Un tribunal de Budapest a décidé de la remise en liberté de Rui Pinto, 30 ans, et de son assignation à résidence dans la capitale hongroise, où il réside, a déclaré à l'AFP Me David Deak, son avocat en Hongrie. "Selon le jugement, il ne pourra quitter son domicile et devra porter un bracelet électronique", a précisé Me Deak. Le parquet hongrois, qui avait requis le placement en détention, a fait appel de cette décision, tout comme M. Pinto, qui a demandé un contrôle judiciaire plus souple. Présenté par sa défense comme un des lanceurs d'alerte à l'origine des "Football Leaks", une importante fuite d'informations sur les coulisses du football ayant conduit à une série de révélations depuis fin 2016, Rui Pinto avait été arrêté mercredi soir en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par les autorités portugaises. Ces dernières recherchent le pirate informatique dans le cadre d'une enquête pour "tentative d'extorsion aggravée et d'autres crimes liés au vol de données". La justice portugaise a demandé l'extradition de M. Pinto, à laquelle celui-ci s'oppose. La justice hongroise a soixante jours pour trancher cette requête à compter de la date d'arrestation, a ajouté Me Deak. "Aujourd'hui, il est évidemment en meilleure forme", a précisé l'avocat à propos de son client, "mais il y a beaucoup de travail à venir pour préparer sa défense". M. Pinto est défendu par une équipe internationale d'avocats, en France et au Portugal, alors que les justices française et suisse, en charge d'enquêtes liées aux Football Leaks ou à la Fifa, ont requis sa coopération, selon la défense de cet informaticien autodidacte. Originaire de la banlieue de Porto (nord), ce diplômé d'histoire vivait à Budapest depuis plusieurs années, craignant d'être arrêté en raison des "Football Leaks", selon la presse portugaise. Les différentes salves de révélations issues des millions de documents piratés et exploités par un consortium de médias européens ont notamment mis au jour des mécanismes d'évasion fiscale, des soupçons de fraude et de corruption dans l'univers du football, mettant en cause plusieurs stars du ballon rond et dirigeants de clubs. (Belga)

Un tribunal de Budapest a décidé de la remise en liberté de Rui Pinto, 30 ans, et de son assignation à résidence dans la capitale hongroise, où il réside, a déclaré à l'AFP Me David Deak, son avocat en Hongrie. "Selon le jugement, il ne pourra quitter son domicile et devra porter un bracelet électronique", a précisé Me Deak. Le parquet hongrois, qui avait requis le placement en détention, a fait appel de cette décision, tout comme M. Pinto, qui a demandé un contrôle judiciaire plus souple. Présenté par sa défense comme un des lanceurs d'alerte à l'origine des "Football Leaks", une importante fuite d'informations sur les coulisses du football ayant conduit à une série de révélations depuis fin 2016, Rui Pinto avait été arrêté mercredi soir en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par les autorités portugaises. Ces dernières recherchent le pirate informatique dans le cadre d'une enquête pour "tentative d'extorsion aggravée et d'autres crimes liés au vol de données". La justice portugaise a demandé l'extradition de M. Pinto, à laquelle celui-ci s'oppose. La justice hongroise a soixante jours pour trancher cette requête à compter de la date d'arrestation, a ajouté Me Deak. "Aujourd'hui, il est évidemment en meilleure forme", a précisé l'avocat à propos de son client, "mais il y a beaucoup de travail à venir pour préparer sa défense". M. Pinto est défendu par une équipe internationale d'avocats, en France et au Portugal, alors que les justices française et suisse, en charge d'enquêtes liées aux Football Leaks ou à la Fifa, ont requis sa coopération, selon la défense de cet informaticien autodidacte. Originaire de la banlieue de Porto (nord), ce diplômé d'histoire vivait à Budapest depuis plusieurs années, craignant d'être arrêté en raison des "Football Leaks", selon la presse portugaise. Les différentes salves de révélations issues des millions de documents piratés et exploités par un consortium de médias européens ont notamment mis au jour des mécanismes d'évasion fiscale, des soupçons de fraude et de corruption dans l'univers du football, mettant en cause plusieurs stars du ballon rond et dirigeants de clubs. (Belga)