Après une défaite 0-1 contre Roulers, l'entraîneur Nigel Pearson a été remercié pour services rendus. Trop tard, en fait, car dès le début de la saison, il est apparu que le sympathique Anglais n'avait aucune prise sur son groupe de joueurs expérimentés et pratiquait un football trop stéréotypé. Résultat : OHL occupe la dernière place du classement général et devra participer aux play-downs pour essayer de se maintenir en D1B.

Pour remplacer Pearson, un homme de King Power, le consortium thaïlandais qui gère OHL depuis deux ans et qui est également propriétaire de Leicester City, les Louvanistes voulaient à tout prix un entraîneur connaissant la série et qui ait plus d'impact tactique. Franky Vercauteren était l'entraîneur rêvé. Le Bruxellois a toutefois émis une condition sine qua non à son engamenent : il voulait à tout prix travailler avec Vincent Euvrard, un jeune entraîneur auquel il croit beaucoup et avec lequel il avait déjà collaboré au Cercle et à Al-Batin.

Si Vercauteren a été engagé pour succéder à Pearson, au lieu d'un nouvel entraîneur désigné par King Power/Leicester City, cela signifierait selon certains médias qu'une lutte interne pour le pouvoir aurait été remportée par la branche belge de la direction. Foutaise, s'insurge Peter Willems, le nouveau CEO d'OHL depuis début janvier. Le dirigeant et ancien président Chris Vandebroeck abonde dans le même sens : il insiste sur le fait que la collaboration avec King Power est toujours bien d'actualité, malgré une deuxième campagne décevante d'affilée.

"C'est une saison dramatique", reconnaît-il, en faisant également référence au décès de Vichai Srivaddhanaprabha, l'homme fort de King Power, qui a trouvé la mort le 27 octobre dans un accident d'hélicoptère. "Mais, d'un autre côté, ce n'est qu'un mauvais passage dans un processus de longue haleine. King Power a déjà tellement investi dans le développement d'OHL - le meilleur terrain de Belgique, un superbe centre d'entraînement, l'organisation - que je ne doute pas de leur engagement, même si nous devions descendre. Si nous sommes parvenus à recruter des grands noms du football belge à des positions stratégiques, ces derniers mois, cela signifie que nous avons une vision à long terme. Par ailleurs, des personnes qui possèdent un tel cv ne se seraient pas engagées avec OHL si elles ne croyaient pas en notre projet."

Vandebroeck veut parler de Peter Willems (ex-UEFA) au poste de CEO, de Filip Van Doorslaer (ex-URBSFA) à celui de directeur commercial et de Marc Tordeur (ex-Avia Partner) comme head of operations. Louvain ne veut pas entendre parler d'une éventuelle relégation. Si besoin, comme ultime bouée de sauvetage, il pourrait toujours ressortir le dossier Mains Propres, qui pourrait apporter des "solutions" extra-sportives...

Par Matthias Stockmans