Il y a deux ans, Genk avait fièrement rassemblé la presse pour présenter son bilan comptable. Durant la saison 2016-2017, il avait atteint un budget de 73 millions assorti d'un gain de 21,8 millions. C'étaient là de bonnes nouvelles, dues à une brillante campagne européenne et à une lucrative gestion des transferts.

Les chiffres de la saison suivante sont restés positifs mais avec un bénéfice moindre (3,3 millions) et un budget de 50 millions mais sa fortune s'élevait à 47,2 millions. Après trois saisons de bénéfices, il a clôturé le dernier exercice avec un déficit limité de 1,7 million. Les rentrées ont augmenté de 56,7 millions grâce à une belle campagne en EL (douze millions) et à des rentrées supplémentaires en championnat de Belgique (trois millions) mais c'est l'année prochaine que le Racing attend un plantureux bénéfice grâce à la LC.

Le bal des champions a permis au Club Bruges de réaliser une formidable année financière avec 92,8 millions de rentrées contre 61,3 millions l'exercice précédent. Les moins bons chiffres de Genk s'expliquent par une forte augmentation de la masse salariale, y compris les primes pour le titre (plus 19 millions pour un total de 28 millions) et par une perte de 8,7 millions dans les transferts.

L'achat de Théo Bongonda (le plus cher de tous les temps avec sept millions) est comptabilisé mais pas la vente de Leandro Trossard et de Ruslan Malinovskyi. Joints aux rentrées de la Ligue des Champions, ces transferts sortants doivent générer un fameux bonus.

Après déduction du déficit, Genk conserve une fortune de 45,5 millions. Il est stable, n'a pas de dettes mais dépend de la coupe d'Europe et des rentrées issues de la vente des joueurs. Il y a quelques années, l'ancien président Herbert Houben avait calculé que, sans ces extras, Genk avait un déficit annuel de huit millions. Pour le gommer, le Racing est déterminé à ériger un nouveau stade qui lui permettra d'augmenter ses rentrées.