L'un des choix forts que tu as posés, c'est d'installer un jeu de position. C'est une idée qui t'a convaincu depuis longtemps ?

STILL : Je pense que c'est à la base de ce que j'apprécie offensivement. Que quand tu es sur le terrain, tu saches exactement où tous les autres vont être. L'avantage, c'est que tu peux jouer très vite, parce qu'avant que le ballon arrive, le prochain porteur du ballon sait quelles seront ses possibilités de passe. Ensuite, c'est au joueur de mettre ses qualités individuelles au service du meilleur choix possible. La force du jeu de position, c'est ça : arriver à quelque chose de rapide, de dominant et de puissant, parce qu'on enlève les temps d'arrêt et d'hésitation.

Le danger, c'est de devenir prévisible. On a beaucoup appris là-dessus avec Ivan Leko, en sentant qu'on devenait parfois trop prévisible. Il disait toujours : "on joue trop selon notre bouquin." Comme si on ouvrait notre manuel et qu'on se contentait de lire. C'est aussi le message qu'on fait passer aux joueurs : il y a le livre, mais allez au-delà, laissez- vous porter par votre talent et votre instinct pour qu'on puisse sublimer cette force collective.

À quel point ta rencontre avec Ivan Leko a changé ta perception du jeu ?

STILL : Il a bouleversé, influencé et formé comment je regarde un match de football, un joueur, une équipe... Tout est directement influencé par Ivan. Les idées de la personne que j'étais à 24 ou 25 ans n'étaient pas aussi précises. C'est lui qui est à la base de toutes ces perspectives, et j'espère que quand il regarde un match de Charleroi, il s'y retrouve. La gestion du groupe, la gestion du staff aussi, parce que j'ai eu la chance incroyable de travailler avec quelqu'un qui m'a rendu responsable pour une grande partie du travail alors que je n'avais pas d'expérience avant et que je n'avais pas été joueur. Je sais qu'aujourd'hui, je dois faire la même chose : déléguer énormément, et de façon précise et responsable, pour que les gens au sein du staff sachent qu'ils ont un rôle important à jouer. Son influence sur moi, ça pourrait être l'objet d'une interview entière, tant elle est énorme.

Le jeu à trois derrière, ça vient directement de lui par exemple ?

STILL : Le système de jeu a été décidé par le profil des joueurs. L'idée de base, c'était de mettre sur une feuille de papier quels sont les joueurs-clé du noyau, quels sont ceux qui vont permettre à Charleroi de grandir. En faisant ça, on a vu qu'ils remplissaient assez naturellement un certain système de jeu. La préparation l'a confirmé : en les mettant dans leurs meilleures zones, on a naturellement vu que ça se tournait plutôt vers une défense à trois, même si instinctivement, j'ai aussi une légère préférence pour une défense à trois pour attaquer.

Qu'est-ce que ça t'apporte en plus ?

STILL : Les angles de passes et les distances entre les joueurs, qui pour moi se mettent plus naturellement. À l'inverse, je sais qu'il y a aussi beaucoup de désavantages : le niveau collectif physique de l'équipe va être impacté, le nombre de joueurs dans les surfaces offensive et défensive aussi... Il faut prendre tous ces facteurs en compte, et à un moment il faut trancher.

Découvrez l'intégralité de cet entretien avec Edward Still dans votre Sport/Foot Magazine du 18 août ou en suivant ce lien.

L'un des choix forts que tu as posés, c'est d'installer un jeu de position. C'est une idée qui t'a convaincu depuis longtemps ?STILL : Je pense que c'est à la base de ce que j'apprécie offensivement. Que quand tu es sur le terrain, tu saches exactement où tous les autres vont être. L'avantage, c'est que tu peux jouer très vite, parce qu'avant que le ballon arrive, le prochain porteur du ballon sait quelles seront ses possibilités de passe. Ensuite, c'est au joueur de mettre ses qualités individuelles au service du meilleur choix possible. La force du jeu de position, c'est ça : arriver à quelque chose de rapide, de dominant et de puissant, parce qu'on enlève les temps d'arrêt et d'hésitation.Le danger, c'est de devenir prévisible. On a beaucoup appris là-dessus avec Ivan Leko, en sentant qu'on devenait parfois trop prévisible. Il disait toujours : "on joue trop selon notre bouquin." Comme si on ouvrait notre manuel et qu'on se contentait de lire. C'est aussi le message qu'on fait passer aux joueurs : il y a le livre, mais allez au-delà, laissez- vous porter par votre talent et votre instinct pour qu'on puisse sublimer cette force collective.À quel point ta rencontre avec Ivan Leko a changé ta perception du jeu ?STILL : Il a bouleversé, influencé et formé comment je regarde un match de football, un joueur, une équipe... Tout est directement influencé par Ivan. Les idées de la personne que j'étais à 24 ou 25 ans n'étaient pas aussi précises. C'est lui qui est à la base de toutes ces perspectives, et j'espère que quand il regarde un match de Charleroi, il s'y retrouve. La gestion du groupe, la gestion du staff aussi, parce que j'ai eu la chance incroyable de travailler avec quelqu'un qui m'a rendu responsable pour une grande partie du travail alors que je n'avais pas d'expérience avant et que je n'avais pas été joueur. Je sais qu'aujourd'hui, je dois faire la même chose : déléguer énormément, et de façon précise et responsable, pour que les gens au sein du staff sachent qu'ils ont un rôle important à jouer. Son influence sur moi, ça pourrait être l'objet d'une interview entière, tant elle est énorme.Le jeu à trois derrière, ça vient directement de lui par exemple ?STILL : Le système de jeu a été décidé par le profil des joueurs. L'idée de base, c'était de mettre sur une feuille de papier quels sont les joueurs-clé du noyau, quels sont ceux qui vont permettre à Charleroi de grandir. En faisant ça, on a vu qu'ils remplissaient assez naturellement un certain système de jeu. La préparation l'a confirmé : en les mettant dans leurs meilleures zones, on a naturellement vu que ça se tournait plutôt vers une défense à trois, même si instinctivement, j'ai aussi une légère préférence pour une défense à trois pour attaquer.Qu'est-ce que ça t'apporte en plus ?STILL : Les angles de passes et les distances entre les joueurs, qui pour moi se mettent plus naturellement. À l'inverse, je sais qu'il y a aussi beaucoup de désavantages : le niveau collectif physique de l'équipe va être impacté, le nombre de joueurs dans les surfaces offensive et défensive aussi... Il faut prendre tous ces facteurs en compte, et à un moment il faut trancher.Découvrez l'intégralité de cet entretien avec Edward Still dans votre Sport/Foot Magazine du 18 août ou en suivant ce lien.