Votre président parle parfois du titre...

Jelle Van Damme : Il faut être réaliste : nous manquons d'expérience. Il ne reste rien de l'équipe d'il y a deux ans. Le Standard doit décrocher sa place en PO1 avant de songer à autre chose. Pour le moment, on ne doit pas regarder plus loin. Mais je reste ambitieux : je suis venu au Standard pour gagner des prix, compléter mon palmarès. A 29 ans, j'ai encore cinq ou six ans pour y arriver. Il y a des frustrations et quand le public d'un tel club se fâche, c'est qu'il y a des raisons d'en arriver là. Cette colère ne s'est pas tournée contre nous, sauf pendant la venue du Cercle de Bruges chez nous. Là, je n'ai pas compris que nos supporters applaudissent l'adversaire quand il a marqué.

Dur, dur à vivre...

Personne n'est gagnant dans une telle histoire. Dans le vestiaire, j'ai vu des joueurs désorientés, ne comprenant pas ce qui se passait. Moi, j'ai du métier et j'ai pris les choses avec un peu de recul. En début de saison, Bulot s'est bloqué quand le public l'a sifflé. Il est jeune, vient de Caen, est international Espoirs, a du talent et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Nous en avons parlé. Je discute avec tout le monde, certainement avec Ezekiel qui doit être guidé. Il faut relativiser. Je sais d'où je viens et tout ce que j'ai fait pour avancer dans ce métier : c'est ça... le vécu. Il faut regarder devant soi, pas dans le rétro.

Toujours heureux au Standard ?

Oui, très heureux, à 100%. Je suis fier de jouer à Sclessin. Le public apprécie mon engagement, mon tempérament, mon travail, mon style, mes capacités. Plus tard, après ma carrière je reviendrai au Standard. A Anderlecht, ce sera plus difficile je crois.

Y a-t-il un deuxième Jelle au Standard ?

Oui, je songe à Poco, Laurent, Kanu, William et Buyens qui abat un gros travail chez nous et doit s'exprimer un peu plus. Je suis parfois très direct avec mes équipiers sur le terrain mais ils doivent l'être tout autant à mon égard après une mauvaise intervention : c'est même indispensable. Je ne veux pas jouer au chef du Standard : ce n'est pas dans mon caractère. J'adore mon job. Je râle après chaque défaite mais je laisse mes problèmes au stade, je ne les emporte pas à la maison. Des joueurs ne dorment pas deux nuits après un mauvais résultat. Moi, dans la voiture, je, pense à ma femme, et au petit Van Damme qui dort.

Pierre Bilic

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine.

Votre président parle parfois du titre...Jelle Van Damme : Il faut être réaliste : nous manquons d'expérience. Il ne reste rien de l'équipe d'il y a deux ans. Le Standard doit décrocher sa place en PO1 avant de songer à autre chose. Pour le moment, on ne doit pas regarder plus loin. Mais je reste ambitieux : je suis venu au Standard pour gagner des prix, compléter mon palmarès. A 29 ans, j'ai encore cinq ou six ans pour y arriver. Il y a des frustrations et quand le public d'un tel club se fâche, c'est qu'il y a des raisons d'en arriver là. Cette colère ne s'est pas tournée contre nous, sauf pendant la venue du Cercle de Bruges chez nous. Là, je n'ai pas compris que nos supporters applaudissent l'adversaire quand il a marqué.Dur, dur à vivre...Personne n'est gagnant dans une telle histoire. Dans le vestiaire, j'ai vu des joueurs désorientés, ne comprenant pas ce qui se passait. Moi, j'ai du métier et j'ai pris les choses avec un peu de recul. En début de saison, Bulot s'est bloqué quand le public l'a sifflé. Il est jeune, vient de Caen, est international Espoirs, a du talent et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Nous en avons parlé. Je discute avec tout le monde, certainement avec Ezekiel qui doit être guidé. Il faut relativiser. Je sais d'où je viens et tout ce que j'ai fait pour avancer dans ce métier : c'est ça... le vécu. Il faut regarder devant soi, pas dans le rétro.Toujours heureux au Standard ? Oui, très heureux, à 100%. Je suis fier de jouer à Sclessin. Le public apprécie mon engagement, mon tempérament, mon travail, mon style, mes capacités. Plus tard, après ma carrière je reviendrai au Standard. A Anderlecht, ce sera plus difficile je crois.Y a-t-il un deuxième Jelle au Standard ? Oui, je songe à Poco, Laurent, Kanu, William et Buyens qui abat un gros travail chez nous et doit s'exprimer un peu plus. Je suis parfois très direct avec mes équipiers sur le terrain mais ils doivent l'être tout autant à mon égard après une mauvaise intervention : c'est même indispensable. Je ne veux pas jouer au chef du Standard : ce n'est pas dans mon caractère. J'adore mon job. Je râle après chaque défaite mais je laisse mes problèmes au stade, je ne les emporte pas à la maison. Des joueurs ne dorment pas deux nuits après un mauvais résultat. Moi, dans la voiture, je, pense à ma femme, et au petit Van Damme qui dort.Pierre BilicRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine.