Malines et Waasland-Beveren alignaient neuf Belges ; Anderlecht, huit. À l'inverse, Charleroi et Mouscron n'en avaient que deux chacun tandis que le Cercle en présentait trois. Le match comptant le plus de Belges (c'est à dire des joueurs sélectionnables en équipe nationale) était Anderlecht - Standard (12), suivi de Malines - Mouscron et de Waasland-Beveren - Charleroi (11 chacun).

La tendance selon laquelle le contingent belge représente moins de la moitié des joueurs de D1 ne date pas d'aujourd'hui. Il y a dix ans, déjà, lors de la première journée, on ne retrouvait que 38 % de compatriotes au coup d'envoi.

Le nombre de joueurs extra-communautaires augmente sans cesse. Ils étaient 35 % le week-end dernier et 39 % lors de la deuxième journée. Il s'agit surtout de joueurs barrés par les règles de quota ou le salaire minimum dans tous les autres pays renommés d'Europe (aux Pays-Bas, ils doivent toucher 1,5 fois le salaire professionnel moyen). Chez nous, il n'y a pas de limite de nombre et le salaire minimum d'un joueur extra-communautaire (moins de 80.000 euros par an) est inférieur au salaire moyen des joueurs de D1 (211.000 euros brut par an). L'idéal est donc de caser des joueurs non-européens en Belgique jusqu'à ce qu'ils aient disputé suffisamment de matches avec leur équipe nationale A pour obtenir un permis de travail en Angleterre ou qu'ils obtiennent la nationalité belge afin de ne plus être considérés comme extra-communautaires dans d'autres pays.

Seuls deux clubs de D1A présentent un budget inférieur à dix millions d'euros. Il y a cinq ans, c'étaient la moitié des clubs de l'élite.

Samedi dernier, dans le Belang van Limburg, Takayuki Tateishi a parfaitement expliqué pourquoi cette tendance allait se poursuivre. Le propriétaire de Saint-Trond considère notre football d'un point de vue international. Quand on lui fait remarquer que les fans ne comprennent pas pourquoi le Cercle Bruges parvient à transférer un joueur limbourgeois comme Stef Peeters et Saint-Trond pas, il explique honnêtement pourquoi les clubs de D1A préfèrent transférer un étranger qu'un Belge. " Peeters coûtait un million d'euros. Je comprends que les supporters aient des difficultés à s'identifier à un Argentin ou à un Vietnamien mais les Belges sont tout simplement trop chers. "

Stef Peeters, Belgaimage
Stef Peeters © Belgaimage

Le seul moyen d'enrayer cette tendance, c'est d'augmenter le salaire minimum des joueurs extra-communautaires ou le nombre de Belges inscrits sur la feuille de match. Cela permettrait à davantage de compatriotes d'évoluer au pays et ce qui est moins rare est aussi moins cher.

Dimanche, au coup d'envoi du match au sommet au stade Jan Breydel, on retrouvait huit Belges et dix extra-communautaires dans des clubs qui, grâce à leur participation à la phase des poules de la Ligue des Champions, vont considérablement augmenter leurs recettes.

Cette tendance évolue également, même dans les plus petits clubs. Takayuki Tateishi espère ainsi présenter un budget de 20 millions la saison prochaine. C'est le double de la saison dernière. En 2027, le budget de Saint-Trond doit être de 40 millions d'euros. Quatre fois plus en dix ans !

Cette saison, seuls deux clubs de D1A présentent un budget inférieur à dix millions d'euros : Mouscron (8,5) et Waasland-Beveren (5 millions). Il y a cinq ans, c'étaient la moitié des clubs de l'élite. Anderlecht avait alors un budget de 40 millions, le Standard 35 et le Club Bruges 33. La Gantoise (24,5 millions) et Genk (23) étaient loin derrière. Aujourd'hui, grâce à ses recettes européennes, Genk a rejoint Anderlecht (50 millions) et le Club Bruges a pris la tête de la Money League : son budget, qui était de 60 millions l'an dernier, est passé à 70 millions. Cela signifie qu'en cinq ans, les deux clubs qui se sont neutralisés dimanche au stade Jan Breydel ont vu leur budget multiplié par deux.

