La Belgique vise une troisième finale dans un Championnat d'Europe après 2013 (défaite contre l'Allemagne) et 2017 (défaite contre les Pays-Bas). En ajoutant la médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016, le titre mondial conquis l'an passé à Bhubaneswar et la défaite en finale de la nouvelle Pro League contre l'Australie en juin dernier, les Red Lions pourraient ainsi disputer une sixième finale dans un grand tournoi international en à peine six ans. Les troupes de Shane McLeod ont pour l'instant réussi un Euro sérieux: trois victoires en autant de rencontres, 13 buts marqués, aucun encaissé. Les chiffres sont éloquents et le moral gonflé à bloc. Le 0-8 infligé à l'Allemagne à Krefeld, en juin dernier, en Pro League, ne fait que conforter le statut de favori des Belges face à son prochain adversaire. Mais voilà, si elle pointe au 7e rang mondial, l'Allemagne n'en reste pas moins une grande nation du hockey sur gazon, comme en témoignent ses quatre titres olympiques, ses deux titres mondiaux et ses huit sacres européens. De plus, en ne disputant pas le Final Four de la Pro League, les hommes de Stefan Kermas ont bénéficié de deux à trois semaines d'entraînement en plus par rapport aux Belges. "Je m'attends à un match tactique contre eux", a résumé Arthur Van Doren, 24 ans, élu meilleur joueur du monde ces deux dernières années. "Là où l'on peut faire la différence, c'est qu'il y a moyen de gagner beaucoup de balles si notre press est au point. Leur défense est solide, mais elle s'appuie sur des joueurs peu mobiles alors que nos attaquants le sont. On va préparer un bon plan de jeu. Certains aspects ont même déjà été travaillés mardi contre le Pays de Galles (6-0)." L'autre demi-finale opposera à 18h00 les Pays-Bas (FIH 3), champions d'Europe en titre, à l'Espagne (FIH 9). (Belga)