Tu n'es pas surpris d'avoir retrouvé aussi vite tes sensations ? Tu sors quand même de cinq mois au Qatar...

Imoh Ezekiel : Pas du tout. Je me connais et je savais où j'en étais physiquement. Mes qualités ne peuvent pas s'envoler comme ça. Ne te trompe pas, on travaille aussi au Qatar ! Là-bas aussi, c'est des professionnels, hein...

Ne me dis pas que les entraînements sont aussi poussés et sérieux qu'en Europe !

On s'entraîne beaucoup mais bon, c'est clair que ce n'est quand même pas tout à fait la même chose qu'ici. C'est... je dirais... moins intensif. Moins agressif. Parfois, c'était un peu intensif. Souvent, c'était très cool.

On voit que tu revis complètement. Tu rigoles beaucoup, sur le terrain et dans la vie.

I have a good feeling, yeah... Je suis vraiment heureux d'être revenu, je me sens beaucoup plus relax qu'à Doha.

Ça aurait été plus simple si tu n'étais pas parti.

Peut-être mais c'est la vie. C'est le foot.

Tu étais malheureux là-bas ?

Oui et non. Dans la vie, ça se passait bien. Mais sur le terrain, ce n'était pas ce que je voulais. J'avais envie de rejouer plus de matches, et d'un meilleur niveau, avec plus d'intensité, plus de qualité. Et plus de passion. C'est pour ça que j'ai fait le forcing pour rentrer en Europe.

On dit maintenant que tu es le joueur le mieux payé en Belgique, ça ne te met pas une pression en plus ?

C'est quoi la pression ? Pour moi, pas un truc ingérable. Je fais mon job, et une fois que je suis sur le terrain, j'oublie complètement le salaire que mon club me donne à la fin du mois.

La pression ne t'a jamais paralysé ?

Non mais quand il y en a beaucoup, je la ressens, c'est clair. Au Qatar, par exemple, elle est très forte. Les Européens n'en sont probablement pas conscients mais c'est comme ça. On te donne tellement d'argent que tu ne peux pas les décevoir. Ils te le font sentir en continu. They give you big money, you must score goals ! Si tu n'es pas bon, on te dégage à la première période de transferts. Tu ne marques pas assez, tu ne justifies pas ton salaire ? Dehors ! Pas de pitié. Ici, on se fait finalement une fausse image du foot dans ces pays-là. C'est beaucoup plus difficile que vous le pensez. Quand le cheikh vient te trouver, tu vois vite s'il est content ou pas. Mais pour moi, ça se passait bien puisque je marquais un but en moyenne tous les deux matches.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Imoh Ezekiel dans votre Sport/Foot Magazine

Tu n'es pas surpris d'avoir retrouvé aussi vite tes sensations ? Tu sors quand même de cinq mois au Qatar...Imoh Ezekiel : Pas du tout. Je me connais et je savais où j'en étais physiquement. Mes qualités ne peuvent pas s'envoler comme ça. Ne te trompe pas, on travaille aussi au Qatar ! Là-bas aussi, c'est des professionnels, hein...Ne me dis pas que les entraînements sont aussi poussés et sérieux qu'en Europe ! On s'entraîne beaucoup mais bon, c'est clair que ce n'est quand même pas tout à fait la même chose qu'ici. C'est... je dirais... moins intensif. Moins agressif. Parfois, c'était un peu intensif. Souvent, c'était très cool.On voit que tu revis complètement. Tu rigoles beaucoup, sur le terrain et dans la vie.I have a good feeling, yeah... Je suis vraiment heureux d'être revenu, je me sens beaucoup plus relax qu'à Doha.Ça aurait été plus simple si tu n'étais pas parti. Peut-être mais c'est la vie. C'est le foot.Tu étais malheureux là-bas ? Oui et non. Dans la vie, ça se passait bien. Mais sur le terrain, ce n'était pas ce que je voulais. J'avais envie de rejouer plus de matches, et d'un meilleur niveau, avec plus d'intensité, plus de qualité. Et plus de passion. C'est pour ça que j'ai fait le forcing pour rentrer en Europe.On dit maintenant que tu es le joueur le mieux payé en Belgique, ça ne te met pas une pression en plus ? C'est quoi la pression ? Pour moi, pas un truc ingérable. Je fais mon job, et une fois que je suis sur le terrain, j'oublie complètement le salaire que mon club me donne à la fin du mois.La pression ne t'a jamais paralysé ? Non mais quand il y en a beaucoup, je la ressens, c'est clair. Au Qatar, par exemple, elle est très forte. Les Européens n'en sont probablement pas conscients mais c'est comme ça. On te donne tellement d'argent que tu ne peux pas les décevoir. Ils te le font sentir en continu. They give you big money, you must score goals ! Si tu n'es pas bon, on te dégage à la première période de transferts. Tu ne marques pas assez, tu ne justifies pas ton salaire ? Dehors ! Pas de pitié. Ici, on se fait finalement une fausse image du foot dans ces pays-là. C'est beaucoup plus difficile que vous le pensez. Quand le cheikh vient te trouver, tu vois vite s'il est content ou pas. Mais pour moi, ça se passait bien puisque je marquais un but en moyenne tous les deux matches.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Imoh Ezekiel dans votre Sport/Foot Magazine