Vous voulez rompre les liens que Patrick Decuyper avait avec John Bico et Mogi Bayat ?

Quand on ne travaille qu'avec deux agents, on s'ouvre des portes mais on s'en ferme d'autres. Cela ne signifie pas que Bico et Bayat ne sont plus les bienvenus ici : je veux bien travailler avec n'importe quel agent si tout le monde s'y retrouve et si cet agent ne tente pas d'influencer ma décision sur le plan sportif.

Comme lorsque Bico imposa que Hazard soit capitaine. Avez-vous commis une erreur en annonçant la nouvelle à De fauw le matin-même du match contre le PSV ?

Non. Ce n'était peut-être pas le meilleur moment mais je n'avais pas le choix car Bico, soutenu par Decuyper, m'avait mis le couteau sur la gorge : si Thorgan n'était pas capitaine, il retournait à Chelsea. J'ai appris par la suite que c'était un gros mensonge : Chelsea n'avait jamais rien exigé de tel.

Mais Decuyper a déclaré dans les médias que vous aviez donné votre accord pour que Hazard soit capitaine.

J'ai dit que j'en parlerais en temps voulu avec Davy et que je voulais d'abord voir comment Thorgan, qui n'avait que deux semaines d'entraînement dans les jambes, évoluerait. Je voulais choisir le moment moi-même mais on m'a mis dos au mur. Et encore : je n'ai pas répondu à leur exigence car quand j'ai vu combien Davy était touché, j'ai décidé qu'il serait encore capitaine face au PSV.

Mais c'est ce qui a provoqué la rupture définitive entre Decuyper et vous.

A partir de là, il m'a mis complètement en porte-à-faux au sein du club et dans les médias. La confiance était rompue.

Donc, tôt ou tard, un de vous deux devait partir.

Je ne sais pas. A la fin, Patrick avait adapté sa vision à la mienne : il ne fallait pas seulement former des jeunes pour gagner de l'argent mais aussi obtenir des résultats. Mieux : sans ce qui s'est passé cet été, il serait encore là. Ce qui lui a été fatal, c'est cette histoire de matricule : il y a laissé beaucoup de crédit.

Decuyper a-t-il des mérites ?

Certainement. C'est lui qui a amené Malanda, Hazard, Godeau, Verboom etConte. Il a insufflé un esprit d'entreprise au club. Sur le plan commercial, il a fait de très bonnes choses. Mais parfois, il fantasmait. Comme avec ce matricule.

Par Jonas Creteur

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Francky Dury dans votre Sport/Foot Magazine

Vous voulez rompre les liens que Patrick Decuyper avait avec John Bico et Mogi Bayat ?Quand on ne travaille qu'avec deux agents, on s'ouvre des portes mais on s'en ferme d'autres. Cela ne signifie pas que Bico et Bayat ne sont plus les bienvenus ici : je veux bien travailler avec n'importe quel agent si tout le monde s'y retrouve et si cet agent ne tente pas d'influencer ma décision sur le plan sportif.Comme lorsque Bico imposa que Hazard soit capitaine. Avez-vous commis une erreur en annonçant la nouvelle à De fauw le matin-même du match contre le PSV ?Non. Ce n'était peut-être pas le meilleur moment mais je n'avais pas le choix car Bico, soutenu par Decuyper, m'avait mis le couteau sur la gorge : si Thorgan n'était pas capitaine, il retournait à Chelsea. J'ai appris par la suite que c'était un gros mensonge : Chelsea n'avait jamais rien exigé de tel.Mais Decuyper a déclaré dans les médias que vous aviez donné votre accord pour que Hazard soit capitaine.J'ai dit que j'en parlerais en temps voulu avec Davy et que je voulais d'abord voir comment Thorgan, qui n'avait que deux semaines d'entraînement dans les jambes, évoluerait. Je voulais choisir le moment moi-même mais on m'a mis dos au mur. Et encore : je n'ai pas répondu à leur exigence car quand j'ai vu combien Davy était touché, j'ai décidé qu'il serait encore capitaine face au PSV. Mais c'est ce qui a provoqué la rupture définitive entre Decuyper et vous.A partir de là, il m'a mis complètement en porte-à-faux au sein du club et dans les médias. La confiance était rompue.Donc, tôt ou tard, un de vous deux devait partir.Je ne sais pas. A la fin, Patrick avait adapté sa vision à la mienne : il ne fallait pas seulement former des jeunes pour gagner de l'argent mais aussi obtenir des résultats. Mieux : sans ce qui s'est passé cet été, il serait encore là. Ce qui lui a été fatal, c'est cette histoire de matricule : il y a laissé beaucoup de crédit.Decuyper a-t-il des mérites ?Certainement. C'est lui qui a amené Malanda, Hazard, Godeau, Verboom etConte. Il a insufflé un esprit d'entreprise au club. Sur le plan commercial, il a fait de très bonnes choses. Mais parfois, il fantasmait. Comme avec ce matricule.Par Jonas CreteurRetrouvez l'intégralité de l'interview de Francky Dury dans votre Sport/Foot Magazine