Mbaye est-il redevenu un consultant ?

À la question de savoir à qui incombait la responsabilité des erreurs individuelles répétées dans le jeu du Standard, Mbaye Leye n'a pas longtemps tourné autour du pot en conférence de presse. "Il faut prendre des décisions par rapport au matériel qu'on a et qui est peut-être insuffisant pour un club comme le Standard. À ce niveau-là, si tu répètes tout le temps ces erreurs, peut-être que c'est parce que le niveau est trop élevé pour toi et qu'il n'y a pas de raison de t'aligner plusieurs fois." Deux phrases que l'ancien consultant aurait très bien pu prononcer sans qu'elles ne fassent débat sur les plateaux de Club RTL, mais qui, sorties de la bouche du nouvel entraîneur liégeois, interrogent.
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À la question de savoir à qui incombait la responsabilité des erreurs individuelles répétées dans le jeu du Standard, Mbaye Leye n'a pas longtemps tourné autour du pot en conférence de presse. "Il faut prendre des décisions par rapport au matériel qu'on a et qui est peut-être insuffisant pour un club comme le Standard. À ce niveau-là, si tu répètes tout le temps ces erreurs, peut-être que c'est parce que le niveau est trop élevé pour toi et qu'il n'y a pas de raison de t'aligner plusieurs fois." Deux phrases que l'ancien consultant aurait très bien pu prononcer sans qu'elles ne fassent débat sur les plateaux de Club RTL, mais qui, sorties de la bouche du nouvel entraîneur liégeois, interrogent. En place depuis seulement deux mois, le Sénégalais se trompe s'il décide d'en vouloir à son groupe. Parce qu'il en connaissait la valeur au moment de se décider à monter dans le bateau liégeois il y a huit semaines et parce qu'il l'a souvent jugé suffisant pour accrocher les PO1 sur les plateaux de LN24 en début de saison, lorsqu'il était invité à venir donner son avis sur le Standard de Philippe Montanier. En sortant de son rôle d'entraîneur, Mbaye Leye est automatiquement et malgré lui redevenu un consultant comme les autres. De ceux qui donnent leur opinion de semaines en semaines en fonction de leurs humeurs, mais avec les incohérences de circonstances.Anderlecht a hérité d'un tirage favorable qui lui permet de rêver à une accession en demi-finale de la Coupe de Belgique. Et en s'imposant sur la pelouse de Sclessin dimanche (1-3), les Mauves sont aussi redevenus des candidats crédibles au top 4. Tout irait donc bien dans le meilleur des mondes. Qui sait, si dans trois petits mois, à l'heure des comptes, Anderlecht n'aura pas pour lui une victoire en Coupe et une deuxième place en championnat synonyme de qualification pour les barrages de la Ligue des Champions ? Le football fiction permet toutes les fantaisies. Y compris de croire que pour la première fois de la saison, Anderlecht pourrait enchaîner. Les réceptions consécutives, et avant la trêve internationale, du Cercle (en Coupe, ce mercredi), de Malines et Zulte en championnat s'apparenteront à autant de finales. Si les Mauves parviennent à confirmer le sérieux et l'organisation aperçus contre le Standard, alors Vincent Kompany peut se mettre à idéaliser une fin de saison heureuse. On oublierait ainsi peut-être un peu les matches sans tir cadré, les fins de rencontres cochonnées et cette impression de parfois avoir affaire à une équipe bipolaire.Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la position de Karim Belhocine à la tête du Sporting carolo est chancelante. Dans n'importe quel autre club aux ambitions égales ou supérieures à celle des Zèbres, Karim Belhocine ne serait d'ailleurs probablement plus aux responsabilités à l'heure d'écrire ces lignes. C'est l'inconvénient des séries qui durent et du six sur trente en cours. Depuis le 27 décembre, Charleroi n'a gagné qu'un match de championnat, c'était à Courtrai grâce à un Mamadou Fall en feu. Dans le même laps de temps, les Zèbres ont glissé de la posture de favoris dans la course au top 4 à celui d'outsider pour le sprint en vue pour les PO2. Pourtant, vendredi, après la défaite contre Genk (1-2), dans la salle de presse carolo, il n'y avait personne pour s'inquiéter du sort bientôt réservé au Franco-Algérien. Parce que tout le monde sait désormais à quelle sauce risque d'être mangé Karim Belhocine. C'est un secret de polichinelle, Mehdi Bayat ne devrait pas licencier son T1 avant la fin de saison, mais celui-ci ne sera aussi très probablement plus le même l'an prochain.