Pendant l'été, l'Olympiacos t'avait contacté, tu aurais pu y retourner et retrouver la Ligue des Champions. Tu n'as pas hésité, en voyant autant de bons joueurs quitter Gand ?

Non. Les départs n'avaient pas encore commencé à ce moment-là. Et de toute façon, je n'ai jamais cassé un contrat et je n'avais pas l'intention de le faire.

Un mois avant ton limogeage, vous allez au Standard et on entend déjà que tu joues ta tête. Mais vous gagnez là-bas et tu peux rester. Tu t'es senti sous pression ?

Pas du tout. Ceux qui doivent faire quelque chose, ils ne gagnent jamais. Ceux qui veulent réussir, ils peuvent gagner...

Tu veux dire que c'est un handicap pour un coach quand il a une pression qui vient de son patron ?

Un handicap pour la direction, pas pour moi ! Il y en a qui n'ont jamais rien gagné et ne savent pas ce que c'est. Si on me dit que je dois gagner, je vois qui me parle, je me demande si cette personne a déjà remporté des prix. Ici, la réponse était claire : non !

Ta relation est différente avec un président qui a un palmarès et un autre qui n'en a pas ?

Oui. Moi, les victoires, les titres, je connais. J'en ai eu presque partout, comme joueur puis comme entraîneur.

Il manque donc une culture de la gagne à Gand ?

Il n'y a pas de tradition du succès. Pour construire un grand club, tu as notamment besoin de personnes qui ont déjà gagné quelque chose. Moi, quand je bâtis un noyau, je cherche toujours quelques joueurs qui ont un palmarès et je me focalise en priorité sur eux.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Pendant l'été, l'Olympiacos t'avait contacté, tu aurais pu y retourner et retrouver la Ligue des Champions. Tu n'as pas hésité, en voyant autant de bons joueurs quitter Gand ?Non. Les départs n'avaient pas encore commencé à ce moment-là. Et de toute façon, je n'ai jamais cassé un contrat et je n'avais pas l'intention de le faire.Un mois avant ton limogeage, vous allez au Standard et on entend déjà que tu joues ta tête. Mais vous gagnez là-bas et tu peux rester. Tu t'es senti sous pression ?Pas du tout. Ceux qui doivent faire quelque chose, ils ne gagnent jamais. Ceux qui veulent réussir, ils peuvent gagner...Tu veux dire que c'est un handicap pour un coach quand il a une pression qui vient de son patron ?Un handicap pour la direction, pas pour moi ! Il y en a qui n'ont jamais rien gagné et ne savent pas ce que c'est. Si on me dit que je dois gagner, je vois qui me parle, je me demande si cette personne a déjà remporté des prix. Ici, la réponse était claire : non !Ta relation est différente avec un président qui a un palmarès et un autre qui n'en a pas ?Oui. Moi, les victoires, les titres, je connais. J'en ai eu presque partout, comme joueur puis comme entraîneur.Il manque donc une culture de la gagne à Gand ?Il n'y a pas de tradition du succès. Pour construire un grand club, tu as notamment besoin de personnes qui ont déjà gagné quelque chose. Moi, quand je bâtis un noyau, je cherche toujours quelques joueurs qui ont un palmarès et je me focalise en priorité sur eux.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine