Le 4-1 essuyé à Eupen a sonné le glas de Trond Sollied, qui a remplacé Peter Maes fin octobre. Il a fait un peu mieux que son prédécesseur (7/27 contre 6/36) mais sans parvenir à ressusciter Lokeren. Le Norvégien a appris son renvoi par la presse, dimanche, avant que Roger Lambrecht ne lui passe un coup de fil d'une minute.

Sollied a amélioré le jeu mais a été confronté à l'inefficacité de l'équipe en attaque et en défense. Le stage en Espagne a été qualifié de succès et les joueurs ne l'ont pas saboté : son renvoi les a stupéfiés. Un membre du staff a confié, démentant une rumeur selon laquelle le Norvégien aurait abusé de la bière : " Au contraire. Nous croyions en sa tactique et humainement, il était top. "

Lambrecht (87 ans) espère que l'embauche de Glen De Boeck suscitera un ultime effet de choc. Ce deuxième changement d'entraîneur en quelques mois (le 25e en 25 ans) est un réflexe de panique du président. Il a une peur bleue de devoir vendre un club de D1B et de ne pas récupérer son investissement. A part ça, on ne sait plus qui fait quoi à Daknam depuis le limogeage de Willy Reynders. Thomas Bernaert (26 ans) est responsable du mercato si crucial pour la survie du club mais il n'a aucune expérience.

Lokeren a raté une chance unique d'évoluer sous la direction du duo islandais Arnar Vidarsson- Runar Kristinsson, il y a deux ans. Les deux hommes avaient voulu rajeunir les effectifs, développer un football de combinaisons et réformer les structures du club. En refaisant appel à Peter Maes au début de la saison 2017-2018, Lambrecht a fait reculer le club et anéanti les efforts accomplis.

Glen De Boeck a maintenant huit matches pour maintenir Lokeren en première division. S'il échoue, ce sera la fin d'une ère de 22 saisons parmi l'élite pour un club dont le vieux président veut se défaire dans les plus brefs délais. L'avenir du football waeslandien est bien sombre.