Franky Vercauteren débute sa carrière à Neerpede (pouvait-il en être autrement pour ce gamin de Cureghem ?), où il réussit créer un lien entre les jeunes talents bruxellois et l'équipe A. Arie Haan, Jean Dockx, Hugo Broos et Aimé Anthuenis trouvent en lui un assistant fidèle, qui sait manier la carotte et le bâton avec les pépites du Sporting. Des jeunes comme Anthony Vanden Borre ne s'y tromperont d'ailleurs pas en lui accordant leur confiance.
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Franky Vercauteren débute sa carrière à Neerpede (pouvait-il en être autrement pour ce gamin de Cureghem ?), où il réussit créer un lien entre les jeunes talents bruxellois et l'équipe A. Arie Haan, Jean Dockx, Hugo Broos et Aimé Anthuenis trouvent en lui un assistant fidèle, qui sait manier la carotte et le bâton avec les pépites du Sporting. Des jeunes comme Anthony Vanden Borre ne s'y tromperont d'ailleurs pas en lui accordant leur confiance.Mais Vercauteren possède en lui une belle dose d'ambition. Quand il était joueur, il passait son temps à perfectionner sa maîtrise de son légendaire pied gauche, qui n'était jamais assez fort, selon lui. Se contenter d'un rôle de "simple" assistant dans lequel l'avait promu Roger Van den Stock à la fin des années 90 n'est plus assez pour lui. Au mitan des années 2000, il obtient le poste suprême : celui de T1 d'Anderlecht, avec lequel il rafle deux titres d'affilée en 2006 et 2007. Mais ces succès n'empêche par Le Petit Prince du Parc d'être remis en question pour son style de jeu. Les supporters grognent... et le mettent carrément en vente sur eBay. Moins d'un an après sa nomination en février 2005, la presse ne l'épargne déjà plus. Il faut dire que son attitude parfois quelque peu dédaigneuse, voire sa parano n'aident pas. Contrairement à plusieurs autres coaches contraints de quitter Anderlecht par la petite porte, Vercauteren va rebondir. Et plutôt bien ! Il y parvient à Genk, où, après une pige en sélection, il est sacré champion de Belgique, avec une équipe emmenée par Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois ou encore Jelle Vossen, trois purs produits de l'école limbourgeoise. En août 2011, il file en direction du Moyen-Orient, un peu à la surprise générale.Dix ans plus tard, le voilà de retour au sommet du foot belge, après des expériences à Al Jazira, au Sporting CP, à Samara, au Cercle Bruges, OHL et Anderlecht, et ce dans divers rôles, allant de coach principal à consultant, en passant par directeur technique. Toujours avec cette ambition chevillée au coeur. D'où son départ du Cercle, après une bonne saison : son ambition ne cadrait pas avec le vague projet que l'AS Monaco avait encore pour Bruges à l'époque. D'où le départ d'Anderlecht en août dernier, quand son ambition ne cadrait cette fois pas avec la présence de Vincent Kompany, qui venait de mettre fin à sa carrière de joueur après une énième blessure. Un tel navire ne peut pas supporter deux capitaines... Et d'autre part, Anderlecht n'en avait tout simplement pas les moyens. Ses séjours dans le Golfe et en Russie l'auraient adouci, lit-on. Pourtant, il ne s'est pas adouci dans ses choix. Ces dernières années, son nom a été régulièrement associé à d'autres clubs : Gand, Genk ou même le Standard, mais sans que cela n'aboutisse jamais à un accord. En réalité, Vercauteren a souvent semblé être un joyau à portée de main... mais qui ne se retrouvait au cou ou au doigt de personne. Pourquoi ? Parce que les clubs n'étaient finalement pas convaincus par le Bruxellois ? Ou parce que lui-même ne retrouvait pas assez d'ambition dans leur chef ?De l'ambition, l'Antwerp en a, aujourd'hui. Beaucoup. Son bilan, son passé et son nom ont été déterminants dans ce choix. Quant à Vercauteren, ses connaissances professionnelles sont reconnues, tout comme sa volonté de travailler. À Anderlecht, les lumières s'éteignaient souvent très tard. De quoi hérite-t-il désormais ? D'une équipe avec de l'ambition, qui se bat pour le top. Il veut s'appuyer sur ce qu'Ivan Leko a laissé derrière lui, mais avec des accents différents. Plus de réalisme, une construction plus défensive ? L'avenir nous le dira. La touche de réalisme qu'il a apposée à Anderlecht la saison dernière à partir du 20 octobre a en tout cas contribué à stabiliser de la très jeune équipe mauve. Va-t-il poursuivre en 4-3-3, ou va-t-il continuer à jouer avec trois défenseurs ? Autant de questions auxquelles certaines réponses arriveront dès le week-end prochain, face à Malines. Une chose est déjà certaine. À la mi-temps, aucun SMS ne devrait être envoyé en direction du banc de touche, pour demander de remplacer tel joueur par un autre. Sous Ivan Leko, cela s'est bel et bien produit, mais on ne peut imaginer que Vercauteren l'accepterait sans broncher. Pas plus que Leko, d'ailleurs...