1. Tu as été testé positif au virus à deux reprises. Quel impact cela a-t-il eu sur ton quotidien?
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1. Tu as été testé positif au virus à deux reprises. Quel impact cela a-t-il eu sur ton quotidien? La première fois, pour une période de cinq ou six jours, je n'ai eu aucun symptôme physique. La seconde, en décembre, quand tout le staff technique a été contaminé et a dû respecter la quarantaine, je me suis senti légèrement grippé pendant quatre jours. J'ai également perdu le goût. Au total, ça a duré dix jours. Je suis resté positif pendant trois semaines. Je pouvais faire ce que je voulais à la maison, car je n'étais absolument pas fatigué. Mais je me lève et je me couche en pensant au football et je n'aime pas passer mon temps à l'intérieur. J'ai donc dû m'y faire, de même que les membres de ma famille. Ce n'était ni évident ni agréable. Je n'étais pas de bonne humeur. L'ordinateur m'a permis de m'occuper. J'ai établi des schémas d'entraînement, en plus des contacts téléphoniques. Heureusement qu'il y avait les matches en retard sur Eleven Sports. 2. Pourquoi le staff a-t-il mis autant de temps à trouver comment utiliser l'Ukrainien Marian Shved, prêté par le Celtic? C'était une donnée nouvelle pour le club. Nous avions formé un groupe aux caractéristiques spécifiques depuis trois ans. Marian est introverti, il ne connaissait pas le championnat et avait souvent changé d'équipe. Les deux parties ont donc tâtonné. Le staff et le joueur se sont même disputés. Mais nous sommes maintenant sur les bons rails. Nous avons tous mis de l'eau dans notre vin. Nous sommes satisfaits de son évolution. Nous sommes sortis de l'impasse et depuis décembre, nous disposons d'un atout de plus. Malines doit s'appuyer sur son travail. Les joueurs ne peuvent pas trop compter sur leurs expoits individuels: en perte de balle, ils doivent s'acquitter de leurs tâches. Geoffry Hairemans a lui aussi eu le déclic. 3. Pourquoi le courant passe-t-il aussi bien entre toi et Wouter Vrancken? Parce que nous partageons la même vision, même si Wouter s'intéresse davantage aux détails. Je suis d'un naturel plus impulsif et je défends une seule ligne, valable pour tout le monde, alors que Wouter tient davantage compte des profils individuels et y adapte son approche. J'adhère aux quatre principes de base de son système de jeu. Nous avons la même idée: un 4-2-3-1 auquel on reste fidèles, même quand ça va moins bien. La base reste intacte. 4. Comment sont tes relations avec le RWDM, ton adversaire en Coupe? Elles sont toujours très bonnes. Mon départ a surpris tout le monde, mais je suis en contact régulier avec le président Thierry Dailly. J'avais tout sous-estimé et j'étais revenu un peu trop tôt. Je n'étais sans doute pas prêt pour un club aussi culte. C'est ce qui a rendu la décision aussi difficile. Car le RWDM est mon petit Malines. Par son ADN, grâce à ses supporters, à l'ambiance. Il n'y aura cependant pas beaucoup d'émotion, puisqu'il n'y aura pas de public. Joueur, je n'en dormais pas pendant deux jours. C'est une belle affiche. Je continue à suivre le RWDM et je cherche toujours son résultat en premier. Vincent Euvrard joue avec cinq défenseurs, quatre médians et un avant-centre. Le RWDM ne va pas jouer à visière découverte. Il va bien s'organiser, masser des joueurs derrière le ballon et essayer d'effectuer des percées rapides. Nous sommes sur nos gardes. 5. Que peut espérer Malines pour le reste de la saison, concrètement? Nous avons terminé l'exercice précédent en sixième position. Ça reste notre ambition. Nous voulons en tout cas figurer parmi les huit premiers. Nous avons gagné la Coupe en 2019. Si nous éliminons le RWDM, nous affronterons probablement le Beerschot à Anvers. Nous serons alors en quarts de finale. Ça peut aller très vite, comme le passé nous l'a appris. On est une équipe de Coupe.