Sixième en Jupiler Pro League à six journée de la fin de la phase classique, Charleroi réalise une belle saison et le doit notamment à son coach Felice Mazzu. Récemment revalorisé, le Carolo s'est confié à Sport/Foot Magazine.

Le flirt avec le Standard aurait pu briser la confiance que le groupe vous témoignait. Tout s'est enchaîné positivement depuis lors mais pour le même prix, cela aurait pu être l'inverse...

Oui mais cela ne s'est pas enchaîné négativement pour une simple et bonne raison. J'ai communiqué avec mon groupe, qui a appris à me connaître. J'essaye d'être toujours cohérent et correct dans ma façon d'agir et je pense que le groupe a continué à respecter l'homme que je suis malgré les péripéties de l'époque. Il a suffi de dix minutes de conversation avec mon groupe ; puis j'ai attendu le week-end et on a gagné. J'ai toujours travaillé comme cela, des Provinciales jusqu'en D2.

En pleine tempête médiatique, après une défaite sévère à Lokeren, dans quel état d'esprit étiez-vous ?

Serein car cette défaite n'est pas la suite de cette affaire mais elle se situe en plein milieu. J'ai toujours continué à travailler dans le même état d'esprit et on n'a plus abordé cette histoire-là après les dix minutes de conversation avec mon groupe. Au bout du compte, je ne veux pas faire de mal à quiconque. Moi, je veux faire progresser mon groupe et moi-même. Je suis peut-être naïf mais bien dans ma peau car cette naïveté me fait rester moi-même. Et les joueurs sentent que je suis vrai et naturel, avec mes défauts et qualités.

Qu'avez-vous dit à vos joueurs ?

Je leur ai dit - Voilà qui je suis, voilà comme je suis, on continue à travailler ou pas. A vous de me fournir la réponse.

Cette succession de bons résultats après ce qu'on a appelé l'affaire Mazzu, c'est une coïncidence ?

Oui. Je ne vois aucun lien.

N'étiez-vous pas dans un état revanchard ?

Non, non. Pas du tout. Je n'ai pas eu de discours revanchard.

Suite à cette affaire, vous vous êtes fermés médiatiquement ?

Vous trouvez ?

Vous avez toujours refusé de parler de cette affaire en interview individuelle...

Je refuserai toujours car pour moi, cette affaire est close. Je ne voulais pas me renfermer mais je voulais comprendre comment un gars qui n'a jamais trahi personne s'était retrouvé dans cette situation.

Et avez-vous trouvé la réponse ?

Oui, je pense. Elle est là, en moi.

Vous êtes sorti de cette histoire avec une image écornée et de menteur...

C'est possible.

Et vous n'avez jamais voulu vous défendre ?

Non, ce n'est pas nécessaire de remuer le caca. Cela ne m'apportera rien. Les gens pensent ce qu'ils veulent. Il n'y a qu'une chose qui peut me faire avancer : faire des résultats.

Mais l'image renvoyée par cette histoire ne vous a pas blessé ?

Si, ça m'a blessé mais ça m'a appris à grandir.

Désormais, cela risque d'être compliqué d'un jour entraîner le Standard...

Oui, je sais mais c'est comme cela. Je suis bien à Charleroi.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Felice Mazzu dans votre Sport/Foot Magazine

Sixième en Jupiler Pro League à six journée de la fin de la phase classique, Charleroi réalise une belle saison et le doit notamment à son coach Felice Mazzu. Récemment revalorisé, le Carolo s'est confié à Sport/Foot Magazine.Le flirt avec le Standard aurait pu briser la confiance que le groupe vous témoignait. Tout s'est enchaîné positivement depuis lors mais pour le même prix, cela aurait pu être l'inverse...Oui mais cela ne s'est pas enchaîné négativement pour une simple et bonne raison. J'ai communiqué avec mon groupe, qui a appris à me connaître. J'essaye d'être toujours cohérent et correct dans ma façon d'agir et je pense que le groupe a continué à respecter l'homme que je suis malgré les péripéties de l'époque. Il a suffi de dix minutes de conversation avec mon groupe ; puis j'ai attendu le week-end et on a gagné. J'ai toujours travaillé comme cela, des Provinciales jusqu'en D2.En pleine tempête médiatique, après une défaite sévère à Lokeren, dans quel état d'esprit étiez-vous ?Serein car cette défaite n'est pas la suite de cette affaire mais elle se situe en plein milieu. J'ai toujours continué à travailler dans le même état d'esprit et on n'a plus abordé cette histoire-là après les dix minutes de conversation avec mon groupe. Au bout du compte, je ne veux pas faire de mal à quiconque. Moi, je veux faire progresser mon groupe et moi-même. Je suis peut-être naïf mais bien dans ma peau car cette naïveté me fait rester moi-même. Et les joueurs sentent que je suis vrai et naturel, avec mes défauts et qualités.Qu'avez-vous dit à vos joueurs ?Je leur ai dit - Voilà qui je suis, voilà comme je suis, on continue à travailler ou pas. A vous de me fournir la réponse.Cette succession de bons résultats après ce qu'on a appelé l'affaire Mazzu, c'est une coïncidence ?Oui. Je ne vois aucun lien.N'étiez-vous pas dans un état revanchard ?Non, non. Pas du tout. Je n'ai pas eu de discours revanchard.Suite à cette affaire, vous vous êtes fermés médiatiquement ?Vous trouvez ?Vous avez toujours refusé de parler de cette affaire en interview individuelle...Je refuserai toujours car pour moi, cette affaire est close. Je ne voulais pas me renfermer mais je voulais comprendre comment un gars qui n'a jamais trahi personne s'était retrouvé dans cette situation.Et avez-vous trouvé la réponse ?Oui, je pense. Elle est là, en moi.Vous êtes sorti de cette histoire avec une image écornée et de menteur...C'est possible.Et vous n'avez jamais voulu vous défendre ?Non, ce n'est pas nécessaire de remuer le caca. Cela ne m'apportera rien. Les gens pensent ce qu'ils veulent. Il n'y a qu'une chose qui peut me faire avancer : faire des résultats.Mais l'image renvoyée par cette histoire ne vous a pas blessé ?Si, ça m'a blessé mais ça m'a appris à grandir.Désormais, cela risque d'être compliqué d'un jour entraîner le Standard...Oui, je sais mais c'est comme cela. Je suis bien à Charleroi.Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Felice Mazzu dans votre Sport/Foot Magazine