1. Comment expliquer que van den Brom soit licencié à ce moment précis ?

"Car le cran dont son équipe a fait preuve la semaine dernière contre le FC Bruges a de nouveau disparu derrière les Casernes malinoises. L'équipe se trouve vraiment dans une spirale négative, avec seulement 22 sur 51, soit 43% des points. C'est évidemment plus qu'insuffisant pour une équipe qui s'est proclamée rival numéro 1 du Club brugeois au début de la saison. Genk avait annoncé que la barre devait être beaucoup plus haute et que la victoire devait devenir la norme. Genk voulait briller sur trois fronts. Après l'élimination en Coupe de Belgique, les Limbourgeois ne voulaient absolument pas renoncer à leur deuxième ambition, à savoir passer l'hiver européen, alors qu'il est devenu évident qu'atteindre le top 4 en championnat serait difficile dans la spirale actuelle. Le licenciement aurait pu intervenir plus tôt, mais le directeur sportif Dimitri de Condé s'est battu pour son entraîneur jusqu'au dernier moment. Mais il a aussi fini par se rendre compte qu'il n'y avait aucune amélioration à l'horizon."

2. Que peut-on reprocher précisément à John van den Brom ?

"Après un bon départ, ses joueurs, qui sont poste par poste des footballeurs fantastiques, ont enchaîné les matches de piètre facture en comparaison avec leur talent. Et collectivement, Genk n'était plus non plus une équipe gagnante. Le doute peut s'installer à tout moment. Si Genk est capable de très bien jouer à certains moments, cela ne suffit pas pour gagner un nombre suffisant de points. Jouer un beau football ne suffit pas au haut niveau, il faut surtout être efficace, tant en défense qu'à la finition. L'équipe n'y est pas parvenue, et il est interpellant de constater que ce sont les joueurs les plus importants qui n'ont pas su briller quand on avait besoin d'eux. Ils pourront d'autant plus le regretter qu'ils ne retrouveront peut-être pas un entraîneur avec autant d'enthousiasme que van den Brom. Le Néerlandais a toujours parlé de ses poulains en termes élogieux et leur a maintenu une confiance aveugle en éternel optimiste qu'il est voyant toujours le verre à moitié rempli plutôt qu'à moitié vide. van den Brom était une bouée d'air frais avec son approche chaleureuse et humaine dans un monde du football souvent cynique. S'il a connu des succès, les rapports n'étaient sans doute plus assez bons depuis à un moment. La relation était probablement rompue avec son groupe."

3. Comment expliquer que le RC Genk consomme autant d'entraîneurs ?

"Certainement pas parce qu'ils le font de gaité de coeur. C'était d'ailleurs l'une des ambitions de Peter Croonen lorsqu'il est devenu président : apporter plus de continuité dans la politique sportive. Mais pour l'instant, ils n'y arrivent pas. Le nouveau coach, qu'il s'agisse de Glen Riddersholm ou d'un autre, est déjà le douzième depuis 10 ans... Il faut préciser que comme circonstance atténuante, trois entraîneurs sont aussi partis de leur plein gré pendant cette période car ils ont reçu une offre plus intéressante financièrement (et sportivement) ailleurs. Il s'agit de Frank Vercauteren, Philippe Clement et de Jess Thorup (ce dernier auquel avait succédé van den Brom). Le départ de Clement pour un autre club belge, concurrent de surcroît est encore bien présent dans les esprits à Genk. Avec lui, les Limbourgeois pensaient pouvoir réussir ce saut vers le top absolu. Et au lieu de monter, ils sont redescendus d'un cran...

Ce qui joue également un rôle, c'est que le Genk est un club émotionnel, avec un public chaleureux qui sait être enthousiaste et montrer de la gratitude aux acteurs quand les succès sont là, mais qui est tout aussi prompt à siffler et à critiquer quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Dans la tribune principale, la direction a toujours tendance à regarder d'un oeil vers la Tribune Zuid, le baromètre du club. Ce baromètre indiquait une météo très orageuse depuis le match à domicile contre le Cercle. En plus, les ambitions du club ont certainement augmenté avec l'arrivée de Peter Croonen, ce qui signifie que les périodes de turbulences arrivent beaucoup plus rapidement et que dans ce cas, c'est souvent le même bouc émissaire qui est pointé du doigt. Je me demande si un autre entraîneur parviendra à faire gagner cette équipe, ou si les profils ont été mal définis."