(Les budgets sont basés sur les chiffres communiqués par les clubs à l'occasion de notre numéro Spécial championnat).

Malines et Waasland-Beveren alignaient neuf Belges ; Anderlecht, huit. À l'inverse, Charleroi et Mouscron n'en avaient que deux chacun tandis que le Cercle en présentait trois. Le match comptant le plus de Belges (c'est à dire des joueurs sélectionnables en équipe nationale) était Anderlecht - Standard (12), suivi de Malines - Mouscron et de Waasland-Beveren - Charleroi (11 chacun). La tendance selon laquelle le contingent belge représente moins de la moitié des joueurs de D1 ne date pas d'aujourd'hui. Il y a dix ans, déjà, lors de la première journée, on ne retrouvait que 38 % de compatriotes au coup d'envoi. Le nombre de joueurs extra-communautaires augmente sans cesse. Ils étaient 35 % le week-end dernier et 39 % lors de la deuxième journée. Il s'agit surtout de joueurs barrés par les règles de quota ou le salaire minimum dans tous les autres pays renommés d'Europe (aux Pays-Bas, ils doivent toucher 1,5 fois le salaire professionnel moyen). Chez nous, il n'y a pas de limite de nombre et le salaire minimum d'un joueur extra-communautaire (moins de 80.000 euros par an) est inférieur au salaire moyen des joueurs de D1 (211.000 euros brut par an). L'idéal est donc de caser des joueurs non-européens en Belgique jusqu'à ce qu'ils aient disputé suffisamment de matches avec leur équipe nationale A pour obtenir un permis de travail en Angleterre ou qu'ils obtiennent la nationalité belge afin de ne plus être considérés comme extra-communautaires dans d'autres pays. Samedi dernier, dans le Belang van Limburg, Takayuki Tateishi a parfaitement expliqué pourquoi cette tendance allait se poursuivre. Le propriétaire de Saint-Trond considère notre football d'un point de vue international. Quand on lui fait remarquer que les fans ne comprennent pas pourquoi le Cercle Bruges parvient à transférer un joueur limbourgeois comme Stef Peeters et Saint-Trond pas, il explique honnêtement pourquoi les clubs de D1A préfèrent transférer un étranger qu'un Belge. " Peeters coûtait un million d'euros. Je comprends que les supporters aient des difficultés à s'identifier à un Argentin ou à un Vietnamien mais les Belges sont tout simplement trop chers. " Le seul moyen d'enrayer cette tendance, c'est d'augmenter le salaire minimum des joueurs extra-communautaires ou le nombre de Belges inscrits sur la feuille de match. Cela permettrait à davantage de compatriotes d'évoluer au pays et ce qui est moins rare est aussi moins cher. Dimanche, au coup d'envoi du match au sommet au stade Jan Breydel, on retrouvait huit Belges et dix extra-communautaires dans des clubs qui, grâce à leur participation à la phase des poules de la Ligue des Champions, vont considérablement augmenter leurs recettes. Cette tendance évolue également, même dans les plus petits clubs. Takayuki Tateishi espère ainsi présenter un budget de 20 millions la saison prochaine. C'est le double de la saison dernière. En 2027, le budget de Saint-Trond doit être de 40 millions d'euros. Quatre fois plus en dix ans ! Cette saison, seuls deux clubs de D1A présentent un budget inférieur à dix millions d'euros : Mouscron (8,5) et Waasland-Beveren (5 millions). Il y a cinq ans, c'étaient la moitié des clubs de l'élite. Anderlecht avait alors un budget de 40 millions, le Standard 35 et le Club Bruges 33. La Gantoise (24,5 millions) et Genk (23) étaient loin derrière. Aujourd'hui, grâce à ses recettes européennes, Genk a rejoint Anderlecht (50 millions) et le Club Bruges a pris la tête de la Money League : son budget, qui était de 60 millions l'an dernier, est passé à 70 millions. Cela signifie qu'en cinq ans, les deux clubs qui se sont neutralisés dimanche au stade Jan Breydel ont vu leur budget multiplié par deux. (Les budgets sont basés sur les chiffres communiqués par les clubs à l'occasion de notre numéro Spécial championnat).