L'an dernier, malgré votre retour au Cercle, vous sembliez avoir disparu de la circulation. On assiste depuis ce début de saison à une forme de résurrection de votre part. Êtes-vous surpris de cet état de forme ?

La saison dernière a été compliquée, notamment à cause de blessures. J'ai aussi été opéré d'une pubalgie. Mais malgré un faible temps de jeu, j'avais l'ambition de poursuivre ma route au Cercle car mon but, quand j'avais rejoint ce club à l'été 2017, était de connaître la D1A. Cette saison, j'ai pu me préparer au mieux. Peut-être aussi que les méthodes françaises que l'on connaît depuis l'arrivée de Laurent Guyot me conviennent mieux. Il y a une vraie alchimie dans ce groupe, l'état d'esprit est remarquable et je peux vous assurer qu'on bosse très dur en semaine.

Le Cercle est la bonne surprise du début de saison alors que vous êtes l'un des rares joueurs de l'effectif avec une véritable expérience. Devez-vous vous attendre un retour de bâton ?

On est nombreux à découvrir ce championnat, tout est nouveau pour nous et je pense qu'on bénéficie d'une forme de fraîcheur lors de ce début de saison, comme l'Antwerp l'a connue la saison dernière. Je ne suis pas naïf, je sais qu'on connaîtra une mauvaise passe à un moment ou à un autre de la saison. C'est le lot de toutes les équipes. Il faut éviter de tomber dans un certain confort.

Est-ce que le Cercle a gardé une dimension flamande avec l'apport de nombreux joueurs francophones et du rachat par Monaco ?

Le Cercle, c'est un club flamand où tout le monde parle français et où tout se fait en français. C'est vrai, c'est spécial, on se sent un peu comme en France, même si toutes les cultures se mélangent.

Est-ce qu'il y a une french touch perceptible ?

La dimension tactique que j'ai longtemps connue en France est très présente. Je crois que sur ce point, on est en avance par rapport à certains clubs de l'élite. En Belgique comme en Russie, le championnat est beaucoup plus ouvert qu'il ne l'est en France. Ici, tout le monde attaque ou tente de le faire. Après 20 minutes de jeu, tu peux connaître des situations de contre-attaque à 3 contre 1 alors que c'est impensable en France où les équipes pensent en priorité à bien défendre. C'est aussi notre philosophie cette saison. Notre coach veut d'abord assurer ses arrières avant de penser au jeu offensif. Et tout le monde l'a parfaitement compris. Je crois aussi que c'est de cette façon qu'on engrangera un maximum de points.

Est-ce qu'à 27 ans, après quelques saisons compliquées, votre objectif est de décrocher en fin de saison un joli transfert en Belgique ou en France ?

J'ai encore de l'ambition car quand je regarde dans le rétro, je garde un peu d'amertume. Je veux connaître une saison accomplie de bout en bout, être enfin régulier sur le long terme, ce qui m'a manqué les saisons précédentes. Mais je ne me focalise pas là-dessus, c'est bien trop tôt. À 27 ans, j'ai un certain background, je suis l'un des aînés de cette équipe, je pense surtout à apporter mon expérience à un groupe qui a pas mal de qualités.

Par Thomas Bricmont

L'an dernier, malgré votre retour au Cercle, vous sembliez avoir disparu de la circulation. On assiste depuis ce début de saison à une forme de résurrection de votre part. Êtes-vous surpris de cet état de forme ? La saison dernière a été compliquée, notamment à cause de blessures. J'ai aussi été opéré d'une pubalgie. Mais malgré un faible temps de jeu, j'avais l'ambition de poursuivre ma route au Cercle car mon but, quand j'avais rejoint ce club à l'été 2017, était de connaître la D1A. Cette saison, j'ai pu me préparer au mieux. Peut-être aussi que les méthodes françaises que l'on connaît depuis l'arrivée de Laurent Guyot me conviennent mieux. Il y a une vraie alchimie dans ce groupe, l'état d'esprit est remarquable et je peux vous assurer qu'on bosse très dur en semaine. Le Cercle est la bonne surprise du début de saison alors que vous êtes l'un des rares joueurs de l'effectif avec une véritable expérience. Devez-vous vous attendre un retour de bâton ? On est nombreux à découvrir ce championnat, tout est nouveau pour nous et je pense qu'on bénéficie d'une forme de fraîcheur lors de ce début de saison, comme l'Antwerp l'a connue la saison dernière. Je ne suis pas naïf, je sais qu'on connaîtra une mauvaise passe à un moment ou à un autre de la saison. C'est le lot de toutes les équipes. Il faut éviter de tomber dans un certain confort. Est-ce que le Cercle a gardé une dimension flamande avec l'apport de nombreux joueurs francophones et du rachat par Monaco ? Le Cercle, c'est un club flamand où tout le monde parle français et où tout se fait en français. C'est vrai, c'est spécial, on se sent un peu comme en France, même si toutes les cultures se mélangent. Est-ce qu'il y a une french touch perceptible ?La dimension tactique que j'ai longtemps connue en France est très présente. Je crois que sur ce point, on est en avance par rapport à certains clubs de l'élite. En Belgique comme en Russie, le championnat est beaucoup plus ouvert qu'il ne l'est en France. Ici, tout le monde attaque ou tente de le faire. Après 20 minutes de jeu, tu peux connaître des situations de contre-attaque à 3 contre 1 alors que c'est impensable en France où les équipes pensent en priorité à bien défendre. C'est aussi notre philosophie cette saison. Notre coach veut d'abord assurer ses arrières avant de penser au jeu offensif. Et tout le monde l'a parfaitement compris. Je crois aussi que c'est de cette façon qu'on engrangera un maximum de points. Est-ce qu'à 27 ans, après quelques saisons compliquées, votre objectif est de décrocher en fin de saison un joli transfert en Belgique ou en France ? J'ai encore de l'ambition car quand je regarde dans le rétro, je garde un peu d'amertume. Je veux connaître une saison accomplie de bout en bout, être enfin régulier sur le long terme, ce qui m'a manqué les saisons précédentes. Mais je ne me focalise pas là-dessus, c'est bien trop tôt. À 27 ans, j'ai un certain background, je suis l'un des aînés de cette équipe, je pense surtout à apporter mon expérience à un groupe qui a pas mal de qualités. Par Thomas Bricmont