"Pour le moment, il y a zéro chance de voir Axel à l'EURO." Déclaration de Thierry Witsel dans la presse le 22 janvier, une dizaine de jours après la blessure de son fils. Logiquement, médicalement, on ne peut pas disputer un tournoi cinq mois après s'être déchiré le tendon d'Achille. Mais Axel Witsel est proche du but. Roberto Martínez pense qu'il pourrait être opérationnel à partir du troisième match. Comment ce miracle a-t-il été rendu possible ? Thierry Witsel nous explique tout.

"Quand j'ai dit qu'il avait zéro chance d'aller à l'EURO, c'était la réalité à ce moment-là. On n'avait aucun paramètre pour dire qu'il y avait un espoir. On ne voulait pas non plus se faire de faux espoirs et retomber de haut. Directement, Axel a relativisé en disant qu'il y avait des choses plus graves dans la vie, il sait qu'il est béni des dieux parce qu'il a sa première blessure grave à 32 ans. Mais par rapport à l'EURO, c'était catastrophique. C'est la première chose qu'il a eue en tête : pas de championnat d'Europe. Il s'est directement mis focus sur la préparation avec Dortmund."

Retrouvez ce reportage en intégralité dans notre magazine de ce mercredi 9 juin

La première bonne nouvelle a été enregistrée sur la table d'opération à Anvers. "Déjà, ce n'était pas une rupture totale, comme Christian Benteke avant le Brésil. Quand c'est total, tu hurles à mort, tu as la cheville qui gonfle et le mollet qui double de volume. Chez Axel, il y avait encore un tout fin fil qui tenait le talon. Et quand le chirurgien a ouvert, il a vu que le tendon était encore en plus ou moins bon état. En général, il est effiloché, ça part dans tous les sens. C'est entre autres grâce à ça qu'il a pu revenir plus vite que prévu. Et grâce au régime qu'il s'est imposé. Après quinze jours de repos total, il a attaqué chez Lieven Maesschalk, il avait deux heures d'exercice deux fois par jour. Il a tout fait en Belgique, il n'est jamais retourné à Dortmund, le club a été d'accord pour qu'il fasse le boulot ici. Il a aussi fait des gros efforts au niveau de son alimentation. Souvent, quand un footballeur a une blessure de longue durée, il se laisse un peu aller. Lui, il a fait super attention et il est encore plus mince qu'avant sa blessure. Au fur et à mesure de sa rééducation, on a commencé à voir des petits signes encourageants. Semaine après semaine, il prenait un peu d'avance sur le programme. Vers fin mars, on a commencé à voir une petite ouverture, à penser à l'EURO."

"Pour le moment, il y a zéro chance de voir Axel à l'EURO." Déclaration de Thierry Witsel dans la presse le 22 janvier, une dizaine de jours après la blessure de son fils. Logiquement, médicalement, on ne peut pas disputer un tournoi cinq mois après s'être déchiré le tendon d'Achille. Mais Axel Witsel est proche du but. Roberto Martínez pense qu'il pourrait être opérationnel à partir du troisième match. Comment ce miracle a-t-il été rendu possible ? Thierry Witsel nous explique tout."Quand j'ai dit qu'il avait zéro chance d'aller à l'EURO, c'était la réalité à ce moment-là. On n'avait aucun paramètre pour dire qu'il y avait un espoir. On ne voulait pas non plus se faire de faux espoirs et retomber de haut. Directement, Axel a relativisé en disant qu'il y avait des choses plus graves dans la vie, il sait qu'il est béni des dieux parce qu'il a sa première blessure grave à 32 ans. Mais par rapport à l'EURO, c'était catastrophique. C'est la première chose qu'il a eue en tête : pas de championnat d'Europe. Il s'est directement mis focus sur la préparation avec Dortmund."La première bonne nouvelle a été enregistrée sur la table d'opération à Anvers. "Déjà, ce n'était pas une rupture totale, comme Christian Benteke avant le Brésil. Quand c'est total, tu hurles à mort, tu as la cheville qui gonfle et le mollet qui double de volume. Chez Axel, il y avait encore un tout fin fil qui tenait le talon. Et quand le chirurgien a ouvert, il a vu que le tendon était encore en plus ou moins bon état. En général, il est effiloché, ça part dans tous les sens. C'est entre autres grâce à ça qu'il a pu revenir plus vite que prévu. Et grâce au régime qu'il s'est imposé. Après quinze jours de repos total, il a attaqué chez Lieven Maesschalk, il avait deux heures d'exercice deux fois par jour. Il a tout fait en Belgique, il n'est jamais retourné à Dortmund, le club a été d'accord pour qu'il fasse le boulot ici. Il a aussi fait des gros efforts au niveau de son alimentation. Souvent, quand un footballeur a une blessure de longue durée, il se laisse un peu aller. Lui, il a fait super attention et il est encore plus mince qu'avant sa blessure. Au fur et à mesure de sa rééducation, on a commencé à voir des petits signes encourageants. Semaine après semaine, il prenait un peu d'avance sur le programme. Vers fin mars, on a commencé à voir une petite ouverture, à penser à l'EURO."