"Nous avons un rêve (olympique, ndlr), et nous avons montré qu'on voulait vraiment aller le chercher", déclare Julie Allemand. "Il ne suffit pas de le dire. Il faut le faire sur le terrain. On n'était pas prêtes au début puis on est revenues petit à petit et la confiance est revenue peu à peu. Je suis fière de mon équipe parce que nous ne voulions pas commettre les mêmes erreurs que contre la Serbie. Et ce match-là, finalement, nous a bien aidé aujourd'hui. Il faut être honnête, on ne reproduit pas le basket de Tenerife (à la Coupe du monde l'an dernier, ndlr). Notre réussite aux shoots n'est pas aussi élevée, des filles commencent par douter, et moi la première. Cela va peut-être servir de déclic parce que c'est un nouveau championnat qui a commencé comme nous a dit le coach. Là, on a gagné le premier match. Il faut encore en gagner un. On ne voulait vraiment pas rentrer à la maison demain, cette victoire va faire du bien." Se profile un quart de finale contre les Françaises jeudi (18h00) à Belgrade pour la championne de France. Julie Allemand a en effet décroché avec Lyon ASVEL fin mai le premier titre de son histoire. Le match suivant, en demi ou en barrage, se jouera contre la Hongrie ou la Grande-Bretagne. "C'est toujours motivant de jouer contre la France, je les aime bien. Mais peu importe l'adversaire, c'est un quart de finale. On doit rester soudées et se soutenir les unes les autres. Encore aujourd'hui, on peut dire merci à Emma. Elle se fait massacrer par les Slovènes, mais elle nous aide énormément et on a besoin de tout le monde parce que la route est encore longue." (Belga)