La déception de l'EURO n'est pas encore digérée que déjà le Mondial au Qatar pointe le bout de son nez. Au mois de mars, notre équipe nationale a d'ailleurs disputé trois rencontres pour cette campagne qualificative. Le tout pour un bilan de deux victoires (un 3-1 contre le pays de Galles et un 8-0 contre la Biélorussie) et un partage (1-1 en République tchèque). Ces prochains jours, trois nouveaux matches seront au programme des ouailles de Roberto Martínez.

Ce dimanche, ils recevront les Tchèques avant de se rendre mercredi prochain à Kazan (et ses bons souvenirs d'un quart de finale contre le Brésil) pour défier la modeste Biélorussie. Avant cela, ils devront déjà prendre l'avion en direction de Tallinn pour affronter l'Estonie. Une nation pas très connue des amateurs de ballon rond et pour laquelle une petite présentation n'est pas superflue.

Konstantin Vassiljev a 37 ans et porte sur son visage les stigmates d'années (depuis 2006) en sélection à se prendre des roustes aux quatre coins de l'Europe. Néanmoins, il a fait trembler les filets adverses à 27 reprises en 115 sélections. Un homme persévérant, donc., belga
Konstantin Vassiljev a 37 ans et porte sur son visage les stigmates d'années (depuis 2006) en sélection à se prendre des roustes aux quatre coins de l'Europe. Néanmoins, il a fait trembler les filets adverses à 27 reprises en 115 sélections. Un homme persévérant, donc. © belga

27

Konstantin Vassiljev est le meilleur buteur du noyau actuel de l'équipe. Le milieu offensif compte 27 réalisations sous ses couleurs nationales, qu'il porte depuis 2006. Il n'est pas pour autant le meilleur buteur de l'histoire de l'Estonie. Ce titre est toujours détenu par Andres Oper, un attaquant qui a écumé les pelouses néerlandaises sous les maillots de Roda JC et Ado La Haye. Il a inscrit 36 buts au total pour son pays natal.

10

L'Estonie n'a disputé que deux rencontres dans ces qualifications pour la Coupe du monde, mais ses derniers remparts ont déjà été repêcher le cuir à dix reprises au fond des filets. Et tout cela avant de se retrouver face à un Romelu Lukaku souvent efficace sous la liquette diabolique. Contre la Tchéquie, le pauvre Mikhel Aksalu, qui évolue dans son championnat national à Paide, avait pris six buts. Contre la Biélorussie, il a été remplacé par Matvei Igonen, du Flora Tallinn, qui en a pris quatre. Ce dernier pourrait donc se retrouver entre les perches contre la Belgique avant de revenir sur les pelouses du Royaume en Conference League puisque son club sera opposé à La Gantoise.

Dix, c'est aussi le nombre de buts que nos Diables rouges ont marqué lors de leurs deux précédentes confrontations contre l'Estonie. Cela remonte aux qualifications pour le Mondial 2018 en Russie. Les Belges s'étaient imposés 8-1 au stade roi Baudouin avant de l'emporter avec un peu plus de difficulté à Tallinn (0-2).

Dries Mertens lors de la victoire des Diables rouges 8-1 contre l'Estonie lors de la campagne pour le Mondial 2018. Cette fois, le lutin de Naples ne sera pas de la partie à Tallinn, belga
Dries Mertens lors de la victoire des Diables rouges 8-1 contre l'Estonie lors de la campagne pour le Mondial 2018. Cette fois, le lutin de Naples ne sera pas de la partie à Tallinn © belga

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À peu près tous les Diables rouges de la sélection actuelle sont actifs à l'étranger et souvent dans des clubs du top niveau. Ce n'est pas vraiment le cas des joueurs de la sélection estonienne. Au moins onze de ses représentants évoluent pour le grand club local FC Flora Tallinn, un des trois adversaires de La Gantoise dans la phase de poules de la Conference League.

110

Alors que la Belgique trône au sommet du classement FIFA, toujours dépourvue de couronne mondiale ou européenne, l'Estonie se trouve 109 places plus loin, à la 110e. Elle végète dans les tréfonds du classement en compagnie de pays comme le Zimbabwe, la Namibie, la Guinée-Bissau et la Corée du Nord. On ne peut pas dire que les deux pays boxent dans la même catégorie.

Bien qu'un classement ne dise pas toujours grand chose, la preuve avec l'absence de titre de nos Diables, une différence de 109 rangs est quand même une indication importante d'un rapport de forces plutôt déséquilibré.

À Tallinn, Big Rom n'avait pas trouvé la faille lors de la victoire des Diables sur le score de 0-2. L'homme qui pèse cent millions d'euros pour 550.000 euros au plus cher des Estoniens voudra sans doute prendre sa revanche., belga
À Tallinn, Big Rom n'avait pas trouvé la faille lors de la victoire des Diables sur le score de 0-2. L'homme qui pèse cent millions d'euros pour 550.000 euros au plus cher des Estoniens voudra sans doute prendre sa revanche. © belga

550.000

Quiconque remporterait un peu plus d'un demi-million d'euros avec son billet de loterie du vendredi sauterait au plafond. Dans le football international, ce montant n'est évidemment que peu de chose. Selon le site de référence Transfermarkt, Rauno Sappinen est, avec ses 550 000 euros, le joueur estonien possédant la valeur marchande la plus importante. Évidemment, on est très loin des cent millions que représente un Romelu Lukaku sur le marché des joueurs.

