"Je suis très content de dire que je pourrai encore jouer au tennis. En fait, j'ai été victime d'un malaise cardiaque dans le hall d'entrée du bâtiment de notre délégation au Village Olympique. Nous allions fêter des médailles et par chance, j'étais en compagnie de plusieurs membres de l'équipe lorsque je me suis évanoui. J'ai rapidement été pris en charge par une doctoresse allemande et deux médecins brésiliens qui m'ont défibrillé. Je me suis réveillé et j'ai été emmené à l'hôpital. Là, à la suite de plusieurs tests, les cardiologues japonais ont très vite pris la décision de m'implanter un défibrillateur interne. Sans quoi, je ne pourrais pas être rapatrié. Et les cardiologues belges ont aussi estimé que c'était la meilleure solution. L'intervention a eu lieu le 3 septembre et j'ai été autorisé à rentrer en Belgique le 17 septembre". Et depuis, tout se passe bien pour le meilleur tennisman belge en fauteuil roulant, qui est suivi par le service de cardiologie de l'hôpital Marie Curie à Charleroi. "J'ai été mis au repos pendant quelques semaines et ensuite j'ai pu reprendre l'entraînement, petit à petit", a expliqué encore Joachim Gérard. "J'ai commencé par 15 minutes de vélo d'appartement pendant trois jours, puis 30 minutes et ensuite 45 minutes. Mon défibrillateur envoie des rapports quotidiens à l'hôpital où l'équipe de cardiologie peut suivre l'évolution. Le rapport est aujourd'hui blanc, mais il est toujours envoyé. La cause précise de mon malaise n'a jusqu'ici pas pu être trouvée. Ce sont des choses qui arrivent, malheureusement. Il se peut que la déshydratation ait joué un rôle, car il faisait très chaud et humide à Tokyo, mais ce n'est qu'une hypothèse. La seule chose dont je me rappelle, c'est que dans les jours précédents, je me sentais fort fatigué et que je n'avais pas bien dormi. C'est tout". Entre-temps, le plus important est que Joachim Gerard soit en bonne santé et puisse poursuivre sa carrière. C'est que le Ucclois, qui a gagné cette année ses deux premiers tournois du Grand Chelem en simple, nourrit encore pas mal d'ambitions. "Je me sens bien à l'heure actuelle. J'ai pu reprendre ma raquette il y a une quinzaine de jours, là aussi calmement, en commençant par du petit carré pendant 30 minutes. Progressivement, on a élargi la longueur du terrain. Les entraînements physiques aussi ont pu se diversifier, car je dois évidemment retrouver de la condition et de la masse musculaire. Je n'ai pas pu disputer le Masters, remporté par le Britannique Hewett, mais je pourrai participer à l'Open d'Australie au mois de janvier. Je vais essayer d'être le plus compétitif possible. Les cardiologues m'ont en tout cas assuré que je pourrais continuer la pratique de mon sport. Simplement, je devrai être patient. Je me considère chanceux d'avoir survécu et j'en profite pour remercier toutes les personnes qui m'ont aidé. J'espère que je réussirai à revenir au plus haut niveau. J'aimerais bien être n°1 mondial. Tokyo fut un mauvais souvenir, mais les Jeux paralympiques restent un événement magique. J'ai déjà une médaille de bronze (à Rio en 2016, ndlr), mais le rêve ultime est évidemment la médaille d'or. J'espère que je pourrai la décrocher à Paris en 2024". (Belga)

"Je suis très content de dire que je pourrai encore jouer au tennis. En fait, j'ai été victime d'un malaise cardiaque dans le hall d'entrée du bâtiment de notre délégation au Village Olympique. Nous allions fêter des médailles et par chance, j'étais en compagnie de plusieurs membres de l'équipe lorsque je me suis évanoui. J'ai rapidement été pris en charge par une doctoresse allemande et deux médecins brésiliens qui m'ont défibrillé. Je me suis réveillé et j'ai été emmené à l'hôpital. Là, à la suite de plusieurs tests, les cardiologues japonais ont très vite pris la décision de m'implanter un défibrillateur interne. Sans quoi, je ne pourrais pas être rapatrié. Et les cardiologues belges ont aussi estimé que c'était la meilleure solution. L'intervention a eu lieu le 3 septembre et j'ai été autorisé à rentrer en Belgique le 17 septembre". Et depuis, tout se passe bien pour le meilleur tennisman belge en fauteuil roulant, qui est suivi par le service de cardiologie de l'hôpital Marie Curie à Charleroi. "J'ai été mis au repos pendant quelques semaines et ensuite j'ai pu reprendre l'entraînement, petit à petit", a expliqué encore Joachim Gérard. "J'ai commencé par 15 minutes de vélo d'appartement pendant trois jours, puis 30 minutes et ensuite 45 minutes. Mon défibrillateur envoie des rapports quotidiens à l'hôpital où l'équipe de cardiologie peut suivre l'évolution. Le rapport est aujourd'hui blanc, mais il est toujours envoyé. La cause précise de mon malaise n'a jusqu'ici pas pu être trouvée. Ce sont des choses qui arrivent, malheureusement. Il se peut que la déshydratation ait joué un rôle, car il faisait très chaud et humide à Tokyo, mais ce n'est qu'une hypothèse. La seule chose dont je me rappelle, c'est que dans les jours précédents, je me sentais fort fatigué et que je n'avais pas bien dormi. C'est tout". Entre-temps, le plus important est que Joachim Gerard soit en bonne santé et puisse poursuivre sa carrière. C'est que le Ucclois, qui a gagné cette année ses deux premiers tournois du Grand Chelem en simple, nourrit encore pas mal d'ambitions. "Je me sens bien à l'heure actuelle. J'ai pu reprendre ma raquette il y a une quinzaine de jours, là aussi calmement, en commençant par du petit carré pendant 30 minutes. Progressivement, on a élargi la longueur du terrain. Les entraînements physiques aussi ont pu se diversifier, car je dois évidemment retrouver de la condition et de la masse musculaire. Je n'ai pas pu disputer le Masters, remporté par le Britannique Hewett, mais je pourrai participer à l'Open d'Australie au mois de janvier. Je vais essayer d'être le plus compétitif possible. Les cardiologues m'ont en tout cas assuré que je pourrais continuer la pratique de mon sport. Simplement, je devrai être patient. Je me considère chanceux d'avoir survécu et j'en profite pour remercier toutes les personnes qui m'ont aidé. J'espère que je réussirai à revenir au plus haut niveau. J'aimerais bien être n°1 mondial. Tokyo fut un mauvais souvenir, mais les Jeux paralympiques restent un événement magique. J'ai déjà une médaille de bronze (à Rio en 2016, ndlr), mais le rêve ultime est évidemment la médaille d'or. J'espère que je pourrai la décrocher à Paris en 2024". (Belga)