Aujourd'hui, Bryan Heynen est une référence à Genk et le capitaine de l'équipe. Formé dans le giron limbourgeois, il n'a que 24 ans. Genk avait besoin d'un nouvel ambassadeur pour son centre de formation, après le départ de Leandro Trossard. Le gardien Maarten Vandevoordt, qui vient d'avoir 19 ans, et Luca Oyen, fils de Davy Oyen, sont eux aussi issus de l'école des jeunes.
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Aujourd'hui, Bryan Heynen est une référence à Genk et le capitaine de l'équipe. Formé dans le giron limbourgeois, il n'a que 24 ans. Genk avait besoin d'un nouvel ambassadeur pour son centre de formation, après le départ de Leandro Trossard. Le gardien Maarten Vandevoordt, qui vient d'avoir 19 ans, et Luca Oyen, fils de Davy Oyen, sont eux aussi issus de l'école des jeunes. Ces dernières années, ces jeunes avaient du mal à concurrencer les titulaires venus de l'étranger. C'est ce qui avait poussé Siebe Schrijvers à partir au Club Bruges (et désormais à OHL), et l'attaquant Dante Vanzeir à opter pour des prêts et finalement un transfert à l'Union. Les dirigeants de Genk ne veulent plus voir partir le fruit de leur travail: ils sont bien décidés à garder leurs talents. Les Diables rouges profitent également de la formation genkoise. Le mois passé, il y avait six anciens joueurs de Genk présents dans l'effectif des Diables. Outre Thibaut Courtois et Kevin De Bruyne, on trouvait Koen Casteels, Leandro Trossard, Christian Benteke et Timothy Castagne. Dennis Praet a été en partie formé à Genk, et Yannick Carrasco, absent lors de ce rendez-vous, a également un passé genkois. La base a été jetée en 2002 par l'ancien président Jos Vaessen, qui a avancé un million et demi d'euros pour inaugurer la Jos Vaessen Talent Academy. De belles infrastructures, encore inédites pour l'époque. Genk ne se contentait pas de recruter dans le Limbourg, mais attirait aussi des jeunes originaires d'autres parties du pays. Ces années-là, Genk a pris quelques longueurs d'avance sur la concurrence. Depuis, d'autres se sont également engagés dans cette voie. Beaucoup de joueurs ont débuté à Genk, d'autres ont eu besoin d'un détour pour arriver à leurs fins. Tous n'ont pas eu la patience de Trossard, qui a été prêté dans trois clubs avant de revenir au Racing par la grande porte et de quitter le club avec un titre de champion en poche. Aujourd'hui, il est international et titulaire à Brighton. "Trossard avait une qualité qui a tendance à se perdre: la patience", constate le directeur de l'école des jeunes, Roland Breugelmans. Un constat confirmé par un autre Diable: Timothy Castagne. Peu de gens, y compris à Genk, pensaient qu'il parviendrait à se faire une place dans des clubs comme l'Atalanta et Leicester. "Mais Timothy s'est accroché, comme un véritable Ardennais. Il avait un plan de carrière et a gravi les échelons marche après marche, à force de travail." Genk a aussi vécu le contraire: des footballeurs pétris de talent, capables d'enflammer le public, mais qui se reposent sur leur talent. On cite souvent l'exemple de Pierre Dwomoh. Ce milieu de terrain de seize ans est très doué. Il a de "bons pieds" et a été intégré au noyau l'été dernier, avant d'être lancé en équipe première à deux reprises en décembre par un John van den Brom enthousiaste. Il est devenu le deuxième plus jeune joueur à évoluer en D1A. Mais quand on est sûr de ses qualités et que rien ne va jamais assez vite, c'est parfois difficile lorsque ces apparitions en match ne se confirment pas au cours des semaines suivantes. Conséquence? Quelques semaines plus tard, après une dispute lors d'un match avec les Espoirs, il a été renvoyé dans le noyau B. Genk doit désormais décider de ce qu'il fera d'un joueur qui reste l'un des plus doués de sa génération. Souvent, l'entourage d'un joueur joue un rôle important. C'est pourquoi, personne n'a de crainte au sujet de Luca Oyen: il ne pétera pas les plombs le jour où, après avoir goûté à l'équipe A, il sera temporairement écarté. "Le père de Luca a lui-même été footballeur professionnel, et son grand-père a aussi joué à un certain niveau avec Hasselt. Ils sauront le conseiller", assure Breugelmans. Selon ce dernier, la participation de l'équipe Espoirs au championnat de D1B constituerait une étape intermédiaire idéale: "C'est une nécessité. Les jeunes talents ne recevront pas chaque semaine du temps de jeu en équipe A, et la différence avec le championnat des réserves est trop grande." Actuellement, Breugelmans dénombre une trentaine de jeunes sous contrat, des U16 aux U21. Genk voudrait inscrire à chaque rencontre dix ou onze joueurs issus de l'école des jeunes sur la feuille de match. Le Standard, ne compte aucun joueur issu du centre de formation de Genk dans ses rangs, ce qui est très rare. Car on trouve des Genkois partout. À l'Antwerp, il y a Pieter Gerkens. À Saint-Trond, Jarne Steuckers a fait ses débuts. À Louvain, on dénombre trois anciens Genkois: David Hubert, Casper De Norre et Siebe Schrijvers. À Malines, on retrouve Gaëtan Coucke, sans oublier Steven Defour. À Mouscron, Alessandro Ciranni a aussi joué à Genk. Tout comme le maître à jouer d'Eupen Stef Peeters, ou Jelle Vossen à Zulte Waregem, Arthur Theate et Indy Boonen à Ostende, Sinan Bolat à La Gantoise, Nordin Jackers, Amine Khammas et Tom Reyners à Waasland, Ilias Takidine à Anderlecht et Gaëtan Hendrickx à Courtrai. Outre le Standard, seul le Beerschot, le Cercle et le Club Bruges n'ont actuellement aucun joueur avec un passé genkois.