Julien Watrin pour débuter, Jonathan Borlée, Dylan Borlée puis Kevin Borlée pour finir en boulet de canon en 44.98 ont signé un chrono de 3:01.10, le meilleur temps européen de la saison, pour surprendre les Britanniques, pourtant favoris mais finalement 3es (en 3:01.44) et résister au retour de la Pologne, médaillée d'argent en 3:01.18. "On a tous très bien couru, on peut être fier de nous", a réagi Kevin Borlée. "Je manquais de rythme vendredi, Jonathan et Dylan étaient un peu blessés, Julien a montré qu'il était très fort. On a donné le maximum. Avant la course, on s'est dit qu'on allait tout laisser sur la piste", a ajouté Kevin Borlée rattrapant Hudson-Smith de façon spectaculaire dans la dernière ligne droite. "J'ai confiance en mes capacités, je n'ai pas douté. Il est surpris de me voir et se crispe aussi. J'ai du mal les 50 derniers mètres, mais je parviens à rester devant. Les Britanniques sont bien plus forts que nous, les Polonais aussi, cela donne beaucoup de confiance pour les jeux Olympiques", a ajouté encore Kevin Borlée soulignant l'esprit de solidarité au sein de l'équipe belge. Le relais 4X400 avait bien été lancé déjà par Julien Watrin, qui avait terminé en série, qui a commencé en finale, pour sa 4e couse de la semaine. "Pour une finale, on se transcende, on est plein de ressources. Quand on débute, on se bat plus contre le chrono que contre les autres avec le décalage des couloirs au départ. Tout le monde a fait un parcours de fou, on peut savourer cette médaille. Quand on voit le meilleur européen (Hudson-Smith, ndlr) avec une telle avance, le gars est parti et puis Kevin redevient dessus, il a fait un truc de fou. C'est une victoire dans l'adversité après tout ce que l'équipe a connu ces dernières semaines. On s'est réuni avant la course au stade d'échauffement avec plusieurs athlètes belges, pas seulement les six du relais, avec Jacques (Borlée, le coach), il a insisté sur la confiance, le groupe, nous sommes des frères d'armes, a-t-il dit et le "Let's go Belgium" que l'on fait toujours est resté avec nous pour la course". En souffrance ces derniers jours, Jonathan Borlée a pu terminer son tour de piste en force retrouvant quelques sensations. "Ce n'était pas facile. Hier (samedi pour les séries), je n'avais pas vraiment l'envie mentale de courir, mais toute l'équipe m'a remotivé. C'était une bonne course en série, aujourd'hui c'est une médaille. Ce n'est pas à tous les championnats que l'on peut repartir avec une médaille. On ne partait pas favori, avec le 4e temps sur papier. On a réussi à retrouver des forces. On n'avait rien à perdre. C'est une équipe qui a déjà gagné une médaille aux championnats du monde, qui a été chercher un record d'Europe, on se connait, chacun a confiance en l'autre. C'est ce qui a fait la différence aujourd'hui". La Belgique avait en effet été championne d'Europe en salle l'an dernier à Prague avec un record d'Europe (3:01.96) à la clé dans la même composition, si ce n'est que Jonathan Borlée avait été le 3e relayeur et Dylan Borlée le 2e. Cette fois, Dylan Borlée a été chargé de rester au contact des Britanniques avant de céder le témoin à Kevin Borlée pour la dernière ligne droite. "Je savais que Jack Green ne partait pas trop vite en général, je me suis calé derrière et je regardais derrière pour pouvoir être capable de repartir si quelqu'un revenait de derrière. Quand Green a mis la mine aux 150m, j'ai essayé d'y aller, c'était dur, mais j'y suis arrivé. Il y a 2-3 semaines, j'aurais calé, ici j'ai pu en remettre une couche et laisser mes adversaires derrière. Cela enlève un énorme poids pour les JO et donne une confiance incroyable". La Belgique décroche ainsi une 7e médaille dans un grand championnat dans un relais 4X400m qui aura disputé toutes les finales (aux JO, aux Mondiaux et à l'Euro) depuis 2008. (Belga)

