Vous comprenez les critiques qui touchent Romelu Lukaku en équipe nationale?

ROBERTO MARTINEZ : Je n'étais pas au courant avant de m'en rendre compte lors de la venue de la Bosnie. Il ne faudrait pas oublier que Romelu n'a toujours que 23 ans mais surtout qu'il est dévoué à la cause des Diables Rouges. Et à chaque fois qu'il joue pour son équipe nationale, il créé des occasions. Jamais, je n'en voudrai à quelqu'un qui rate des occasions car ça voudra dire qu'il en aura créées. Je pense qu'avec Rom' nous avons l'un des attaquants du foot international avec le plus grand potentiel. Il est capable de jouer dos au but, de se retourner rapidement, il est clinical devant le but surtout de son pied gauche, bon de la tête. Il a quasiment tout et il n'a que 23 ans. Et à cet âge-là, on apprend toujours le jeu. Si quelqu'un montre qu'il ne veut pas jouer avec les Diables Rouges, ok sifflez-le. Mais parmi cette génération, ils veulent tous jouer pour le pays. Ils ont donc besoin d'aide. On doit tous regarder dans la même direction, supporters et joueurs.

Avez-vous le sentiment que les attentes sont parfois trop hautes? Le public belge donne l'impression qu'il attend que les Diables écrasent tout sur leur passage.

MARTINEZ : C'est évident que les attentes autour de cette génération sont très hautes. Peut-être trop hautes. La seule chose que l'on doit comprendre, c'est que nous n'avons jamais gagné la Coupe du Monde ou le championnat d'Europe et qu'on ne peut pas demander que la Belgique gagne la Coupe du Monde mais on peut espérer qu'elle la gagne. Ce serait injuste de leur demander de gagner la Coupe du Monde. Ce serait leur mettre trop de pression sur les épaules.

On a le sentiment que votre ambition est de permettre à des joueurs comme Hazard, De Bruyne, Carrasco de se retrouver dans des un contre un puisque la Belgique doit faire face à des équipes très regroupées.

MARTINEZ : Je ne pense pas que ce soit seulement le problème de la Belgique. C'est un peu la tendance du foot actuel, de jouer avec un bloc très bas et un jeu rapide en contre à l'image de Leicester l'an dernier. C'est aujourd'hui à la mode alors qu'il y a dix ans on vous aurait tué pour ça. Eden Hazard a connu une période plus difficile quand il avait deux hommes sur lui, voire trois et qu'il était bloqué sur son côté gauche. Aujourd'hui que ce soit en club ou en sélection, il a plus de liberté et ça le rend plus difficile à contrer. Ce qu'il est occupé à réaliser, c'est un réel plaisir pour les yeux. Quand Yannick était à droite et Eden à gauche, j'avais le sentiment de "perdre" ces deux joueurs. Bâtir une équipe, c'est ça: arriver à faire interagir vos joueurs. Mais je suis sûr que nos adversaires vont tout faire pour contrer ce côté gauche. Et dès ce moment-là, il faut arriver à passer de l'autre côté, c'est pourquoi j'aimerais trouver un gaucher à droite. Je suis notamment Adnan Januzaj car il a le profil pour ça.

Par Thomas Bricmont et Guillaume Gautier

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Roberto Martinez dans votre Sport/Foot Magazine

Vous comprenez les critiques qui touchent Romelu Lukaku en équipe nationale?ROBERTO MARTINEZ : Je n'étais pas au courant avant de m'en rendre compte lors de la venue de la Bosnie. Il ne faudrait pas oublier que Romelu n'a toujours que 23 ans mais surtout qu'il est dévoué à la cause des Diables Rouges. Et à chaque fois qu'il joue pour son équipe nationale, il créé des occasions. Jamais, je n'en voudrai à quelqu'un qui rate des occasions car ça voudra dire qu'il en aura créées. Je pense qu'avec Rom' nous avons l'un des attaquants du foot international avec le plus grand potentiel. Il est capable de jouer dos au but, de se retourner rapidement, il est clinical devant le but surtout de son pied gauche, bon de la tête. Il a quasiment tout et il n'a que 23 ans. Et à cet âge-là, on apprend toujours le jeu. Si quelqu'un montre qu'il ne veut pas jouer avec les Diables Rouges, ok sifflez-le. Mais parmi cette génération, ils veulent tous jouer pour le pays. Ils ont donc besoin d'aide. On doit tous regarder dans la même direction, supporters et joueurs.Avez-vous le sentiment que les attentes sont parfois trop hautes? Le public belge donne l'impression qu'il attend que les Diables écrasent tout sur leur passage.MARTINEZ : C'est évident que les attentes autour de cette génération sont très hautes. Peut-être trop hautes. La seule chose que l'on doit comprendre, c'est que nous n'avons jamais gagné la Coupe du Monde ou le championnat d'Europe et qu'on ne peut pas demander que la Belgique gagne la Coupe du Monde mais on peut espérer qu'elle la gagne. Ce serait injuste de leur demander de gagner la Coupe du Monde. Ce serait leur mettre trop de pression sur les épaules.On a le sentiment que votre ambition est de permettre à des joueurs comme Hazard, De Bruyne, Carrasco de se retrouver dans des un contre un puisque la Belgique doit faire face à des équipes très regroupées.MARTINEZ : Je ne pense pas que ce soit seulement le problème de la Belgique. C'est un peu la tendance du foot actuel, de jouer avec un bloc très bas et un jeu rapide en contre à l'image de Leicester l'an dernier. C'est aujourd'hui à la mode alors qu'il y a dix ans on vous aurait tué pour ça. Eden Hazard a connu une période plus difficile quand il avait deux hommes sur lui, voire trois et qu'il était bloqué sur son côté gauche. Aujourd'hui que ce soit en club ou en sélection, il a plus de liberté et ça le rend plus difficile à contrer. Ce qu'il est occupé à réaliser, c'est un réel plaisir pour les yeux. Quand Yannick était à droite et Eden à gauche, j'avais le sentiment de "perdre" ces deux joueurs. Bâtir une équipe, c'est ça: arriver à faire interagir vos joueurs. Mais je suis sûr que nos adversaires vont tout faire pour contrer ce côté gauche. Et dès ce moment-là, il faut arriver à passer de l'autre côté, c'est pourquoi j'aimerais trouver un gaucher à droite. Je suis notamment Adnan Januzaj car il a le profil pour ça.Par Thomas Bricmont et Guillaume GautierRetrouvez l'intégralité de l'interview de Roberto Martinez dans votre Sport/Foot Magazine