"Dans la continuité de mon action, je me suis retrouvé dans le but, me suis assis même pas un dixième de seconde avant de me dire: +Oula, qu'est ce que je fais là?+", a dit Charlier, âgé de 31 ans. "La référence à Mazzilli est évidente, mais ce n'était pas voulu. Je n'ai pas trouvé cela bien quand j'ai vu l'Argentin célébrer de la sorte à Rio. Avec un brin d'arrogance, selon moi, alors que je ne suis absolument pas ainsi. Hier, je l'ai fait vraiment inconsciemment." Retransmis sur les deux chaînes de télévision publique, la demi-finale de la Belgique à l'Euro de hockey a attiré un peu moins de 350.000 téléspectateurs (RTBF et VRT). Assez pour motiver certains joueurs à user parfois d'originalité pour célébrer leur but. "C'est relativement nouveau en hockey", poursuit Charlier. "Chacun à sa propre manière de fêter les goals. C'est plutôt l'euphorie du moment qui guide ce que l'on fait. C'est beaucoup moins réfléchi qu'au football par exemple. Là, les joueurs ont plus le temps pour y penser. Chez nous, l'adrénaline est plus présente en permanence. On est plus dans le rouge, moins en contrôle. C'est souvent très spontané comme on a pu le voir hier avec les buts de Nico De Kerpel et Victor Wegnez." Victor Wegnez pense lui célébrer "très mal". "Il faut dire que je marque rarement. Quand cela arrive comme contre l'Allemagne, je laisse tout mon corps s'exprimer et je libère mon énergie. Je vais toutefois demander conseil à mes attaquants au cas où je devrais encore marquer", s'amuse le jeune milieu de terrain, qui a néanmoins réussi à enflammer le public après son 3e but jeudi en demies. (Belga)