Dans cet accord, qui court jusqu'à la saison 2022/2023, l'OM s'engage à afficher "un déficit maximum de trente millions d'euros" sur l'exercice clos en 2020, "zéro euro" en 2021 et enfin "de parvenir au plein respect du seuil de rentabilité" en 2023, selon l'UEFA. L'OM doit donc alléger sa masse salariale, ce qui laisse présager un mercato très calme côté arrivées et beaucoup plus animé dans le sens des départs cet été. Marseille, qui n'est pas qualifié pour les Coupes d'Europe la saison prochaine, se voit aussi retirer un total de six millions d'euros sur les revenus éventuels de ses participations futures aux compétitions européennes (C1 et C3): deux millions ferme et quatre millions d'euros conditionnés au respect par le club de ses engagements. Les Marseillais devront enfin limiter à 23 (contre 25 habituellement) le nombre de joueurs qu'ils pourraient inscrire en Coupes d'Europe lors de la saison 2020/2021. "Cette restriction sera levée pour les saisons 2021/22 et/ou 2022/23 si le club respecte les mesures opérationnelles et financières convenues", écrit l'UEFA. L'OM a réagi dans un communiqué en mettant en garde contre "une application trop stricte des règles du fair-play financier, qui risque de ne favoriser que les clubs aux ressources financières illimitées". "Mettre sur le même plan les efforts de recapitalisation, vitaux pour un club, et les dépenses excessives pourrait avoir un effet dissuasif sur les investisseurs individuels qui peuvent pourtant contribuer à la croissance de la Ligue 1 et améliorer la compétitivité et la durabilité du football européen dans son ensemble", affirme le club, racheté en 2016 par l'homme d'affaires américain Frank McCourt. Cette cure d'austérité est une mauvaise nouvelle pour Marseille qui sort d'une saison difficile sur le plan sportif, sans qualification européenne, et s'est séparé de l'entraîneur Rudi Garcia, remplacé par le Portugais André Villas-Boas. (Belga)