"La vérité, c'est que je serais incroyablement surpris de jouer Wimbledon; autant dire que l'Australie n'entre même pas en ligne de compte. Et cela n'a rien d'une surprise. On savait avant l'opération que sa nature nécessiterait de longs mois de pause. Il n'y a donc rien de nouveau. Je voulais attendre le premier grand check-up des médecins pour en parler: il est très encourageant. J'ai donc commencé un long processus de rééducation dans lequel je mets tout mon coeur. Mais c'est ainsi, la situation n'a rien à voir avec celle de 2016. Il faut être patient pour laisser le temps à mon genou de récupérer à 100%", a détaillé le Bâlois non seulement opéré au ménisque mais qui en a profité pour traiter le cartilage au niveau de son genou, raison de la durée de son immobilisation. Roger Federer n'est plus réapparu sur les courts depuis le 7 juillet dernier et sa défaite en quarts de finale du tournoi de Wimbledon face au Polonais Hubert Hurkacz. "Selon les médecins, je pourrai recommencer à courir tranquillement en janvier et donc retourner tout doucement sur un court. Bon après ils ne le savent pas, mais j'ai déjà un peu joué avec les enfants? Ensuite, le retour à un entraînement qui ressemble à du tennis, donc avec des pas chassés et des appuis complexes, ce sera pour mars ou avril. Il faudra alors reconstruire toute la condition physique propre à la complexité du tennis et à l'intensité du très haut niveau. Aujourd'hui, j'estime donc mon retour à la compétition pour l'été 2022. Mais les quatre ou cinq prochains mois vont être décisifs et on y verra beaucoup plus clair ce printemps". Roger Federer a avoué aussi avoir "entrepris cette opération pour pouvoir faire du ski avec mes enfants, jouer au foot ou au tennis avec mes amis dans les décennies à venir. Ma première motivation, c'était de me remettre en forme pour ma vie d'homme". Le phénomène suisse veut ensuite "aller voir une dernière fois ce dont je suis capable comme joueur de tennis professionnel. Je me bats pour ça et je suis très motivé. Je ressens le soutien de mon équipe, de ma famille. On aimerait tous que je puisse dire au revoir à ma manière et sur un court de tennis. Et si on pousse le raisonnement, rejouer en 2022 ou 2023 ne fait plus une grosse différence: 40 ou 41 ans, c'est égal. La question est plutôt: est-ce que j'arriverai à me faire mal jour après jour ? Aujourd'hui, mon coeur répond oui. Si je me suis lancé à fond dans ma rééducation, c'est qu'il y a une chance que je revienne. Si j'enchaîne renforcement, vélo, piscine, exercices d'équilibre, si je travaillais mon haut du corps alors que j'étais en béquilles, c'est que j'y crois. Après, est-ce que je reviendrai pour un petit tour ou pour quelque chose de plus grand ? Personne ne le sait, ni les médecins ni moi-même. Mais je me bats pour ça. Soyons clairs, ma vie ne va pas s'écrouler si je ne rejoue plus une finale de Grand Chelem. Mais ce serait le rêve ultime d'y retourner. Et en fait, j'y crois encore. Je crois à ce genre de miracles. J'en ai vécu. L'histoire du sport en écrit parfois. Je suis réaliste: il s'agirait d'un énorme miracle. Mais en sport, les miracles existent". (Belga)

"La vérité, c'est que je serais incroyablement surpris de jouer Wimbledon; autant dire que l'Australie n'entre même pas en ligne de compte. Et cela n'a rien d'une surprise. On savait avant l'opération que sa nature nécessiterait de longs mois de pause. Il n'y a donc rien de nouveau. Je voulais attendre le premier grand check-up des médecins pour en parler: il est très encourageant. J'ai donc commencé un long processus de rééducation dans lequel je mets tout mon coeur. Mais c'est ainsi, la situation n'a rien à voir avec celle de 2016. Il faut être patient pour laisser le temps à mon genou de récupérer à 100%", a détaillé le Bâlois non seulement opéré au ménisque mais qui en a profité pour traiter le cartilage au niveau de son genou, raison de la durée de son immobilisation. Roger Federer n'est plus réapparu sur les courts depuis le 7 juillet dernier et sa défaite en quarts de finale du tournoi de Wimbledon face au Polonais Hubert Hurkacz. "Selon les médecins, je pourrai recommencer à courir tranquillement en janvier et donc retourner tout doucement sur un court. Bon après ils ne le savent pas, mais j'ai déjà un peu joué avec les enfants? Ensuite, le retour à un entraînement qui ressemble à du tennis, donc avec des pas chassés et des appuis complexes, ce sera pour mars ou avril. Il faudra alors reconstruire toute la condition physique propre à la complexité du tennis et à l'intensité du très haut niveau. Aujourd'hui, j'estime donc mon retour à la compétition pour l'été 2022. Mais les quatre ou cinq prochains mois vont être décisifs et on y verra beaucoup plus clair ce printemps". Roger Federer a avoué aussi avoir "entrepris cette opération pour pouvoir faire du ski avec mes enfants, jouer au foot ou au tennis avec mes amis dans les décennies à venir. Ma première motivation, c'était de me remettre en forme pour ma vie d'homme". Le phénomène suisse veut ensuite "aller voir une dernière fois ce dont je suis capable comme joueur de tennis professionnel. Je me bats pour ça et je suis très motivé. Je ressens le soutien de mon équipe, de ma famille. On aimerait tous que je puisse dire au revoir à ma manière et sur un court de tennis. Et si on pousse le raisonnement, rejouer en 2022 ou 2023 ne fait plus une grosse différence: 40 ou 41 ans, c'est égal. La question est plutôt: est-ce que j'arriverai à me faire mal jour après jour ? Aujourd'hui, mon coeur répond oui. Si je me suis lancé à fond dans ma rééducation, c'est qu'il y a une chance que je revienne. Si j'enchaîne renforcement, vélo, piscine, exercices d'équilibre, si je travaillais mon haut du corps alors que j'étais en béquilles, c'est que j'y crois. Après, est-ce que je reviendrai pour un petit tour ou pour quelque chose de plus grand ? Personne ne le sait, ni les médecins ni moi-même. Mais je me bats pour ça. Soyons clairs, ma vie ne va pas s'écrouler si je ne rejoue plus une finale de Grand Chelem. Mais ce serait le rêve ultime d'y retourner. Et en fait, j'y crois encore. Je crois à ce genre de miracles. J'en ai vécu. L'histoire du sport en écrit parfois. Je suis réaliste: il s'agirait d'un énorme miracle. Mais en sport, les miracles existent". (Belga)