Julie Allemand était aussi attendue au tournant. La meneuse liégeoise, 22 ans, a guidé les siennes avec 6 assists, 7 rebonds et 5 points, apportant son expérience acquise dans le championnat de France notamment. "Il fallait jouer 40 minutes contre la Russie. Nous avions eu souvent des passages à vide en préparation, mais le coach nous avait bien dit que nous n'aurions pas de deuxième chance aujourd'hui. On passe devant à la mi-temps, puis on devait faire trois stops dès la reprise. Un stop, marquer, un stop, marquer et forcer le coach adverse au temps mort. C'est exactement ce qui s'est passé. On a bien géré le match en équipe. Il fallait rester patientes, bien analyser leur défense puis jouer vite. On l'a bien fait. Cela enlève un peu de pression, mais il ne faut rien lâcher. Les trois matchs de groupe sont difficiles, mais cette première victoire est de bon augure, car chacune a apporté un plus, tout le monde a fait un petit extra. Quand on voit Ann Wauters qui fait son match, ça nous a aidé et on s'est dit, ça y est, on est au championnat et on va essayer d'aller le plus loin possible." Au fil des minutes en effet, les Belgian Cats se sont libérées à l'image d'Antonia Delaere. "On a déjà moins de pression", soufflait l'ailière anversoise. "Mais cela reste très important de gagner demain (vendredi) contre la Biélorussie. Il faut refaire le même truc et garder le contrôle pendant tout le match. Chacune a fait un pas en avant ces dernières années et comme équipe on peut réaliser de très belles choses". (Belga)