1. Tu as décroché ton bon de sortie vers un club du top belge. Malgré ton attache particulière avec le Standard, c'est finalement à Gand que tu poses tes valises. Ce transfert, c'est la récompense de tout ton travail ces dernières années?
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1. Tu as décroché ton bon de sortie vers un club du top belge. Malgré ton attache particulière avec le Standard, c'est finalement à Gand que tu poses tes valises. Ce transfert, c'est la récompense de tout ton travail ces dernières années? Oui, j'ai fait beaucoup de sacrifices. C'est aussi une petite revanche. D'abord par rapport à tout ce qu'il s'est passé après Bastia. J'ai été un petit peu moins bien à Évian, à Lorient et les gens m'ont descendu. Ensuite par rapport à moi-même, je me suis prouvé que je n'étais pas fini, que je pouvais jouer dans un bon club en Belgique. J'ai eu des contacts assez concrets avec le Standard, mais par rapport à ce que demandait Zulte Waregem, c'était compliqué pour eux. Le fait que le club joue ou non l'Europe a aussi pesé lourd dans mon choix. Dernièrement, je pense que Gand est la deuxième écurie belge derrière Bruges. C'est un club historique et ambitieux. Je suis fier et honoré d'avoir signé là-bas. 2. Dans quelques semaines, tu auras trente ans. Tu as signé un contrat jusqu'en 2024 à la Ghelamco Arena. Ce sera ton dernier défi? Non, pas du tout. Physiquement, je me sens très bien, je ne sais pas jusque quel âge je pourrai jouer. Je ne me projette pas aussi loin. C'est vraiment un bon tremplin d'avoir pu signer chez les Buffalos, d'intégrer le top 5 en Belgique. Si je peux encore avoir un défi après, découvrir un autre championnat, on verra bien. Je ne ferme aucune porte. Mais à l'instant T, je suis concentré à 100% sur La Gantoise. J'ai trois ans pour faire mon trou ici.3. Tout au long de ta carrière, en tant qu'attaquant de pointe, tu as dû essuyer les critiques au sujet de ton efficacité. La saison dernière, Francky Dury te décale sur le flanc et paradoxalement, tu exploses tes statistiques. C'est ton style de jeu qui a évolué ou le déclic s'est plutôt fait mentalement? Il s'est passé quelque chose lors de ma deuxième saison au Cercle. Je me sentais très bien physiquement et j'ai accumulé pas mal d'expérience, de maturité. Depuis, j'aborde les matches d'une autre manière et je me sens beaucoup plus en confiance sur le terrain. C'est très important d'avoir un coach qui croit en toi, qui te permet d'enchaîner les matches. Grâce à ça, j'ai réussi à gagner en régularité, à être décisif plus souvent. Et puis, tout va bien dans ma vie privée. Le fait d'être resté en Belgique, ça m'a vraiment permis de gagner en stabilité. Avec ma femme, on est heureux ici et c'est le plus important. 4. En ce moment, l'EURO bat son plein. Tu en penses quoi? Il y a une équipe que tu vois aller au bout? Je regarde quasiment tous les matches. Ça fait du bien de revoir des rencontres avec du public et de la qualité. Pays-Bas - Ukraine, c'était vraiment un régal. La France est favorite, ils ont l'équipe la plus complète. Après, je suis agréablement surpris par l'Italie, qui a un très bon collectif. Suffisant pour aller en finale? Je ne sais pas. La Belgique aussi a sorti un bon match, même si la Russie était faible. Il faudra attendre le retour de Hazard et De Bruyne à 100% pour juger de nos forces. Le tableau est plus ouvert que jamais. Je suis incapable de donner un gagnant maintenant. 5. Le monde entier a été choqué par ce qui est arrivé au Danois Christian Eriksen. Dans le foot pro, on vous parle des premiers secours, des gestes qui peuvent sauver une vie? Avant chaque début de saison, on fait un test cardiaque. C'est une obligation pour chaque club. Mais les gestes de premiers secours, on n'en a jamais exécuté. Pourtant, il me semble important que les joueurs suivent une formation pour les apprendre, afin d'être là au bon moment, de pouvoir aider la personne. On verra si les clubs vont prendre cette initiative. C'est possible. En tout cas, ce serait une bonne chose.