1. Comment expliquer que van den Brom soit licencié à ce moment précis ?"Car le cran dont son équipe a fait preuve la semaine dernière contre le FC Bruges a de nouveau disparu derrière les Casernes malinoises. L'équipe se trouve vraiment dans une spirale négative, avec seulement 22 sur 51, soit 43% des points. C'est évidemment plus qu'insuffisant pour une équipe qui s'est proclamée rival numéro 1 du Club brugeois au début de la saison. Genk avait annoncé que la barre devait être beaucoup plus haute et que la victoire devait devenir la norme. Genk voulait briller sur trois fronts. Après l'élimination en Coupe de Belgique, les Limbourgeois ne voulaient absolument pas renoncer à leur deuxième ambition, à savoir passer l'hiver européen, alors qu'il est devenu évident qu'atteindre le top 4 en championnat serait difficile dans la spirale actuelle. Le licenciement aurait pu intervenir plus tôt, mais le directeur sportif Dimitri de Condé s'est battu pour son entraîneur jusqu'au dernier moment. Mais il a aussi fini par se rendre compte qu'il n'y avait aucune amélioration à l'horizon."2. Que peut-on reprocher précisément à John van den Brom ? "Après un bon départ, ses joueurs, qui sont poste par poste des footballeurs fantastiques, ont enchaîné les matches de piètre facture en comparaison avec leur talent. Et collectivement, Genk n'était plus non plus une équipe gagnante. Le doute peut s'installer à tout moment. Si Genk est capable de très bien jouer à certains moments, cela ne suffit pas pour gagner un nombre suffisant de points. Jouer un beau football ne suffit pas au haut niveau, il faut surtout être efficace, tant en défense qu'à la finition. L'équipe n'y est pas parvenue, et il est interpellant de constater que ce sont les joueurs les plus importants qui n'ont pas su briller quand on avait besoin d'eux. Ils pourront d'autant plus le regretter qu'ils ne retrouveront peut-être pas un entraîneur avec autant d'enthousiasme que van den Brom. Le Néerlandais a toujours parlé de ses poulains en termes élogieux et leur a maintenu une confiance aveugle en éternel optimiste qu'il est voyant toujours le verre à moitié rempli plutôt qu'à moitié vide. van den Brom était une bouée d'air frais avec son approche chaleureuse et humaine dans un monde du football souvent cynique. S'il a connu des succès, les rapports n'étaient sans doute plus assez bons depuis à un moment. La relation était probablement rompue avec son groupe."3. Comment expliquer que le RC Genk consomme autant d'entraîneurs ?"Certainement pas parce qu'ils le font de gaité de coeur. C'était d'ailleurs l'une des ambitions de Peter Croonen lorsqu'il est devenu président : apporter plus de continuité dans la politique sportive. Mais pour l'instant, ils n'y arrivent pas. Le nouveau coach, qu'il s'agisse de Glen Riddersholm ou d'un autre, est déjà le douzième depuis 10 ans... Il faut préciser que comme circonstance atténuante, trois entraîneurs sont aussi partis de leur plein gré pendant cette période car ils ont reçu une offre plus intéressante financièrement (et sportivement) ailleurs. Il s'agit de Frank Vercauteren, Philippe Clement et de Jess Thorup (ce dernier auquel avait succédé van den Brom). Le départ de Clement pour un autre club belge, concurrent de surcroît est encore bien présent dans les esprits à Genk. Avec lui, les Limbourgeois pensaient pouvoir réussir ce saut vers le top absolu. Et au lieu de monter, ils sont redescendus d'un cran... Ce qui joue également un rôle, c'est que le Genk est un club émotionnel, avec un public chaleureux qui sait être enthousiaste et montrer de la gratitude aux acteurs quand les succès sont là, mais qui est tout aussi prompt à siffler et à critiquer quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Dans la tribune principale, la direction a toujours tendance à regarder d'un oeil vers la Tribune Zuid, le baromètre du club. Ce baromètre indiquait une météo très orageuse depuis le match à domicile contre le Cercle. En plus, les ambitions du club ont certainement augmenté avec l'arrivée de Peter Croonen, ce qui signifie que les périodes de turbulences arrivent beaucoup plus rapidement et que dans ce cas, c'est souvent le même bouc émissaire qui est pointé du doigt. Je me demande si un autre entraîneur parviendra à faire gagner cette équipe, ou si les profils ont été mal définis."