Benito Raman à propos...

...de son passage au Standard : "Au cours des six premiers mois, avec Yannick Ferrera et Aleksandar Jankovic, j'ai beaucoup joué. Puis je me suis blessé et Ricardo Sá Pinto est arrivé. Il ne m'aimait pas. Même en préparation, il ne me faisait pas jouer. À un certain moment, je me suis mis à travailler pour moi-même, en espérant partir. Les supporters ? Ils étaient chauds et c'était bien. Sauf quand ça tournait mal et que cinquante malabars débarquaient à l'entraînement pour nous engueuler. Ils voulaient qu'on mouille le maillot et j'aimais ça. À Gand, c'était beaucoup plus calme (il grimace.)

...de Hein Vanhaezebrouck : "À Courtrai et au début à Gand, ça s'est bien passé. Après, ça a mal tourné. Je ne lui en veux pas, j'étais en partie responsable. Il m'a beaucoup appris et j'ai participé à la conquête du titre. J'utilise encore certains de ses principes, notamment sur les coups-francs. Je tente aussi de rester le plus près possible du rectangle, comme il me l'a appris."

...de son meilleur souvenir de Bundesliga jusqu'à présent : "La victoire à domicile face au Borussia Dortmund et le succès à Schalke 04 ont autant d'importance que le 3-3 au Bayern. Mais c'est vrai qu'à l'Allianz Arena, devant 80.000 personnes, je me suis demandé où j'étais. Puis, le match a commencé et c'est passé. Celui qui se laisse impressionner ne peut pas jouer."

...du titre en Bundesliga : "Je trouve que Dortmund mérite le titre. Rompre l'hégémonie du Bayern ne ferait pas de tort au football allemand. On doit encore aller à Dortmund, ce sera notre match le plus dur. Si le maintien est assuré, on pourra y aller sans arrière-pensée et se faire plaisir."

Par Matthias Stockmans

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