Pensé par l'ancien président français de l'UEFA Michel Platini, ce premier tournoi paneuropéen aura dû se montrer patient pour finalement voir le jour. Après l'arrêt des compétitions début 2020 et la trajectoire prise par la pandémie, l'instance européenne a dû se résoudre, le 27 mars 2020, à reporter d'un an son rendez-vous, qui gardera toutefois sa dénomination "Euro 2020". Plus récemment, il a aussi fallu attendre la dernière minute pour que les villes hôtes soient confirmées. En effet, Dublin et Bilbao ont renoncé. Les villes irlandaise et espagnole n'ont pas voulu céder à la pression de l'UEFA, exigeant la présence - même partielle - de fans dans les stades. C'est donc Séville qui verra se produire l'équipe d'Espagne à domicile et la Belgique en huitièmes de finale si les Diables terminent premiers du groupe B. De leur côté, Saint-Pétersbourg et Londres ont repris les duels prévus en Irlande, où l'équipe nationale n'est pas parvenue à se qualifier. À travers le prisme belge, cet Euro laissera un goût amer aux fans qui espéraient pouvoir assister en chair et en os aux exploits de ce qui apparaît comme la meilleure génération de l'histoire du football noir-jaune-rouge. Tout semblait pourtant bien parti quand, en 2014, Bruxelles était retenue par l'UEFA comme l'une des 13 villes hôtes. La capitale belge et européenne aurait même pu être le théâtre du match d'ouverture. Mais en décembre 2017, l'UEFA a retiré Bruxelles de la liste, lassée des retards pris dans le chaotique projet du stade national, plombé par les dissonances politiques. À deux jours du début de la compétition, l'inquiétude n'est plus logistique mais bien sportive. En effet, l'Espagne, qui court après un 4e titre, a vu deux de ses joueurs - Sergio Busquets et Diego Llorente - devoir se placer à l'isolement après des tests positifs au coronavirus. La Suède est également touchée après les cas positifs de Dejan Kulusevski et Mattias Svanberg. Il reste à espérer que l'équité sportive puisse être respectée. Consciente d'être face à une problématique inédite, l'UEFA a permis aux sélectionneurs d'enregistrer pour la première fois 26 joueurs dans leur groupe. Conformément au règlement, les équipes sont tenues de jouer leur match si elles comptent dans leur rang 13 joueurs négatifs, dont un gardien. Si ce nombre n'est pas atteint, la rencontre peut être reportée de 48 heures maximum, avec la possibilité de la délocaliser. Un forfait sera ensuite être acté si la situation ne s'est pas améliorée au terme de ces 48 heures. De son côté, l'UEFA assure que tout est en place pour que le tournoi soit le plus sûr possible. Chacun va donc pouvoir recevoir sa dose de football international, trois ans après le Mondial 2018 en Russie. (Belga)

Pensé par l'ancien président français de l'UEFA Michel Platini, ce premier tournoi paneuropéen aura dû se montrer patient pour finalement voir le jour. Après l'arrêt des compétitions début 2020 et la trajectoire prise par la pandémie, l'instance européenne a dû se résoudre, le 27 mars 2020, à reporter d'un an son rendez-vous, qui gardera toutefois sa dénomination "Euro 2020". Plus récemment, il a aussi fallu attendre la dernière minute pour que les villes hôtes soient confirmées. En effet, Dublin et Bilbao ont renoncé. Les villes irlandaise et espagnole n'ont pas voulu céder à la pression de l'UEFA, exigeant la présence - même partielle - de fans dans les stades. C'est donc Séville qui verra se produire l'équipe d'Espagne à domicile et la Belgique en huitièmes de finale si les Diables terminent premiers du groupe B. De leur côté, Saint-Pétersbourg et Londres ont repris les duels prévus en Irlande, où l'équipe nationale n'est pas parvenue à se qualifier. À travers le prisme belge, cet Euro laissera un goût amer aux fans qui espéraient pouvoir assister en chair et en os aux exploits de ce qui apparaît comme la meilleure génération de l'histoire du football noir-jaune-rouge. Tout semblait pourtant bien parti quand, en 2014, Bruxelles était retenue par l'UEFA comme l'une des 13 villes hôtes. La capitale belge et européenne aurait même pu être le théâtre du match d'ouverture. Mais en décembre 2017, l'UEFA a retiré Bruxelles de la liste, lassée des retards pris dans le chaotique projet du stade national, plombé par les dissonances politiques. À deux jours du début de la compétition, l'inquiétude n'est plus logistique mais bien sportive. En effet, l'Espagne, qui court après un 4e titre, a vu deux de ses joueurs - Sergio Busquets et Diego Llorente - devoir se placer à l'isolement après des tests positifs au coronavirus. La Suède est également touchée après les cas positifs de Dejan Kulusevski et Mattias Svanberg. Il reste à espérer que l'équité sportive puisse être respectée. Consciente d'être face à une problématique inédite, l'UEFA a permis aux sélectionneurs d'enregistrer pour la première fois 26 joueurs dans leur groupe. Conformément au règlement, les équipes sont tenues de jouer leur match si elles comptent dans leur rang 13 joueurs négatifs, dont un gardien. Si ce nombre n'est pas atteint, la rencontre peut être reportée de 48 heures maximum, avec la possibilité de la délocaliser. Un forfait sera ensuite être acté si la situation ne s'est pas améliorée au terme de ces 48 heures. De son côté, l'UEFA assure que tout est en place pour que le tournoi soit le plus sûr possible. Chacun va donc pouvoir recevoir sa dose de football international, trois ans après le Mondial 2018 en Russie. (Belga)