"Il faudra être vigilant et être aux avant-postes car tout peut arriver n'importe où", a ajouté Gilbert jeudi soir. "Je ne vois pas de montée en particulier où quelqu'un pourra faire la différence dans le circuit final, des attaques peuvent survenir à n'importe quel moment. Une chose est sûre, on ne pourra pas être derrière car s'il se passe quelque chose, vous êtes vu." Pour le champion du monde 2012, la météo pourrait rendre la course encore plus dure. "Personne n'aime rouler pendant sept heures sous la pluie. C'est forcément moins agréable, surtout avec 10 degrés (on annonce entre 14 et 15 degrés pour dimanche, ndlr). Si les prévisions s'avèrent justes, nous aurons droit à une course par élimination. Tout le monde ne réagit pas aussi bien à de telles conditions." Le résident monégasque "gère ça bien", affirmant qu'il "résiste bien au froid et à la pluie". "Cela ne veut pas dire que j'aime bien mais je suis capable et je n'ai pas peur de le faire." Gilbert est, avec Greg Van Avermaet, un des deux leaders du solide bloc belge. "Nous ne sommes pas les seuls favoris", a nuancé celui qui va passer de Deceuninck-Quick Step à Lotto Soudal au terme de la saison. "L'Italie a Matteo Trentin, les Pays-Bas Mathieu van der Poel, l'Espagne Valverde et la France Alaphilippe. Ces nations sont aussi fortes que nous alors pourquoi devrions-nous prendre la course en main? Le plus important sera de ne jamais se laisser distancer. Nous sommes tous assez intelligents et professionnels pour y parvenir." Le Belge, 37 ans, pourra s'appuyer sur son expérience des grands rendez-vous, notamment sur son titre mondial acquis à Valkenburg. "Si je me présente avec deux jeunes qui n'ont pas encore remporté une grande course, je peux peut-être la jouer intelligemment et mettre davantage de pression sur eux. On peut écrire autant de scénarios qu'on veut, il faut s'assurer de bien communiquer avec ses équipiers et de prendre les bonnes décisions", a ponctué Philippe Gilbert. (Belga)