouver une solution. Dans la foulée, il me propose Westerlo, en D2. Pour moi, il me racontait des bêtises. Je ne concevais pas de redescendre d'un étage. Sauf que Mehdi, il est trop fort. Ce n'est même pas convaincant qu'il est, ça va plus loin. Il rentre dans ta tête. Il a insisté pendant des jours, il me harcelait au téléphone, il a même appelé ma femme. Finalement, j'ai éteint mon téléphone pendant trois jours et je suis parti à Paris pour réfléchir. Quand je suis revenu, je lui ai dit que j'avais bien pesé le pour et le contre et que c'était mort. Deux heures plus tard, j'étais dans les bureaux, à Westerlo, en train de signer mon contrat. Tu ne peux pas dire non à Mehdi Bayat. Et pourtant, j'aurais dû. Je pense que j'ai été élu pire transfert de l'histoire du club à Westerlo. Même le président me l'avait dit."

Bison Gnohéré sur la faillite de Mons : "À Mons, je mets douze buts en six mois, on est dans les six premiers du championnat et puis, en décembre, le jour du dernier match de championnat avant la trêve, Pierre François vient nous voir dans le vestiaire après une victoire pour nous dire qu'on va toucher deux salaires d'un coup. Je m'en souviendrai toujours. On était juste avant Noël. J'étais avec Yannick Loemba, on est devenus fous. C'était incroyable ! D'un coup, on touchait 12.000 euros. Brut, mais quand même. Je suis rentré à Paris, j'ai mis tout le monde bien. J'ai payé le repas de Noël, les cadeaux de mes soeurs, et j'en ai six, quand même ! Ce que je ne savais pas, c'est que c'était le début de la fin. On n'a plus jamais touché un euro du club par la suite. Le 12 mars, on nous a dit que l'histoire était terminée. À partir du 13, je n'ai plus foutu un pied à Mons."

Bison Gnohéré sur Yannick Ferrera et Felice Mazzú : "Le coach Ferrera, je n'aimais pas la manière dont il me parlait. Je n'étais pas assez mature pour concevoir qu'un coach plus jeune que mon frère puisse me parler comme ça. Avec le recul, je crois que c'était pour mon bien, mais je le trouvais très hautain. Tactiquement, il était vraiment bon, mais humainement, c'était plus compliqué. Moi, je n'ai jamais eu une grosse VMA et dans cette équipe de Charleroi où l'on devait beaucoup courir, ça ne fonctionnait pas. J'ai toujours été un joueur fait pour un football dominant. On l'a vu en Roumanie, par la suite. Avec Felice, c'était différent. Lui, je lui en ai voulu parce qu'un jour, je l'ai croisé dans un restaurant à Gosselies et qu'il m'a sorti le grand jeu. "Je te voulais déjà au White Star, je sais comment t'utiliser, je vais te faire jouer". Faux, il ne m'a jamais fait jouer. Avec lui, je n'étais pas titulaire, mais il réussissait à me faire croire que je l'étais. Dans l'approche, c'était de l'anti-Ferrera. Le coach Mazzù, il était incroyable humainement."Bison Gnohéré sur Mehdi Bayat : "C'est Mehdi qui m'a forcé à y aller. C'était à la veille d'un match. Je m'entraînais à l'écart du groupe avec deux autres joueurs à la demande du coach Ferrera. J'ai été voir Mario Notaro, en lui disant que si c'était comme ça, je rentrais chez moi. Sauf qu'on était en bus. Du coup, je suis allé attendre que l'entraînement se termine et c'est là que Mehdi est venu me voir. Il m'a dit qu'il allait trouver une solution. Dans la foulée, il me propose Westerlo, en D2. Pour moi, il me racontait des bêtises. Je ne concevais pas de redescendre d'un étage. Sauf que Mehdi, il est trop fort. Ce n'est même pas convaincant qu'il est, ça va plus loin. Il rentre dans ta tête. Il a insisté pendant des jours, il me harcelait au téléphone, il a même appelé ma femme. Finalement, j'ai éteint mon téléphone pendant trois jours et je suis parti à Paris pour réfléchir. Quand je suis revenu, je lui ai dit que j'avais bien pesé le pour et le contre et que c'était mort. Deux heures plus tard, j'étais dans les bureaux, à Westerlo, en train de signer mon contrat. Tu ne peux pas dire non à Mehdi Bayat. Et pourtant, j'aurais dû. Je pense que j'ai été élu pire transfert de l'histoire du club à Westerlo. Même le président me l'avait dit."Bison Gnohéré sur la faillite de Mons : "À Mons, je mets douze buts en six mois, on est dans les six premiers du championnat et puis, en décembre, le jour du dernier match de championnat avant la trêve, Pierre François vient nous voir dans le vestiaire après une victoire pour nous dire qu'on va toucher deux salaires d'un coup. Je m'en souviendrai toujours. On était juste avant Noël. J'étais avec Yannick Loemba, on est devenus fous. C'était incroyable ! D'un coup, on touchait 12.000 euros. Brut, mais quand même. Je suis rentré à Paris, j'ai mis tout le monde bien. J'ai payé le repas de Noël, les cadeaux de mes soeurs, et j'en ai six, quand même ! Ce que je ne savais pas, c'est que c'était le début de la fin. On n'a plus jamais touché un euro du club par la suite. Le 12 mars, on nous a dit que l'histoire était terminée. À partir du 13, je n'ai plus foutu un pied à Mons."