L'entraîneur de gymnastique néerlandais Gerrit Beltman a déclaré vendredi dans une interview au Noordhollands Dagblad qu'il avait maltraité et humilié les jeunes gymnastes lors des entraînements. Beltman a entraîné de nombreuses gymnastes de haut niveau, dont notre compatriote Aagje Vanwalleghem (entre 1999-2001). "Je n'ai jamais eu l'intention de frapper, d'insulter, de blesser ou de rabaisser. Mais c'est arrivé", avait déclaré Beltman. L'ancienne gymnaste olympienne Aagje Vanwalleghem a reconnu avoir souffert mentalement sous la direction du coach néerlandais. Gaëlle Mys a elle indiqué qu'elle avait quitté la gymnastique en 2016 "en raison de harcèlement et d'actes d'intimidation". C'est maintenant Dorine Motten qui apporte son témoignage. "J'ai décidé de ne plus me taire. Cela se passe encore en Belgique et cela doit cesser", dit la gymnaste limbourgeoise sur son compte Instagram. "Je pense qu'il est temps de raconter mon histoire, en sachant que c'est une étape importante pour moi et que cela aurait de grandes conséquences, bonnes ou mauvaises, sur ma carrière. Je me sens la responsabilité de faire en sorte que des jeunes filles n'aient pas à subir tous les abus que nous avons subis. J'avoue que j'ai peur de le faire car je suis encore active au niveau international et je vais devoir tenir compte des conséquences de parler publiquement d'entraîneurs et du mauvais management de notre fédération. Mais il est temps d'être fortes et d'avoir le courage car le temps du changement est venu". "J'ai été harcelée et intimidée pendant des années quand j'étais membre de l'équipe nationale belge. Ma confiance en moi a chuté et l'image que j'avais de moi était horrible", poursuit Dorien Motten. "J'ai alerté plusieurs fois la fédération. S'en sont suivies des heures de discussion avec des gens de la fédération, des gens qui auraient dû nous protéger. Des promesses ont été faites, mais rien n'a changé. C'est quand j'ai touché le fond que ma mère a décidé de me retirer". Dorien Motten est ensuite partie s'entraîner en Allemagne, où elle a découvert une autre culture. "J'ai alors réalisé que la situation en Belgique n'était pas normale. En Allemagne, les gymnastes sont coachées de manière positive, encourageante, sans petits jeux mentaux. Je plaide pour un changement, avec les autres gymnastes qui ont apporté leurs témoignages. Je suis fière d'elles. Nous pouvons changer les choses ensemble et nous allons nous battre pour ça". (Belga)

L'entraîneur de gymnastique néerlandais Gerrit Beltman a déclaré vendredi dans une interview au Noordhollands Dagblad qu'il avait maltraité et humilié les jeunes gymnastes lors des entraînements. Beltman a entraîné de nombreuses gymnastes de haut niveau, dont notre compatriote Aagje Vanwalleghem (entre 1999-2001). "Je n'ai jamais eu l'intention de frapper, d'insulter, de blesser ou de rabaisser. Mais c'est arrivé", avait déclaré Beltman. L'ancienne gymnaste olympienne Aagje Vanwalleghem a reconnu avoir souffert mentalement sous la direction du coach néerlandais. Gaëlle Mys a elle indiqué qu'elle avait quitté la gymnastique en 2016 "en raison de harcèlement et d'actes d'intimidation". C'est maintenant Dorine Motten qui apporte son témoignage. "J'ai décidé de ne plus me taire. Cela se passe encore en Belgique et cela doit cesser", dit la gymnaste limbourgeoise sur son compte Instagram. "Je pense qu'il est temps de raconter mon histoire, en sachant que c'est une étape importante pour moi et que cela aurait de grandes conséquences, bonnes ou mauvaises, sur ma carrière. Je me sens la responsabilité de faire en sorte que des jeunes filles n'aient pas à subir tous les abus que nous avons subis. J'avoue que j'ai peur de le faire car je suis encore active au niveau international et je vais devoir tenir compte des conséquences de parler publiquement d'entraîneurs et du mauvais management de notre fédération. Mais il est temps d'être fortes et d'avoir le courage car le temps du changement est venu". "J'ai été harcelée et intimidée pendant des années quand j'étais membre de l'équipe nationale belge. Ma confiance en moi a chuté et l'image que j'avais de moi était horrible", poursuit Dorien Motten. "J'ai alerté plusieurs fois la fédération. S'en sont suivies des heures de discussion avec des gens de la fédération, des gens qui auraient dû nous protéger. Des promesses ont été faites, mais rien n'a changé. C'est quand j'ai touché le fond que ma mère a décidé de me retirer". Dorien Motten est ensuite partie s'entraîner en Allemagne, où elle a découvert une autre culture. "J'ai alors réalisé que la situation en Belgique n'était pas normale. En Allemagne, les gymnastes sont coachées de manière positive, encourageante, sans petits jeux mentaux. Je plaide pour un changement, avec les autres gymnastes qui ont apporté leurs témoignages. Je suis fière d'elles. Nous pouvons changer les choses ensemble et nous allons nous battre pour ça". (Belga)