MICHY BATSHUAYI

International belge

" Je ne suis pas un joueur qui se met la pression, mais lui c'est encore autre chose. Pour lui, c'est comme un jeu, ça l'excite. Quand il y a de grosses affiches, certains ne parlent pas, ils sont focus. Lui, c'est tout le contraire. Il a envie de s'amuser. "

MARCEL DESAILLY

Champion du monde 1998

" On pense toujours que c'est un jeune premier, mais cette centième sélection va asseoir son statut, son expérience et son utilité à la nation. C'est un joueur de très haut vol, qui a su maintenir un très haut niveau à Chelsea alors que les Blues ont parfois eu des hauts et des bas. "

MAROUANE FELLAINI

Ancien international belge

" Il a le coeur sur la main. Et c'est aussi un bon mangeur, comme moi. Le futur est déjà prévu : il a une maison à Marbella et moi une autre pas loin, dans le sud de l'Espagne. On va se faire quelques barbecues au soleil. "

CHRISTOPHE LOLLICHON

Ancien entraîneur des gardiens de Chelsea

" Combien de fois, lors d'une balade d'avant-match, je ne lui ai pas dit qu'il avait le potentiel pour le Ballon d'or. Mais pour lui, ce n'est pas une obsession, c'est le plaisir qui importe. Eden respire le foot, celui de la cour de récréation. Aujourd'hui, c'est une légende de Chelsea, au même titre que Drogba. "

GRÉGORY MALICKI

Ancien gardien de Lille

" Une fois, il était dans la camionnette du centre de formation, dans le centre-ville de Lille et ils ont croisé Franck Béria, qui sortait de chez le coiffeur. C'était un samedi après-midi dans le centre, c'était blindé. Eden a baissé la fenêtre de la camionnette et il a hurlé un truc du genre : " Franck, plus jamais la coupe ! " Francky venait de faire un dégradé et Eden se moquait de lui. Sauf que Francky était vexé. Le lundi matin suivant, à l'entraînement, il lui a mis une grosse gifle. C'était une époque où il y avait encore des codes à respecter avec les anciens. "

JUAN MATA

Ancien équipier à Chelsea

" C'est un des joueurs avec lesquels j'ai préféré jouer. Tous les ballons que tu lui donnes, il les rend meilleurs. Il peut gagner un match à lui tout seul. En plus, c'est aussi un crack en-dehors du terrain. J'ai un faible pour Eden. "

BENOIT PEDRETTI

Ancien équipier à Lille

" Un lendemain de match, au décrassage, on nous dit qu'il est absent parce qu'il a chopé une gastro. Le soir, il y avait PSG-OM à la télé. Et qui est filmé en tribunes, au bout de quinze minutes ? Eden Hazard (rires). Je crois qu'il nous a payé un coup pour s'excuser, mais personne ne lui en voulait. Non seulement parce que c'est quelqu'un de gentil et d'adorable, mais surtout parce qu'il nous apportait tellement sur le terrain que c'était difficile de lui dire quelque chose. "

JEAN-MICHEL VANDAMME

Directeur du centre de formation de Lille

" Même à l'entrainement, il pouvait faire des choses très spéciales. Pendant un quatre contre quatre, il était dans l'équipe de Landreau. Sauf qu'il ne défendait pas. Landreau a commencé à le pourrir grave, lui dire qu'il n'en foutait pas une. Les équipes ont changé de camp et Eden s'est retrouvé face à Landreau. Il est parti chercher le ballon devant son gardien, il a dribblé les trois joueurs qu'il avait en face et là, Landreau est sorti comme une bombe pour lui plonger dans les pieds. Il a soulevé le ballon au-dessus de lui et a sauté avec, pour marquer dans le but vide. Après, il l'a regardé l'air de dire : Tu peux dire ce que tu veux mais le haut niveau, c'est moi. "

BART VERHAEGHE

Vice-président de l'Union belge

" En discutant des primes avant le Mondial, il nous a dit : Je ne veux rien, à part gagner la Coupe du monde. Mais je ne peux pas seulement parler pour moi. En tant que capitaine, je dois aussi parler pour les autres. Je retiens aussi son positivisme avant le match contre le Brésil. Il a dit qu'on allait se qualifier. Sa conviction m'a marqué. Ce n'était pas de l'arrogance. Il était profondément convaincu qu'on allait gagner. Cette confiance a contaminé le reste de l'équipe. "

ANDONI ZUBIZARRETA

Directeur sportif de l'OM, ex-Barça

" C'est l'un de ses joueurs qui vaut la peine qu'on paie une place pour aller au stade, parce qu'il trouve toujours une solution différente de celle qui semble évidente. Il voit le football à une autre vitesse, donc il voit des solutions qui nous surprennent. C'est le genre de joueur qu'un gardien adore affronter parce qu'on peut les étudier autant qu'on veut, ils ont toujours une surprise dans les chaussures. C'est un défi permanent. "

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