La formule est inchangée, du moins pour ce qui concerne le top-6, qui offre dix lucratives affiches en playoff 1 aux six premiers du championnat à l'issue des trente journées de la saison régulière.

Les dix autres, pendant ce temps là, y compris désormais le dernier, relégué mais candidat à un ticket pour l'Europa League, disputent les rencontres pratiquement sans enjeu du playoff 2.

Certains ont tenté de dénaturer la phase finale en proposant la suppression des points par deux en P-O I, mais ont été déboutés.

On ne rappellera pas comment Waasland-Beveren, le corrompu présumé, et Malines, le promu corrupteur, ont finalement conservé leur place parmi l'élite au terme d'une saga dont on attend toujours l'ultime épisode.

Le top six, ce n'est un secret pour personne, est quasiment connu à l'avance, ou presque.

Mais pas toujours et la preuve, c'est qu'Anderlecht a dû voyager en deuxième classe lors des playoffs de la saison dernière.

A l'époque on a dit qu'il lui faudrait dix ans pour résorber son retard sur Genk et Bruges, voire même sur le Standard et La Gantoise. Aujourd'hui le ton a un peu changé.

Parce que personne n'imagine que Vincent Kompany est rentré à l'écurie plus tôt que prévu, pour se retrouver à la tête d'une équipe du subtop belge.

L'arrivée de Samir Nasri dans la foulée, en est la parfaite illustration. Mais les victoires se remportent sur le terrain, et nulle part ailleurs. On verra donc à l'autopsie.

Le public est en tout cas très impatient de pouvoir déjà juger sur pièce dimanche après-midi (14h30) contre Ostende, qui semble s'être bien renforcé après avoir également vécu une saison difficile (avant-dernier), et de découvrir les nouveaux, dont Philippe Sandler et Michel Vlap, également recrutés lors du mercato.

Genk a perdu son chef d'orchestre étoilé Philippe Clement, mais pas ou pas encore le chemin du succès, à en juger par la correction infligée à Malines, 3-0, en Supercoupe. Le premier trophée de Felice Mazzu, qui n'en avait encore remporté aucun à part le trophée Raymond Goethals 2017.

Il n'empêche que le champion ne s'est pas renforcé en cédant Leandro Trossard, Ruslan Malinovskyi et Joseph Aidoo. Mais pas déforcé non plus, compte tenu des références des nouveaux venus, Theo Bongonda, Ianis Hagi et Carlos Cuesta.

Bruges a très mal vécu de se voir évincé sans aucune discussion par Genk dans la course au titre, et n'a pas regardé à la dépense pour inverser cette fois les rôles.

Il a certes vu partir Wesley Moraes et Stefano Denswil, mais a en même temps enregistré les arrivées d'Odilon Kossounou, Amadou Sagna, David Okereke et Simon Deli, tandis que ses deux souliers d'or, Ruud Vormer (2017) et Hans Vanaken (2018), sont restés.

Les blauw en zwart se déplacent à Waasland-Beveren samedi soir (20h30).

On verra par ailleurs si comme beaucoup l'ont prédit lors de son arrivée à Sclessin, le titre va revenir au Standard dès l'an II de la nouvelle ère Preud'homme.

Le club liégeois est en tout cas parvenu à conserver Zinho Vanheusden et Obbi Oulare, tandis que Felipe Avenatti, Anthony Limbombe et Nicolas Gavory ont rallié le camp rouche.

Les départs de Razvan Marin, Moussa Djenepo et Christian Luyindama ont fait déborder la caisse, mais seul l'avenir dira s'il faut les regretter.

Le Standard joue samedi en début de soirée (18h00) au Cercle de Bruges, qui s'est montré particulièrement acctif sur le marché des transferts d'été.

La Gantoise et l'Antwerp qui entendent bien faire à nouveau partie du top 6 se produisent en Wallonie dimanche, respectivement à Charleroi (18h00), pour la première de l'après Mazzu qui inquiète un peu, et à Eupen (20h00), orphelin de son stratège espagnol Luis Garcia, mais que l'on dit néanmoins renforcé (Ortwin De Wolf, Leonardo Rocha, Carlos Embalo, etc...).

Enfin Zulte Waregem, qui reçoit Malines samedi (20h00) et Saint-Trond, auquel Mouscron rend visite au même moment, espèrent pour leur part titiller le top-6.