7,5

7,5 millions d'euros, c'est la valeur totale de l'ensemble de la sélection estonienne. La majorité des joueurs belges possède une valeur individuelle qui est déjà supérieure à cette somme. Même le plus gros transfert du championnat belge est légèrement supérieur à ce montant (douze millions pour Zinho Vanheusden). L'ensemble du noyau diabolique pèse 612 millions selon les estimations de Transfermarkt. Et tout cela sans compter sur Kevin De Bruyne, absent pour ce rassemblement de septembre.

Par Djorven Verlinden

La déception de l'EURO n'est pas encore digérée que déjà le Mondial au Qatar pointe le bout de son nez. Au mois de mars, notre équipe nationale a d'ailleurs disputé trois rencontres pour cette campagne qualificative. Le tout pour un bilan de deux victoires (un 3-1 contre le pays de Galles et un 8-0 contre la Biélorussie) et un partage (1-1 en République tchèque). Ces prochains jours, trois nouveaux matches seront au programme des ouailles de Roberto Martínez.Ce dimanche, ils recevront les Tchèques avant de se rendre mercredi prochain à Kazan (et ses bons souvenirs d'un quart de finale contre le Brésil) pour défier la modeste Biélorussie. Avant cela, ils devront déjà prendre l'avion en direction de Tallinn pour affronter l'Estonie. Une nation pas très connue des amateurs de ballon rond et pour laquelle une petite présentation n'est pas superflue.27Konstantin Vassiljev est le meilleur buteur du noyau actuel de l'équipe. Le milieu offensif compte 27 réalisations sous ses couleurs nationales, qu'il porte depuis 2006. Il n'est pas pour autant le meilleur buteur de l'histoire de l'Estonie. Ce titre est toujours détenu par Andres Oper, un attaquant qui a écumé les pelouses néerlandaises sous les maillots de Roda JC et Ado La Haye. Il a inscrit 36 buts au total pour son pays natal.10 L'Estonie n'a disputé que deux rencontres dans ces qualifications pour la Coupe du monde, mais ses derniers remparts ont déjà été repêcher le cuir à dix reprises au fond des filets. Et tout cela avant de se retrouver face à un Romelu Lukaku souvent efficace sous la liquette diabolique. Contre la Tchéquie, le pauvre Mikhel Aksalu, qui évolue dans son championnat national à Paide, avait pris six buts. Contre la Biélorussie, il a été remplacé par Matvei Igonen, du Flora Tallinn, qui en a pris quatre. Ce dernier pourrait donc se retrouver entre les perches contre la Belgique avant de revenir sur les pelouses du Royaume en Conference League puisque son club sera opposé à La Gantoise.Dix, c'est aussi le nombre de buts que nos Diables rouges ont marqué lors de leurs deux précédentes confrontations contre l'Estonie. Cela remonte aux qualifications pour le Mondial 2018 en Russie. Les Belges s'étaient imposés 8-1 au stade roi Baudouin avant de l'emporter avec un peu plus de difficulté à Tallinn (0-2).11 À peu près tous les Diables rouges de la sélection actuelle sont actifs à l'étranger et souvent dans des clubs du top niveau. Ce n'est pas vraiment le cas des joueurs de la sélection estonienne. Au moins onze de ses représentants évoluent pour le grand club local FC Flora Tallinn, un des trois adversaires de La Gantoise dans la phase de poules de la Conference League.110Alors que la Belgique trône au sommet du classement FIFA, toujours dépourvue de couronne mondiale ou européenne, l'Estonie se trouve 109 places plus loin, à la 110e. Elle végète dans les tréfonds du classement en compagnie de pays comme le Zimbabwe, la Namibie, la Guinée-Bissau et la Corée du Nord. On ne peut pas dire que les deux pays boxent dans la même catégorie.Bien qu'un classement ne dise pas toujours grand chose, la preuve avec l'absence de titre de nos Diables, une différence de 109 rangs est quand même une indication importante d'un rapport de forces plutôt déséquilibré.550.000Quiconque remporterait un peu plus d'un demi-million d'euros avec son billet de loterie du vendredi sauterait au plafond. Dans le football international, ce montant n'est évidemment que peu de chose. Selon le site de référence Transfermarkt, Rauno Sappinen est, avec ses 550 000 euros, le joueur estonien possédant la valeur marchande la plus importante. Évidemment, on est très loin des cent millions que représente un Romelu Lukaku sur le marché des joueurs. 7,57,5 millions d'euros, c'est la valeur totale de l'ensemble de la sélection estonienne. La majorité des joueurs belges possède une valeur individuelle qui est déjà supérieure à cette somme. Même le plus gros transfert du championnat belge est légèrement supérieur à ce montant (douze millions pour Zinho Vanheusden). L'ensemble du noyau diabolique pèse 612 millions selon les estimations de Transfermarkt. Et tout cela sans compter sur Kevin De Bruyne, absent pour ce rassemblement de septembre.Par Djorven Verlinden