Julien Watrin pour débuter, Jonathan Borlée, Dylan Borlée puis Kevin Borlée pour finir en boulet de canon en 44.98 ont signé un chrono de 3:01.10, le meilleur temps européen de la saison, pour surprendre les Britanniques, pourtant favoris mais finalement 3es (en 3:01.44) et résister au retour de la Pologne, médaillée d'argent en 3:01.18. "On a tous très bien couru, on peut être fier de nous", a réagi Kevin Borlée. "Je manquais de rythme vendredi, Jonathan et Dylan étaient un peu blessés, Julien a montré qu'il était très fort. On a donné le maximum. Avant la course, on s'est dit qu'on allait tout laisser sur la piste", a ajouté Kevin Borlée rattrapant Hudson-Smith de façon spectaculaire dans la dernière ligne droite. "J'ai confiance en mes capacités, je n'ai pas douté. Il est surpris de me voir et se crispe aussi. J'ai du mal les 50 derniers mètres, mais je parviens à rester devant. Les Britanniques sont bien plus forts que nous, les Polonais aussi, cela donne beaucoup de confiance pour les jeux Olympiques", a ajouté encore Kevin Borlée soulignant l'esprit de solidarité au sein de l'équipe belge. Le relais 4X400 avait bien été lancé déjà par Julien Watrin, qui avait terminé en série, qui a commencé en finale, pour sa 4e couse de la semaine. "Pour une finale, on se transcende, on est plein de ressources. Quand on débute, on se bat plus contre le chrono que contre les autres avec le décalage des couloirs au départ. Tout le monde a fait un parcours de fou, on peut savourer cette médaille. Quand on voit le meilleur européen (Hudson-Smith, ndlr) avec une telle avance, le gars est parti et puis Kevin redevient dessus, il a fait un truc de fou. C'est une victoire dans l'adversité après tout ce que l'équipe a connu ces dernières semaines. On s'est réuni avant la course au stade d'échauffement avec plusieurs athlètes belges, pas seulement les six du relais, avec Jacques (Borlée, le coach), il a insisté sur la confiance, le groupe, nous sommes des frères d'armes, a-t-il dit et le "Let's go Belgium" que l'on fait toujours est resté avec nous pour la course". En souffrance ces derniers jours, Jonathan Borlée a pu terminer son tour de piste en force retrouvant quelques sensations. "Ce n'était pas facile. Hier (samedi pour les séries), je n'avais pas vraiment l'envie mentale de courir, mais toute l'équipe m'a remotivé. C'était une bonne course en série, aujourd'hui c'est une médaille. Ce n'est pas à tous les championnats que l'on peut repartir avec une médaille. On ne partait pas favori, avec le 4e temps sur papier. On a réussi à retrouver des forces. On n'avait rien à perdre. C'est une équipe qui a déjà gagné une médaille aux championnats du monde, qui a été chercher un record d'Europe, on se connait, chacun a confiance en l'autre. C'est ce qui a fait la différence aujourd'hui". La Belgique avait en effet été championne d'Europe en salle l'an dernier à Prague avec un record d'Europe (3:01.96) à la clé dans la même composition, si ce n'est que Jonathan Borlée avait été le 3e relayeur et Dylan Borlée le 2e. Cette fois, Dylan Borlée a été chargé de rester au contact des Britanniques avant de céder le témoin à Kevin Borlée pour la dernière ligne droite. "Je savais que Jack Green ne partait pas trop vite en général, je me suis calé derrière et je regardais derrière pour pouvoir être capable de repartir si quelqu'un revenait de derrière. Quand Green a mis la mine aux 150m, j'ai essayé d'y aller, c'était dur, mais j'y suis arrivé. Il y a 2-3 semaines, j'aurais calé, ici j'ai pu en remettre une couche et laisser mes adversaires derrière. Cela enlève un énorme poids pour les JO et donne une confiance incroyable". La Belgique décroche ainsi une 7e médaille dans un grand championnat dans un relais 4X400m qui aura disputé toutes les finales (aux JO, aux Mondiaux et à l'Euro) depuis 2008. (Belga)