Ton jour de gloire avec les Diables, c'était quoi ?

Il y en a eu plusieurs. La victoire en Turquie en 1997, avec Georges Leekens. Je venais d'arriver chez les Diables et ça s'était super bien passé avec Luis Oliveira, qui avait marqué nos trois buts. Je pense aussi au fameux 5-5 aux Pays-Bas, en 1999 avec Robert Waseige. A mon but contre la Suède en ouverture de l'EURO 2000. Et à mon avant-dernier match international, avec Dick Advocaat en 2009 : je marque deux fois contre les Turcs.

Et ton jour le plus triste ?

A la Coupe du Monde 98 et à l'EURO 2000, on n'a pas su passer le premier tour. Donc, deux tournois, deux déceptions. En 2002, j'ai vu partir les copains sans moi en Corée du Sud parce que j'étais blessé. Ça fait mal.

Deux fois, tu as annoncé ton retrait de l'équipe nationale ! Des coups de sang ou des décisions bien réfléchies ?

Très bien réfléchies ! Il y avait trop d'attaques sur moi. Ça a commencé au moment où j'étais à Schalke. Et ça n'a plus arrêté. Quand je compare avec les Diables actuels, je me dis qu'il sont bien protégés, que la presse ne les ennuie pas trop ! Aujourd'hui, on peut acheter une Porsche ou une voiture encore plus chère sans que ça fasse les gros titres. J'ai connu une autre époque...

Tu avais l'impression d'être une cible privilégiée ?

Oui.

Pourquoi ?

Je n'en sais rien. Pourquoi c'est toujours moi qu'on a attaqué, jamais mon frère ? OK, il est plus calme, mais bon ! Je suis sûr que même si j'avais été un calme, on m'aurait attaqué.

Il doit bien y avoir des raisons ?

Peut-être parce que j'ai toujours fait vendre plus. Parce qu'on attendait plus de moi aussi. Dans chaque génération, il y a des joueurs qui font plus vendre que d'autres. Je suis un fonceur, ça attire. Si on écrit sur un calme, ça ne va sans doute pas trop intéresser le peuple... Moi, ça fait longtemps que je ne lis plus les journaux. Je préfère des BD !

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Emile Mpenza dans votre Sport/Foot Magazine

Ton jour de gloire avec les Diables, c'était quoi ?Il y en a eu plusieurs. La victoire en Turquie en 1997, avec Georges Leekens. Je venais d'arriver chez les Diables et ça s'était super bien passé avec Luis Oliveira, qui avait marqué nos trois buts. Je pense aussi au fameux 5-5 aux Pays-Bas, en 1999 avec Robert Waseige. A mon but contre la Suède en ouverture de l'EURO 2000. Et à mon avant-dernier match international, avec Dick Advocaat en 2009 : je marque deux fois contre les Turcs.Et ton jour le plus triste ?A la Coupe du Monde 98 et à l'EURO 2000, on n'a pas su passer le premier tour. Donc, deux tournois, deux déceptions. En 2002, j'ai vu partir les copains sans moi en Corée du Sud parce que j'étais blessé. Ça fait mal.Deux fois, tu as annoncé ton retrait de l'équipe nationale ! Des coups de sang ou des décisions bien réfléchies ?Très bien réfléchies ! Il y avait trop d'attaques sur moi. Ça a commencé au moment où j'étais à Schalke. Et ça n'a plus arrêté. Quand je compare avec les Diables actuels, je me dis qu'il sont bien protégés, que la presse ne les ennuie pas trop ! Aujourd'hui, on peut acheter une Porsche ou une voiture encore plus chère sans que ça fasse les gros titres. J'ai connu une autre époque...Tu avais l'impression d'être une cible privilégiée ?Oui.Pourquoi ?Je n'en sais rien. Pourquoi c'est toujours moi qu'on a attaqué, jamais mon frère ? OK, il est plus calme, mais bon ! Je suis sûr que même si j'avais été un calme, on m'aurait attaqué.Il doit bien y avoir des raisons ?Peut-être parce que j'ai toujours fait vendre plus. Parce qu'on attendait plus de moi aussi. Dans chaque génération, il y a des joueurs qui font plus vendre que d'autres. Je suis un fonceur, ça attire. Si on écrit sur un calme, ça ne va sans doute pas trop intéresser le peuple... Moi, ça fait longtemps que je ne lis plus les journaux. Je préfère des BD !Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Emile Mpenza dans votre Sport/Foot Magazine