Il y a d'abord eu Branko Strupar et Souleymane Oulare, puis Wesley Sonck et Moumouni Dagano. Et par la suite, encore Jelle Vossen, successivement associé à Marvin Ogunjimi et à Christian Benteke. Dans le Limbourg, les attaquants sont souvent comptés deux par deux. Une règle à laquelle songe visiblement Hannes Wolf, qui a disposé ses troupes en 4-4-2 sur la pelouse de Sclessin, associant le géant Paul Onuachu au plus mobile Cyriel Dessers.

Si le duo a des airs de complémentarité naturelle, entre le goût de la profondeur du meilleur buteur d'Eredivisie et les décrochages tout en puissance du Nigérian, forcément redoutable dans les airs, l'animation choisie par le coach allemand pour les accompagner prive le Racing de son traditionnel football dominant.

En bords de Meuse, les Genkies ont ainsi abandonné le ballon à leurs adversaires (48%, 52 pour le Standard), pour miser essentiellement sur des reconversions amorcées par les courses balle au pied de Theo Bongonda, flanc gauche en perte de balle mais très axial dès que son équipe récupérait la possession. Les appuis sur Onuachu, autre porte de sortie en transition offensive, ont par contre généré leur lot de mauvais choix, le Nigérian étant plus à l'aise en déviation qu'à la création, au point de priver Bongonda, Dessers et Junya Ito d'occasions potentielles à plus d'une reprise.

Au-delà de ces reconversions pas toujours bien gérées, le problème de ce choix de système pour Genk se révèle surtout quand l'adversaire le laisse sortir avec le ballon. Associés devant la défense, Eboue Kouassi et Daniel Muñoz sont plus efficaces pour chasser la balle que pour la distribuer, et offrent peu de solutions à la relance de leurs couleurs. De quoi conditionner un football qui survole les lignes: sur ses 28 passes à Sclessin, le gardien Danny Vukovic en a envoyé 8 vers Onuachu. Seul son défenseur central Carlos Cuesta, le plus audacieux à la relance avec des remontées balle au pied qui compensent parfois l'absence de jeu de ses milieux, en a reçu plus (9). Le Colombien joue d'ailleurs plus souvent immédiatement vers Ito (7 passes) que vers Kouassi (3) ou Muñoz (6).

Plus percutant à la récupération du ballon qu'en possession, le plan de Genk pourrait s'avérer redoutable dans les matches au sommet, pour autant qu'Onuachu parvienne à intégrer ses pieds à la vitesse et à la justesse exigées par la symphonie collective d'un contre rondement mené. Face aux blocs bas, par contre, le Racing risque de souffrir dans le jeu, et de se résoudre à attendre un exploit individuel pour faire la différence. Car sans véritable lien au milieu de terrain, l'équipe a souvent semblé coupée en deux sur la pelouse liégeoise, avec un énorme espace autour du rond central uniquement occupé par les milieux rouches. Pas vraiment une habitude dans les traditions de la maison bleue du Limbourg.

Il y a d'abord eu Branko Strupar et Souleymane Oulare, puis Wesley Sonck et Moumouni Dagano. Et par la suite, encore Jelle Vossen, successivement associé à Marvin Ogunjimi et à Christian Benteke. Dans le Limbourg, les attaquants sont souvent comptés deux par deux. Une règle à laquelle songe visiblement Hannes Wolf, qui a disposé ses troupes en 4-4-2 sur la pelouse de Sclessin, associant le géant Paul Onuachu au plus mobile Cyriel Dessers.Si le duo a des airs de complémentarité naturelle, entre le goût de la profondeur du meilleur buteur d'Eredivisie et les décrochages tout en puissance du Nigérian, forcément redoutable dans les airs, l'animation choisie par le coach allemand pour les accompagner prive le Racing de son traditionnel football dominant.En bords de Meuse, les Genkies ont ainsi abandonné le ballon à leurs adversaires (48%, 52 pour le Standard), pour miser essentiellement sur des reconversions amorcées par les courses balle au pied de Theo Bongonda, flanc gauche en perte de balle mais très axial dès que son équipe récupérait la possession. Les appuis sur Onuachu, autre porte de sortie en transition offensive, ont par contre généré leur lot de mauvais choix, le Nigérian étant plus à l'aise en déviation qu'à la création, au point de priver Bongonda, Dessers et Junya Ito d'occasions potentielles à plus d'une reprise.Au-delà de ces reconversions pas toujours bien gérées, le problème de ce choix de système pour Genk se révèle surtout quand l'adversaire le laisse sortir avec le ballon. Associés devant la défense, Eboue Kouassi et Daniel Muñoz sont plus efficaces pour chasser la balle que pour la distribuer, et offrent peu de solutions à la relance de leurs couleurs. De quoi conditionner un football qui survole les lignes: sur ses 28 passes à Sclessin, le gardien Danny Vukovic en a envoyé 8 vers Onuachu. Seul son défenseur central Carlos Cuesta, le plus audacieux à la relance avec des remontées balle au pied qui compensent parfois l'absence de jeu de ses milieux, en a reçu plus (9). Le Colombien joue d'ailleurs plus souvent immédiatement vers Ito (7 passes) que vers Kouassi (3) ou Muñoz (6).Plus percutant à la récupération du ballon qu'en possession, le plan de Genk pourrait s'avérer redoutable dans les matches au sommet, pour autant qu'Onuachu parvienne à intégrer ses pieds à la vitesse et à la justesse exigées par la symphonie collective d'un contre rondement mené. Face aux blocs bas, par contre, le Racing risque de souffrir dans le jeu, et de se résoudre à attendre un exploit individuel pour faire la différence. Car sans véritable lien au milieu de terrain, l'équipe a souvent semblé coupée en deux sur la pelouse liégeoise, avec un énorme espace autour du rond central uniquement occupé par les milieux rouches. Pas vraiment une habitude dans les traditions de la maison bleue du Limbourg.