Il y a un peu plus de deux ans, tu étais encore gardien titulaire des Diables. Le match face à l'Autriche (4-4, octobre 2010) a été ta dernière apparition en équipe nationale. T'es-tu senti responsable de ce partage?

Non mais le climat était déjà très négatif autour de moi avant ce match. Je me suis retrouvé au mauvais moment au mauvais endroit. Ma chute commence lors de ce match car lors des premières rencontres de la campagne, tout se passait bien.

Il fallait un fautif, c'est tombé sur moi. Je n'aurais pas dû relancer vers Eden aussi vite dans les derniers instants du match paraît-il. Mais si on commence comme ça, on peut pointer toute une série d'erreurs individuelles qui nous coûtent la qualif ou du moins la deuxième place. Aujourd'hui, je suis très content que ça se passe super bien pour le groupe. Et que les critiques se sont tus.

Thibaut Courtois t'impressionne?

Je le connaissais de Genk. Je savais qu'il avait énormément de qualités. Techniquement, c'est un super gardien. Et puis dans une carrière, il y a le facteur chance. Si Köteles n'avait pas connu un problème de papier, il ne débute pas le championnat, et il n'amène peut-être pas Genk au titre. Son transfert vers l'Atlético via Chelsea est aussi une réussite puisqu'il a décroché l'Europa League. Tout va crescendo pour lui actuellement mais il connaîtra aussi un coup d'arrêt, comme tout le monde. Prenons le cas de Silvio Proto qui était titulaire chez les Diables et à Anderlecht et qui, suite à une blessure, a dû se relancer dans un petit club, le Beerschot. Aujourd'hui, c'est le meilleur gardien en Belgique. Il fait figure d'exemple pour moi. C'est quasi impossible de connaître 15 ans de carrière où tout se passe bien, chaque joueur mange son pain noir à un moment donné

Si la Belgique se qualifie pour le Brésil mais que tu ne fais pas partie du groupe, comment le vivrais-tu ?

Je serais déçu évidemment. Et je crois que je partirais avec Olivier (Renard) en vacances au Brésil (il rit). On serait sur la plage pendant que les Diables s'entraînent. Et on irait les supporter en soirée...

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Il y a un peu plus de deux ans, tu étais encore gardien titulaire des Diables. Le match face à l'Autriche (4-4, octobre 2010) a été ta dernière apparition en équipe nationale. T'es-tu senti responsable de ce partage? Non mais le climat était déjà très négatif autour de moi avant ce match. Je me suis retrouvé au mauvais moment au mauvais endroit. Ma chute commence lors de ce match car lors des premières rencontres de la campagne, tout se passait bien.Il fallait un fautif, c'est tombé sur moi. Je n'aurais pas dû relancer vers Eden aussi vite dans les derniers instants du match paraît-il. Mais si on commence comme ça, on peut pointer toute une série d'erreurs individuelles qui nous coûtent la qualif ou du moins la deuxième place. Aujourd'hui, je suis très content que ça se passe super bien pour le groupe. Et que les critiques se sont tus.Thibaut Courtois t'impressionne?Je le connaissais de Genk. Je savais qu'il avait énormément de qualités. Techniquement, c'est un super gardien. Et puis dans une carrière, il y a le facteur chance. Si Köteles n'avait pas connu un problème de papier, il ne débute pas le championnat, et il n'amène peut-être pas Genk au titre. Son transfert vers l'Atlético via Chelsea est aussi une réussite puisqu'il a décroché l'Europa League. Tout va crescendo pour lui actuellement mais il connaîtra aussi un coup d'arrêt, comme tout le monde. Prenons le cas de Silvio Proto qui était titulaire chez les Diables et à Anderlecht et qui, suite à une blessure, a dû se relancer dans un petit club, le Beerschot. Aujourd'hui, c'est le meilleur gardien en Belgique. Il fait figure d'exemple pour moi. C'est quasi impossible de connaître 15 ans de carrière où tout se passe bien, chaque joueur mange son pain noir à un moment donnéSi la Belgique se qualifie pour le Brésil mais que tu ne fais pas partie du groupe, comment le vivrais-tu ?Je serais déçu évidemment. Et je crois que je partirais avec Olivier (Renard) en vacances au Brésil (il rit). On serait sur la plage pendant que les Diables s'entraînent. Et on irait les supporter en soirée...Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine