Parlons de la Ligue des Champions. À quoi tu vois que là, sur le bord du terrain, tu es au plus haut niveau de ce sport?

MAZZÙ: Tu le mesures avant même d'être sur le terrain. Dès la descente du bus à Salzbourg, pour notre premier match en déplacement, on sent la différence avec la façon dont on est accueilli, la médiatisation, les questions qu'on te pose... Déjà là, la différence de niveau est énorme. Et puis, sur le terrain, les stades et les adversaires, c'est clairement quelque chose d'autre. Après, honnêtement, je me sentais bien, même si sur notre premier match, on avait été énormément en difficulté.

Tu vas à Salzbourg pour commencer, et le discours des gens...

MAZZÙ: ( Il coupe) Je m'en souviens comme si c'était hier. "C'est l'équipe devant laquelle il faut terminer." Nous, on avait analysé ça en détails. Je me souviendrai toute ma vie qu'un de mes joueurs, à Genk, et je ne dirai pas lequel, avait dit après notre théorie: "Haaland, c'est vraiment pas top." Avec mon analyste vidéo, on avait donné des informations comme quoi c'était un des meilleurs attaquants d'Europe. Les joueurs avaient un peu ri. La suite, on la connaît...( défaite 6-2 et triplé de Haaland, ndlr). On était arrivé là dans un état de suffisance, mêlé à de l'excitation parce que pour la plupart du groupe, c'était la première fois qu'ils jouaient la Ligue des Champions. Et on s'est fait massacrer.

C'est une très bonne manière de rappeler que la concurrence européenne, pour les clubs belges, elle vient de plus en plus de pays comme l'Autriche où le foot se développe très vite.

MAZZÙ: Beaucoup de gens réfléchissent comme ça: on joue des Autrichiens donc logiquement, on doit gagner. C'est la mentalité qui existe en Belgique. Si tu es l'Union et que tu joues contre Genk, comme c'est un grand nom, c'est impossible que tu gagnes. Beaucoup de gens se basent sur l'histoire et sur le nom. Ça provoque des peurs, du stress, et ça peut te paralyser jusque dans le groupe de joueurs. Et là, je crois que le football belge se trompe énormément.

Découvrez la suite de ce long entretien avec Felice Mazzu dans notre Zone +

Parlons de la Ligue des Champions. À quoi tu vois que là, sur le bord du terrain, tu es au plus haut niveau de ce sport? MAZZÙ: Tu le mesures avant même d'être sur le terrain. Dès la descente du bus à Salzbourg, pour notre premier match en déplacement, on sent la différence avec la façon dont on est accueilli, la médiatisation, les questions qu'on te pose... Déjà là, la différence de niveau est énorme. Et puis, sur le terrain, les stades et les adversaires, c'est clairement quelque chose d'autre. Après, honnêtement, je me sentais bien, même si sur notre premier match, on avait été énormément en difficulté. Tu vas à Salzbourg pour commencer, et le discours des gens... MAZZÙ: ( Il coupe) Je m'en souviens comme si c'était hier. "C'est l'équipe devant laquelle il faut terminer." Nous, on avait analysé ça en détails. Je me souviendrai toute ma vie qu'un de mes joueurs, à Genk, et je ne dirai pas lequel, avait dit après notre théorie: "Haaland, c'est vraiment pas top." Avec mon analyste vidéo, on avait donné des informations comme quoi c'était un des meilleurs attaquants d'Europe. Les joueurs avaient un peu ri. La suite, on la connaît...( défaite 6-2 et triplé de Haaland, ndlr). On était arrivé là dans un état de suffisance, mêlé à de l'excitation parce que pour la plupart du groupe, c'était la première fois qu'ils jouaient la Ligue des Champions. Et on s'est fait massacrer.C'est une très bonne manière de rappeler que la concurrence européenne, pour les clubs belges, elle vient de plus en plus de pays comme l'Autriche où le foot se développe très vite. MAZZÙ: Beaucoup de gens réfléchissent comme ça: on joue des Autrichiens donc logiquement, on doit gagner. C'est la mentalité qui existe en Belgique. Si tu es l'Union et que tu joues contre Genk, comme c'est un grand nom, c'est impossible que tu gagnes. Beaucoup de gens se basent sur l'histoire et sur le nom. Ça provoque des peurs, du stress, et ça peut te paralyser jusque dans le groupe de joueurs. Et là, je crois que le football belge se trompe énormément.Découvrez la suite de ce long entretien avec Felice Mazzu dans notre Zone +