L'inspiration est si franchement assumée qu'il est difficile de regarder les matches des Mauves de Vincent Kompany sans penser aux Citizens de Pep Guardiola. Avec, en haut de la liste des comparaisons, le costume enfilé par Jérémy Doku dans les chorégraphies offensives des Bruxellois.
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L'inspiration est si franchement assumée qu'il est difficile de regarder les matches des Mauves de Vincent Kompany sans penser aux Citizens de Pep Guardiola. Avec, en haut de la liste des comparaisons, le costume enfilé par Jérémy Doku dans les chorégraphies offensives des Bruxellois. Un rôle décrit à la virgule près par le coach catalan de Manchester City, dans le bouquin La Métamorphose, au sein duquel il livre à Marti Perarnau le script de son football : "Dans mon modèle de jeu, l'ailier doit passer beaucoup de temps seul, collé à la ligne et sans toucher la balle. Presque sans bouger. Il doit attendre, comme un gardien qui peut passer quarante minutes sans rien faire puis, d'un coup, doit faire une intervention presque miraculeuse." Avec Doku, les miracles sont plus fréquents. Depuis le coup d'envoi de la saison, l'ado supersonique de Neerpede est l'arme offensive numéro un du Sporting. Au point de susciter cette question, adressée à Vincent Kompany en conférence de presse après le match nul face à Ostende : "Le jeu n'est-il pas trop stéréotypé, à toujours aller chercher Doku ?" La réponse du Prince claque comme un coup de reins de son ailier: "Mais s'il bat son opposant à chaque fois, pourquoi changer?"Au Freethiel, l'opposant s'appelait Jur Schryvers. Il a bu la tasse huit fois, en dix dribbles tentés par Doku. Dans le couloir gauche du jeu bruxellois, Bogdan Mykhaylichenko se contente pour l'instant de récupérer le ballon et de le donner à son ailier (onze passes de l'Ukrainien au Diable rouge).À l'autre bout du terrain, le scénario est différent. Sur le papier, Kompany offre le couloir droit à Yari Verschaeren, mais le format de poche s'installe entre les lignes adverses, dans les pocket zones, pour combiner avec Percy Tau. Le flanc est libéré pour les chevauchées de Michael Amir Murillo, le latéral panaméen. Avec six dribbles réussis en huit tentatives au Freethiel, l'arrière droit est capable de semer la terreur à lui tout seul dans le couloir. Deux de ses dribbles ont même été effectués dans la surface adverse, décrochant un penalty. En s'appuyant sur Verschaeren, voire sur Tau, l'enfant de Panama s'est emparé des clés de l'aile droite bruxelloise. Avec un poids significatif sur le jeu : à Beveren, il a reçu 43 passes. Aucun autre Mauve n'a fait mieux. Entre confiance et omniprésence, l'ancien joueur de MLS s'impose déjà comme l'une des références nationales à son poste.Un latéral qui slalome à droite, un ailier qui percute à gauche : Anderlecht varie son jeu, avec des attaques asymétriques qui font aussi mal à la tête des adversaires qu'un cours de géométrie.