Eupen a terminé la phase classique à la douzième place, avec 43 points. C'est son meilleur résultat en six ans de Jupiler Pro League, mais l'objectif, qui était le top 8, n'a pas été atteint. Il y a deux et quatre ans, le club avait pourtant atteint son but avec beaucoup moins d'argent. L'énorme injection de capital n'a donc pas été rentabilisée. Le club a engagé des joueurs du calibre d'Adriano, Stef Peeters, Benoît Poulain et Smail Prevljak. Il a produit un excellent football, mais à chaque fois qu'il a voulu élever la barre, il ne l'a pas franchie, notamment parce que le noyau a été fortement touché par le Covid.
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Eupen a terminé la phase classique à la douzième place, avec 43 points. C'est son meilleur résultat en six ans de Jupiler Pro League, mais l'objectif, qui était le top 8, n'a pas été atteint. Il y a deux et quatre ans, le club avait pourtant atteint son but avec beaucoup moins d'argent. L'énorme injection de capital n'a donc pas été rentabilisée. Le club a engagé des joueurs du calibre d'Adriano, Stef Peeters, Benoît Poulain et Smail Prevljak. Il a produit un excellent football, mais à chaque fois qu'il a voulu élever la barre, il ne l'a pas franchie, notamment parce que le noyau a été fortement touché par le Covid. Chez Aspire, au Qatar, on n'a plus envie de réinvestir. Eupen va donc devoir faire avec moins d'argent et moins de grands noms. Deux pions importants en ont déjà tiré leurs conclusions. Beñat San José pouvait resigner, mais à des conditions moins intéressantes et avec moins de moyens à sa disposition. Ambitieux, il a préféré s'en aller. Ivan Bravo aussi. Il était arrivé du Qatar l'an dernier, afin de prendre en mains les destinées sportives du club, en collaboration avec Jordi Condom, l'homme qui avait amené et maintenu Eupen en D1A. Bravo, ex-directeur stratégique du Real Madrid, fait partie du top d'Aspire. En 2012, lorsque les Qataris ont repris le club, il était présent à la conférence de presse officielle. L'été dernier, il a fait comprendre à de vieux serviteurs comme Siebe Blondelle et Nils Schouterden qu'ils n'auraient plus beaucoup de temps de jeu. Les noms du nouvel entraîneur et du nouveau directeur sportif - Condom est en fin de contrat et il pourrait redevenir coach - ne seront connus que lorsqu'on saura exactement quel budget Aspire consacrera à Eupen. Plus aucun joueur ne viendra de l'académie. Après la fermeture de l'antenne africaine, Isaac Nuhu et Ignace N'Dri en sont les derniers représentants. L'idée de faire venir des internationaux qataris pour les préparer à la Coupe du monde 2022 a aussi été abandonnée. Si des Qataris arrivent encore, ce seront des jeunes. Comme beaucoup de clubs belges, Eupen va devoir miser sur des jeunes et des joueurs inconnus, assure le directeur général Christoph Henkel, qui s'était retiré de la direction sportive au moment de l'arrivée de Bravo. Aujourd'hui, tout ce qu'il peut dire c'est: "Pour nous et pour beaucoup de clubs, les mois à venir seront très difficiles. Nous devons épargner. Les revenus ont chuté et nous devons vendre, mais personne n'a d'argent et il se pourrait que de nombreux noyaux ne soient complétés qu'en toute fin de mercato." Cela ouvre des portes aux jeunes. La saison dernière, avec l'arrivée massive de joueurs expérimentés, ils n'ont guère eu leur chance. Henkel pense qu'il y a du talent à Eupen. "Peut-être pas encore pour porter l'équipe, mais ils peuvent acquérir de l'expérience et se mettre davantage en évidence." Des piliers comme Poulain, Prevljak, Peeters, Jens Cools, Julien Ngoy, Andreas Beck, Théo Defourny et le défenseur Emmanuel Agbadou, révélation de la saison, sont toujours sous contrat. Adriano et Senna Miangue sont libres, tandis que Knowledge Musona et Amara Baby, qui étaient prêtés, devraient retourner dans leurs clubs respectifs.