"Dans les dix derniers kilomètres, Fernando Gaviria est venu me dire qu'il ne se sentait pas très bien. Alors j'ai pu saisir ma chance, parce que normalement je devais tirer le sprint pour lui", a révélé Kristoff. "Cette victoire à Gand-Wevelgem a pour ainsi dire sauvé mon début de saison. Et il y a encore de belles courses à venir. Je me dirige donc vers le Tour des Flandres avec une certaine tranquillité d'esprit. Bien sûr, vous ne pouvez pas comparer cette épreuve avec le Ronde. Ce dernier est beaucoup plus difficile. Mais j'estime quand même qu'elle est d'une grande valeur. Je la considère comme l'une des plus belles victoires de ma carrière". Le course a démarré très tôt: après un peu plus de 50 kilomètres, un groupe de tête s'est formé avec Peter Sagan et de nombreux favoris dont Gaviria. "Nous n'avons donc pas eu à travailler avec l'équipe, car notre leader était en tête. Cela m'a permis d'économiser beaucoup d'énergie. Je savais que la deuxième ascension du Mont Kemmel serait cruciale, c'est pourquoi j'étais en première ligne. Et puis, nous avons foncé vers Wevelgem avec un grand groupe. Tout le monde avait déjà donné le meilleur de lui-même. Je sais que quand la plupart d'entre eux sont à la limite, je ne suis plus lent au sprint. C'est ce qui s'est passé aujourd'hui. Est-ce que je figure parmi les favoris du Tour des Flandres? Eh bien, j'ai déjà remporté le Ronde et si vous vous imposez avant, on vous place d'office parmi les favoris", a conclu Kristoff. (Belga)