Quand tu t'es écroulé à cause des crampes en fin de match contre le Danemark, les supporters t'ont sifflé parce qu'ils croyaient que tu cherchais à gagner du temps...

THORGAN HAZARD: Je peux te dire que ce n'était pas de la simulation... (Il rigole). Ça a commencé dans le mollet droit, puis dans le gauche. Le risque de crampes est plus important quand tu n'enchaînes pas les matches, et ça a été mon cas cette saison. Si tu joues chaque semaine, normalement tu n'as pas le problème. J'ai eu des blessures, je revenais, puis je retournais sur le banc, je me blessais encore, c'était difficile et ton corps doit s'habituer à ça. C'est pour ça que c'est bien de finir les matches, même avec des crampes. Ça permet au corps d'être mieux préparé pour les matches suivants.

Tu as dit récemment que tes blessures cette saison n'avaient pas que des aspects négatifs, que ça t'avait permis de mieux connaître ton corps. C'est-à-dire?

HAZARD: C'était la première fois de ma carrière que j'avais des blessures musculaires. À 28 ans. Pas mal. Tu as des joueurs qui commencent à en avoir à 18 ou 19 ans. Mais je ne savais pas comment réagir. Quand ça ne t'est jamais arrivé, tu sens un petit truc, mais tu ne sais pas si tu peux continuer à tout donner. Ou si tu dois t'arrêter. Je n'ai pas bien géré. J'ai voulu reprendre très vite avec le groupe. Après ma troisième blessure, j'ai fait un seul entraînement et j'ai dit que je voulais bien être dans le groupe pour le match du week-end. C'était une erreur, j'aurais dû me réentraîner au moins une semaine avant de reprendre.

C'est quand même plus le rôle des médecins et des kinés de gérer ça, non?

HAZARD: Ça n'a pas été bien géré, mais Dortmund était en panne d'attaquants. Erling Haaland et Youssoufa Moukoko étaient blessés. Il fallait vite un attaquant. Vu que je m'étais entraîné la veille, ils ont cru que j'étais prêt. Moi aussi. Je suis rentré, et après quelques minutes, je me suis à nouveau déchiré le même muscle. C'était reparti pour deux mois. Ce sont des choses qui ne m'arriveront plus, maintenant je prendrai mon temps. C'est ce que j'ai voulu dire quand j'ai dit que je connaissais mieux mon corps.

Devenir un vrai attaquant, c'est gai pour toi, non?

HAZARD: Globalement, j'aime bien changer régulièrement de poste. Aller à gauche, à droite, en numéro 10, devant. Depuis que je suis petit, mes coaches font ça avec moi et ça me plaît. Ça m'a permis d'apprendre pas mal de trucs dans des rôles fort différents. Il y a quelques années, quand on m'a demandé si j'avais envie de jouer wingback, je n'ai pas hésité. J'ai déjà fait ça avec Dortmund aussi. Tout ce que je veux, en fait, c'est être sur le terrain.

Quand tu t'es écroulé à cause des crampes en fin de match contre le Danemark, les supporters t'ont sifflé parce qu'ils croyaient que tu cherchais à gagner du temps...THORGAN HAZARD: Je peux te dire que ce n'était pas de la simulation... (Il rigole). Ça a commencé dans le mollet droit, puis dans le gauche. Le risque de crampes est plus important quand tu n'enchaînes pas les matches, et ça a été mon cas cette saison. Si tu joues chaque semaine, normalement tu n'as pas le problème. J'ai eu des blessures, je revenais, puis je retournais sur le banc, je me blessais encore, c'était difficile et ton corps doit s'habituer à ça. C'est pour ça que c'est bien de finir les matches, même avec des crampes. Ça permet au corps d'être mieux préparé pour les matches suivants.Tu as dit récemment que tes blessures cette saison n'avaient pas que des aspects négatifs, que ça t'avait permis de mieux connaître ton corps. C'est-à-dire?HAZARD: C'était la première fois de ma carrière que j'avais des blessures musculaires. À 28 ans. Pas mal. Tu as des joueurs qui commencent à en avoir à 18 ou 19 ans. Mais je ne savais pas comment réagir. Quand ça ne t'est jamais arrivé, tu sens un petit truc, mais tu ne sais pas si tu peux continuer à tout donner. Ou si tu dois t'arrêter. Je n'ai pas bien géré. J'ai voulu reprendre très vite avec le groupe. Après ma troisième blessure, j'ai fait un seul entraînement et j'ai dit que je voulais bien être dans le groupe pour le match du week-end. C'était une erreur, j'aurais dû me réentraîner au moins une semaine avant de reprendre.C'est quand même plus le rôle des médecins et des kinés de gérer ça, non?HAZARD: Ça n'a pas été bien géré, mais Dortmund était en panne d'attaquants. Erling Haaland et Youssoufa Moukoko étaient blessés. Il fallait vite un attaquant. Vu que je m'étais entraîné la veille, ils ont cru que j'étais prêt. Moi aussi. Je suis rentré, et après quelques minutes, je me suis à nouveau déchiré le même muscle. C'était reparti pour deux mois. Ce sont des choses qui ne m'arriveront plus, maintenant je prendrai mon temps. C'est ce que j'ai voulu dire quand j'ai dit que je connaissais mieux mon corps.Devenir un vrai attaquant, c'est gai pour toi, non?HAZARD: Globalement, j'aime bien changer régulièrement de poste. Aller à gauche, à droite, en numéro 10, devant. Depuis que je suis petit, mes coaches font ça avec moi et ça me plaît. Ça m'a permis d'apprendre pas mal de trucs dans des rôles fort différents. Il y a quelques années, quand on m'a demandé si j'avais envie de jouer wingback, je n'ai pas hésité. J'ai déjà fait ça avec Dortmund aussi. Tout ce que je veux, en fait, c'est être sur le terrain.