Avec le recul, quel regard portes-tu sur ce qui s'est passé au Standard ?

Sincèrement, les évènements sont passés au-dessus de ma tête. J'ai vu le tifo, j'ai pris ma carte rouge. Après (silence)... Je n'ai pas eu le temps de penser à quoi que ce soit. Si je prends la carte rouge, c'est parce qu'elle était bête, et à cause du comportement de l'arbitre...

Tu en veux à l'arbitre, Alexandre Boucaut ?

J'étais énervé oui, car j''avais le sentiment que l'arbitre n'était pas dans le match, qu'il n'était pas dans le Clasico.

Quand tu évoluais dans le camp d'en face, tu as aussi connu des Clasicos où le public du Standard mettait une grosse pression sur Anderlecht et sur l'arbitre. Ce n'est pas nouveau. L'atmosphère vous a parfois fait gagner des matches.

Peut-être mais elle n'a jamais été aussi hostile que ce 25 janvier . Lors de l'échauffement, dix "bombes" ont été balancées à côté de Silvio (Proto). Normalement, ils font ça une fois par match... Avant, c'est vrai, ça a été plusieurs fois très chaud mais cette fois ce fut quand même très différent...

L'ambiance était trop électrique ?

Certains disent que oui, d'autres non. Mais de toute façon, ce n'est pas à moi de prendre des sanctions mais bien aux décideurs. Moi, je suis un joueur de foot qui doit jouer son match. Point.

Tu te doutais que ça allait être aussi chaud ?

Oui, je le savais. Mais j'étais quand même nerveux car ça fait quelque chose de revenir à Sclessin.

As-tu eu peur ?

Non, jamais. Même si, à un moment donné, je me suis dit que si ça ne se calmait pas, ça allait dégénérer.

A quoi penses-tu quand tu vois ce tifo se dérouler ?

A pas grand-chose... Je me souviens avoir même rigolé. C'est seulement après le match que je me suis rendu compte de l'ampleur de la chose. Je savais très bien qu'un tifo allait m'être consacré. Après, je me répète, c'est aux instances, à l'arbitre, de prendre une décision.

Comprends-tu l'animosité autour de ton nom, comprends-tu que les supporters du Standard t'en veulent d'avoir signé à Anderlecht ?

Bien sûr que je les comprends. Si j'étais supporter du Standard, et qu'une de mes idoles signait à Anderlecht, je serais fâché également. Mais je remarque quand même une escalade de la violence dans la société et je ne parle donc pas que du foot. Aujourd'hui, on dépasse les limites, on va toujours plus loin. Avant, il y avait des joueurs qui se faisaient siffler. Après, il y a eu les insultes, puis les projectiles, etc. Aujourd'hui, ce sont des bombes que l'on balance...

Par Thomas Bricmont.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour dans votre Sport/Foot Magazine.

Avec le recul, quel regard portes-tu sur ce qui s'est passé au Standard ?Sincèrement, les évènements sont passés au-dessus de ma tête. J'ai vu le tifo, j'ai pris ma carte rouge. Après (silence)... Je n'ai pas eu le temps de penser à quoi que ce soit. Si je prends la carte rouge, c'est parce qu'elle était bête, et à cause du comportement de l'arbitre...Tu en veux à l'arbitre, Alexandre Boucaut ?J'étais énervé oui, car j''avais le sentiment que l'arbitre n'était pas dans le match, qu'il n'était pas dans le Clasico.Quand tu évoluais dans le camp d'en face, tu as aussi connu des Clasicos où le public du Standard mettait une grosse pression sur Anderlecht et sur l'arbitre. Ce n'est pas nouveau. L'atmosphère vous a parfois fait gagner des matches.Peut-être mais elle n'a jamais été aussi hostile que ce 25 janvier . Lors de l'échauffement, dix "bombes" ont été balancées à côté de Silvio (Proto). Normalement, ils font ça une fois par match... Avant, c'est vrai, ça a été plusieurs fois très chaud mais cette fois ce fut quand même très différent...L'ambiance était trop électrique ?Certains disent que oui, d'autres non. Mais de toute façon, ce n'est pas à moi de prendre des sanctions mais bien aux décideurs. Moi, je suis un joueur de foot qui doit jouer son match. Point.Tu te doutais que ça allait être aussi chaud ?Oui, je le savais. Mais j'étais quand même nerveux car ça fait quelque chose de revenir à Sclessin.As-tu eu peur ?Non, jamais. Même si, à un moment donné, je me suis dit que si ça ne se calmait pas, ça allait dégénérer.A quoi penses-tu quand tu vois ce tifo se dérouler ?A pas grand-chose... Je me souviens avoir même rigolé. C'est seulement après le match que je me suis rendu compte de l'ampleur de la chose. Je savais très bien qu'un tifo allait m'être consacré. Après, je me répète, c'est aux instances, à l'arbitre, de prendre une décision.Comprends-tu l'animosité autour de ton nom, comprends-tu que les supporters du Standard t'en veulent d'avoir signé à Anderlecht ?Bien sûr que je les comprends. Si j'étais supporter du Standard, et qu'une de mes idoles signait à Anderlecht, je serais fâché également. Mais je remarque quand même une escalade de la violence dans la société et je ne parle donc pas que du foot. Aujourd'hui, on dépasse les limites, on va toujours plus loin. Avant, il y avait des joueurs qui se faisaient siffler. Après, il y a eu les insultes, puis les projectiles, etc. Aujourd'hui, ce sont des bombes que l'on balance...Par Thomas Bricmont.Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour dans votre Sport/Foot Magazine.