Narinder Dhruv Batra, 64 ans, licencié en droit de l'université du Cachemire et homme d'affaires, vise un second mandat. Fin 2016, il était devenu le 12e président de la FIH, le 1er non-Européen, en devançant l'Irlandais David Balbirnie et l'Australien Ken Read. A l'époque, celui qui est aussi président du Comité olympique indien, avait reçu logiquement l'appui du continent asiatique, dont il était (et sera toujours) le représentant, mais aussi africain et sud-américain. Marc Coudron, qui conduit depuis plus de 15 ans les destinées du hockey belge, 51 ans, ancien Red Lion aux 358 capes, est l'actuel président de l'Association Royale Belge de Hockey (ARBH). Le 16 juin prochain, arrivé au terme de ses quatre mandats de 4 ans, il quittera son poste lors de la prochaine assemblée générale de cette dernière. Les deux candidats ont une vision différente quant au développement de leur sport. L'Indien a toujours voulu faire rêver les supporters en façonnant une image de star autour des meilleurs joueurs mondiaux. Et quoi de mieux que de soigner son propre public (le 2e pays le plus peuplé au monde avec 1 milliard 400 millions habitants). La décision de la FIH d'organiser successivement les Coupes du monde masculines 2018 et 2023 en Inde, n'a pas été du goût de tout le monde. En mettant sur pied la Pro League, une compétition réservée aux meilleures nations mondiales, Batra et la FIH ont voulu exporter des rencontres au sommet aux 4 coins du globe. Le retour financier espéré devait se faire via des droits télévisés, mais l'effet attendu n'a pas eu lieu. Les stades sont restés vides, comme les caisses de la fédération qui ont plongé dans le rouge, et ce même avant la pandémie de 2020. Les joueurs du top 10 mondial louent d'éloges ce système de compétition les amenant à se rencontrer et voyager de par le monde, mais à nouveau il est réservé à une élite. Face à ces nombreuses critiques émanant surtout des petits pays, voyant l'accès au sommet presque impossible, Marc Coudron veut placer le joueur et la pratique même du hockey au centre de sa politique sportive. Il veut, comme il l'a réussi avec le hockey belge, développer un projet destiné à l'ensemble des pratiquants qui intègre les notions d'intégrité, de respect et fair-play. L'ancien Red Lion est avant tout un rassembleur et possède cette capacité de pouvoir placer la bonne personne au bon poste. Il tient toujours à préciser que ce qu'il a réussi avec le hockey belge, passant de 17.000 membres affiliés à son arrivée à la fédération en 2005 à plus de 53.000 à ce jour, c'est grâce à son équipe de dirigeants et responsables. Les structures sportives mises en place ayant permis aux Red Lions de devenir N.1 mondiaux, champions du monde et d'Europe et vice-champion olympique doivent certainement leur existence à Coudron mais aussi aux différents coachs et surtout à son directeur technique Bert Wentink qui l'a accompagné de 2005 à 2017. Ce sera son objectif aussi s'il devient le plus haut responsable de la FIH: augmenter le nombre de structures (terrains, clubs) de par le monde, de joueurs, joueuses et d'entraîneurs. En bref, appliquer sa méthode belge à la FIH qui compte actuellement quelque 30 millions de pratiquants. Sous l'égide du banquier bruxellois, les finances de l'ARBH ont verdi au fil des années, si ce n'est un léger déficit lors des deux derniers exercices en raison de la crise sanitaire. Le budget de fonctionnement et ceux dédiés aux équipes nationales ont plus que décuplé en 16 ans. Ceci grâce aux aides des administrations mais aussi et surtout des partenaires commerciaux qui ont été séduits par cette approche saine. Là aussi Coudron estime pouvoir aider la FIH à sortir du rouge et trouver des solutions en s'associant à de grandes marques commerciales pour aider le hockey à se développer dans le monde entier. Le Belge a multiplié les contacts avec ses collègues président d'associations ces dernières semaines. Homme de dialogue et solide représentant des nations européennes, il pourra sans doute compter sur l'appui des pays océaniens et peut-être panaméricains, face à Batra, qui incarne le renouveau du hockey asiatique depuis quelques saisons. L'inconnue proviendra de la position des pays africains. Une fédération donne droit à une voix lors de l'élection. Il existe actuellement 137 pays membres au sein de la FIH. Le Congrès statutaire débutera à 11h00 samedi matin, et sera retransmis en direct sur l'application Watch.Hockey. S'il était élu, Marc Coudron deviendrait le 2e Belge à la tête d'une grande fédération sportive internationale, après Ingmar De Vos, président de la Fédération équestre internationale (FEI). (Belga)

Narinder Dhruv Batra, 64 ans, licencié en droit de l'université du Cachemire et homme d'affaires, vise un second mandat. Fin 2016, il était devenu le 12e président de la FIH, le 1er non-Européen, en devançant l'Irlandais David Balbirnie et l'Australien Ken Read. A l'époque, celui qui est aussi président du Comité olympique indien, avait reçu logiquement l'appui du continent asiatique, dont il était (et sera toujours) le représentant, mais aussi africain et sud-américain. Marc Coudron, qui conduit depuis plus de 15 ans les destinées du hockey belge, 51 ans, ancien Red Lion aux 358 capes, est l'actuel président de l'Association Royale Belge de Hockey (ARBH). Le 16 juin prochain, arrivé au terme de ses quatre mandats de 4 ans, il quittera son poste lors de la prochaine assemblée générale de cette dernière. Les deux candidats ont une vision différente quant au développement de leur sport. L'Indien a toujours voulu faire rêver les supporters en façonnant une image de star autour des meilleurs joueurs mondiaux. Et quoi de mieux que de soigner son propre public (le 2e pays le plus peuplé au monde avec 1 milliard 400 millions habitants). La décision de la FIH d'organiser successivement les Coupes du monde masculines 2018 et 2023 en Inde, n'a pas été du goût de tout le monde. En mettant sur pied la Pro League, une compétition réservée aux meilleures nations mondiales, Batra et la FIH ont voulu exporter des rencontres au sommet aux 4 coins du globe. Le retour financier espéré devait se faire via des droits télévisés, mais l'effet attendu n'a pas eu lieu. Les stades sont restés vides, comme les caisses de la fédération qui ont plongé dans le rouge, et ce même avant la pandémie de 2020. Les joueurs du top 10 mondial louent d'éloges ce système de compétition les amenant à se rencontrer et voyager de par le monde, mais à nouveau il est réservé à une élite. Face à ces nombreuses critiques émanant surtout des petits pays, voyant l'accès au sommet presque impossible, Marc Coudron veut placer le joueur et la pratique même du hockey au centre de sa politique sportive. Il veut, comme il l'a réussi avec le hockey belge, développer un projet destiné à l'ensemble des pratiquants qui intègre les notions d'intégrité, de respect et fair-play. L'ancien Red Lion est avant tout un rassembleur et possède cette capacité de pouvoir placer la bonne personne au bon poste. Il tient toujours à préciser que ce qu'il a réussi avec le hockey belge, passant de 17.000 membres affiliés à son arrivée à la fédération en 2005 à plus de 53.000 à ce jour, c'est grâce à son équipe de dirigeants et responsables. Les structures sportives mises en place ayant permis aux Red Lions de devenir N.1 mondiaux, champions du monde et d'Europe et vice-champion olympique doivent certainement leur existence à Coudron mais aussi aux différents coachs et surtout à son directeur technique Bert Wentink qui l'a accompagné de 2005 à 2017. Ce sera son objectif aussi s'il devient le plus haut responsable de la FIH: augmenter le nombre de structures (terrains, clubs) de par le monde, de joueurs, joueuses et d'entraîneurs. En bref, appliquer sa méthode belge à la FIH qui compte actuellement quelque 30 millions de pratiquants. Sous l'égide du banquier bruxellois, les finances de l'ARBH ont verdi au fil des années, si ce n'est un léger déficit lors des deux derniers exercices en raison de la crise sanitaire. Le budget de fonctionnement et ceux dédiés aux équipes nationales ont plus que décuplé en 16 ans. Ceci grâce aux aides des administrations mais aussi et surtout des partenaires commerciaux qui ont été séduits par cette approche saine. Là aussi Coudron estime pouvoir aider la FIH à sortir du rouge et trouver des solutions en s'associant à de grandes marques commerciales pour aider le hockey à se développer dans le monde entier. Le Belge a multiplié les contacts avec ses collègues président d'associations ces dernières semaines. Homme de dialogue et solide représentant des nations européennes, il pourra sans doute compter sur l'appui des pays océaniens et peut-être panaméricains, face à Batra, qui incarne le renouveau du hockey asiatique depuis quelques saisons. L'inconnue proviendra de la position des pays africains. Une fédération donne droit à une voix lors de l'élection. Il existe actuellement 137 pays membres au sein de la FIH. Le Congrès statutaire débutera à 11h00 samedi matin, et sera retransmis en direct sur l'application Watch.Hockey. S'il était élu, Marc Coudron deviendrait le 2e Belge à la tête d'une grande fédération sportive internationale, après Ingmar De Vos, président de la Fédération équestre internationale (FEI). (Belga)