Gand a-t-il encore une marge de progression?

Vanhaezebrouck : Certainement! Nous arrivons à peine au sommet et il y a donc encore du chemin à parcourir, même à long terme et bien après moi. Gand doit rester un grand club qui veut gagner un trophée chaque année. Pour cela, il y a du boulot. Il faut élargir le noyau, la cellule de scouting. Nous sommes passés d'un championnat à l'autre. Quand on ne vise pas le titre, on peut se permettre d'acquérir des joueurs gratuits. Ils apportent une plus-value mais ne sont pas assez forts pour faire la différence dans la cour des grands. Nous pêchions dans un étang où tous les poissons avaient une taille moyenne. Maintenant, il nous faut des cannes à pêche plus solides et nous ne les avons pas. Nous utilisons les nôtres mais elles cassent parce qu'elles ne sont pas assez fortes. Et puis, elles coûtent plus cher et nous ne les connaissons pas bien. C'est pour ça que je n'aime pas la pêche: je suis trop impatient.

Et le club est prêt à investir?

Vanhaezebrouck : Nous sommes dans une phase de transition. Certains veulent y aller, d'autres hésitent. Pourtant, je pense que c'est nécessaire. Nous en parlions encore récemment avec le staff technique : Gand réagit encore comme un club du sub-top, qui engage des joueurs dans une fourchette comprise entre 250.000 et 1 million d'euros. Mais le Club Bruges, lui, a dépensé 4 millions pour Hans Vanaken et 3 pour Jelle Vossen. Côté gantois, on n'a jamais excédé le million, voire un peu plus, alors qu'Anderlecht, le Standard, Bruges et même Genk sortent parfois trois à quatre millions. A part Zulte Waregem, tous les clubs de play-offs I ont un budget transferts plus élevé que le nôtre. Même Ostende.

Le club doit prendre des risques?

Vanhaezebrouck : Pour pêcher ces poissons, oui. Car rater un transfert à 500.000 euros, c'est moins grave qu'en rater un à quatre millions. Mais les grands clubs le font. Je trouve qu'en fonction de notre budget transferts, ce que nous avons réalisé est remarquable.

Michel Louwagie est convaincu que le club ne perdra pas plus de deux titulaires l'été prochain. C'est aussi votre avis?

Vanhaezebrouck : La saison dernière, après le titre, tout le monde était convaincu que plusieurs joueurs partiraient. Pourquoi ne les convaincrions-nous à nouveau pas de rester? Tout dépendra aussi de l'intérêt des autres clubs. La force de Gand, c'est son collectif. Nous n'avons pas un joueur qui fait la différence et les autres clubs le savent. A nous de proposer un beau projet sportif mais rien ne garantit qu'il en ira toujours ainsi.

Qu'attendez-vous de vos rivaux en play-offs I? Ils sont plus forts que l'an dernier?

Vanhaezebrouck : Le niveau belge moyen a progressé. Mon équipe, en tout cas, est meilleure et plus complète. Le noyau est plus large mais il est resté homogène. Certains nouveaux n'ont pas encore le rendement escompté, ils sont un peu timides et manquent de confiance mais ils ne posent pas de problème et nous espérons que le déclic va se produire. Pour moi, nous encaissons trop, surtout en raison d'un manque de communication. Tout au long de l'année 2015, c'était là notre point fort. A présent, c'est un aspect qu'il nous faut travailler. Tout le défi va consister à retrouver cette stabilité défensive et c'est l'affaire de toute l'équipe. Si nous le faisons, nous réussirons nos play-offs.

Par Christian Vandenabeele et Frédéric Vanheule

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Hein Vanhaezebrouck dans votre Sport/Foot Magazine

Gand a-t-il encore une marge de progression?Vanhaezebrouck : Certainement! Nous arrivons à peine au sommet et il y a donc encore du chemin à parcourir, même à long terme et bien après moi. Gand doit rester un grand club qui veut gagner un trophée chaque année. Pour cela, il y a du boulot. Il faut élargir le noyau, la cellule de scouting. Nous sommes passés d'un championnat à l'autre. Quand on ne vise pas le titre, on peut se permettre d'acquérir des joueurs gratuits. Ils apportent une plus-value mais ne sont pas assez forts pour faire la différence dans la cour des grands. Nous pêchions dans un étang où tous les poissons avaient une taille moyenne. Maintenant, il nous faut des cannes à pêche plus solides et nous ne les avons pas. Nous utilisons les nôtres mais elles cassent parce qu'elles ne sont pas assez fortes. Et puis, elles coûtent plus cher et nous ne les connaissons pas bien. C'est pour ça que je n'aime pas la pêche: je suis trop impatient.Et le club est prêt à investir?Vanhaezebrouck : Nous sommes dans une phase de transition. Certains veulent y aller, d'autres hésitent. Pourtant, je pense que c'est nécessaire. Nous en parlions encore récemment avec le staff technique : Gand réagit encore comme un club du sub-top, qui engage des joueurs dans une fourchette comprise entre 250.000 et 1 million d'euros. Mais le Club Bruges, lui, a dépensé 4 millions pour Hans Vanaken et 3 pour Jelle Vossen. Côté gantois, on n'a jamais excédé le million, voire un peu plus, alors qu'Anderlecht, le Standard, Bruges et même Genk sortent parfois trois à quatre millions. A part Zulte Waregem, tous les clubs de play-offs I ont un budget transferts plus élevé que le nôtre. Même Ostende.Le club doit prendre des risques?Vanhaezebrouck : Pour pêcher ces poissons, oui. Car rater un transfert à 500.000 euros, c'est moins grave qu'en rater un à quatre millions. Mais les grands clubs le font. Je trouve qu'en fonction de notre budget transferts, ce que nous avons réalisé est remarquable.Michel Louwagie est convaincu que le club ne perdra pas plus de deux titulaires l'été prochain. C'est aussi votre avis?Vanhaezebrouck : La saison dernière, après le titre, tout le monde était convaincu que plusieurs joueurs partiraient. Pourquoi ne les convaincrions-nous à nouveau pas de rester? Tout dépendra aussi de l'intérêt des autres clubs. La force de Gand, c'est son collectif. Nous n'avons pas un joueur qui fait la différence et les autres clubs le savent. A nous de proposer un beau projet sportif mais rien ne garantit qu'il en ira toujours ainsi.Qu'attendez-vous de vos rivaux en play-offs I? Ils sont plus forts que l'an dernier?Vanhaezebrouck : Le niveau belge moyen a progressé. Mon équipe, en tout cas, est meilleure et plus complète. Le noyau est plus large mais il est resté homogène. Certains nouveaux n'ont pas encore le rendement escompté, ils sont un peu timides et manquent de confiance mais ils ne posent pas de problème et nous espérons que le déclic va se produire. Pour moi, nous encaissons trop, surtout en raison d'un manque de communication. Tout au long de l'année 2015, c'était là notre point fort. A présent, c'est un aspect qu'il nous faut travailler. Tout le défi va consister à retrouver cette stabilité défensive et c'est l'affaire de toute l'équipe. Si nous le faisons, nous réussirons nos play-offs.Par Christian Vandenabeele et Frédéric VanheuleRetrouvez l'intégralité de l'interview de Hein Vanhaezebrouck dans votre Sport/Foot Magazine