En 2005, La Gantoise jouait un match contre le club irlandais de Bohemians FC dans le cadre de la légendaire Coupe Intertoto, disparue depuis. Un certain Dominic Foley occupait le rôle d'attaquant central de l'adversaire des Buffalos. Il va livrer une prestation qui va taper dans l'oeil des Gantois qui vont l'engager dans la foulée de ce duel.

Chair de poule avec le brassard

"Ma période en Belgique a été la meilleure de ma carrière", commence Foley qui est tombé amoureux de la ville de Gand. "Presque personne en Irlande ne connaît la ville, mais maintenant je recommande à chaque Irlandais d'y aller", poursuit-il.

L''attaquant irlandais a vécu une belle période sur le plan sportif chez les Buffalos "J'y ai connu de grands entraîneurs : Georges Leekens, Trond Sollied, Michel Preud'homme qui ont tous réalisé de belles carrières.", narre Dominic Foley.

Il est rapidement devenu un joueur important des Gantois et a même fini par porter le brassard de capitaine. "Lorsque je suis entré sur le terrain en tant que capitaine de La Gantoise lors de la finale de la Coupe de Belgique en 2008, j'ai eu la chair de poule. C'est sans aucun doute le moment le plus mémorable de ma carrière.", explique-t-il.

En 2009, Foley a déménagé au Cercle Bruges. Il était également un véritable leader au sein du second club de la Venise du Nord et y aussi porté le brassard de capitaine. "Je repense à mon séjour à Bruges avec le sourire, même si le niveau était légèrement inférieur à celui de Gand. Nous avons dû lutter contre la relégation, mais grâce à notre esprit d'équipe, nous avons réussi à nous sauver à chaque fois. En 2010, nous sommes même atteint la finale de la Coupe".

Dominic Foley ici en duel avec Philippe Clement lors d'un match contre le FC Bruges lorsqu'il portait les couleurs gantoises., iStock
Dominic Foley ici en duel avec Philippe Clement lors d'un match contre le FC Bruges lorsqu'il portait les couleurs gantoises. © iStock

Débat sur le style de jeu

Dominic Foley a été appelé cinq fois en équipe nationale irlandaise au cours de sa carrière. Il explique ses doutes sur l'équipe actuelle.

"La nomination du sélectionneur national Stephen Kenny en 2020 a été une surprise", affirme Foley. "Il est un personnage relativement inconnu dans le monde du football, surtout si on le compare aux précédents entraîneurs de l'équipe nationale, Mick McCarthy et Martin O'Neill. Auparavant, il n'entraînait que des clubs irlandais et a également été brièvement actif au sein de la sélection nationale irlandaise U21.", raconte-t-il.

Le style de jeu du nouvel entraîneur suscite des grands débats et discussions en Irlande. "Il essaie d'apporter un style de football complètement différent de celui pratiqué par l'Irlande au cours des 30 dernières années. L'équipe nationale a toujours été connue comme une équipe physique, qui aime se lancer avec force et enthousiasme dans des duels et abuser de longs ballons dans la construction. Ce n'est peut-être pas le plus beau football, mais la recette a fonctionné dans le passé. Cela nous a permis de nous qualifier pour les grands tournois", affirme Foley.

Le coach Kenny veut proposer un football propre et construire à partir de l'arrière, mais Foley doute que cela soit possible avec le groupe de joueurs actuels. "Jusqu'à présent, les résultats ne sont pas terribles. Je ne pense pas que le noyau actuel de joueurs soit assez doué pour jouer le même football que dans les grands pays comme la France et la Belgique. Un mélange de football "box-to-box", comme dans le passé, avec un jeu soigné comme aujourd'hui serait sans doute une meilleure idée", pense l'ancien capitaine de La Gantoise et du Cercle.

Il a pris ses distances avec le milieu du football

Aujourd'hui, Dominic Foley est retourné vivre à quelques kilomètres de sa ville natale en Irlande. Après sa carrière active, l'ancien attaquant a décidé de s'éloigner de ce milieu. "J'ai évolué pendant vingt ans dans le monde du football, alors j'ai pensé qu'il était temps de m'occuper d'autres choses.", explique l'ancien attaquant.

Il profite désormais de son temps libre, ce qu'il ne pouvait pas toujours faire quand il était encore professionnel. "Il est amusant de constater que de nombreuses personnes pensent que les joueurs de football ont toute la liberté du monde, car rien n'est moins vrai. Tout au long de ma carrière, on m'a dit où je devais être et à quelle heure", explique notre interlocuteur.

En plus de passer du temps avec sa famille, l'Irlandais travaille également sur certains projets. "Après ma carrière, j'ai passé quelques années à vendre des vêtements de sport, et maintenant je travaille avec mon frère dans l'industrie automobile.", détaille-t-il.

Reviendra-t-il un jour en Belgique ?

Pour l'instant, Foley n'envisage pas une carrière d'entraîneur. " J'ai obtenu mon diplôme d'entraîneur et j'entraîne occasionnellement les équipes de jeunes locales, mais pour l'instant, je ne ressens pas l'envie de revenir dans le monde du football professionnel. Mais si l'idée de devenir entraîneur me chatouillait un jour, je veux le faire dans le pays où j'ai été le plus heureux en tant que joueur de football, c'est-à-dire en Belgique", conclut-il.

En 2005, La Gantoise jouait un match contre le club irlandais de Bohemians FC dans le cadre de la légendaire Coupe Intertoto, disparue depuis. Un certain Dominic Foley occupait le rôle d'attaquant central de l'adversaire des Buffalos. Il va livrer une prestation qui va taper dans l'oeil des Gantois qui vont l'engager dans la foulée de ce duel. "Ma période en Belgique a été la meilleure de ma carrière", commence Foley qui est tombé amoureux de la ville de Gand. "Presque personne en Irlande ne connaît la ville, mais maintenant je recommande à chaque Irlandais d'y aller", poursuit-il.L''attaquant irlandais a vécu une belle période sur le plan sportif chez les Buffalos "J'y ai connu de grands entraîneurs : Georges Leekens, Trond Sollied, Michel Preud'homme qui ont tous réalisé de belles carrières.", narre Dominic Foley.Il est rapidement devenu un joueur important des Gantois et a même fini par porter le brassard de capitaine. "Lorsque je suis entré sur le terrain en tant que capitaine de La Gantoise lors de la finale de la Coupe de Belgique en 2008, j'ai eu la chair de poule. C'est sans aucun doute le moment le plus mémorable de ma carrière.", explique-t-il.En 2009, Foley a déménagé au Cercle Bruges. Il était également un véritable leader au sein du second club de la Venise du Nord et y aussi porté le brassard de capitaine. "Je repense à mon séjour à Bruges avec le sourire, même si le niveau était légèrement inférieur à celui de Gand. Nous avons dû lutter contre la relégation, mais grâce à notre esprit d'équipe, nous avons réussi à nous sauver à chaque fois. En 2010, nous sommes même atteint la finale de la Coupe".Dominic Foley a été appelé cinq fois en équipe nationale irlandaise au cours de sa carrière. Il explique ses doutes sur l'équipe actuelle."La nomination du sélectionneur national Stephen Kenny en 2020 a été une surprise", affirme Foley. "Il est un personnage relativement inconnu dans le monde du football, surtout si on le compare aux précédents entraîneurs de l'équipe nationale, Mick McCarthy et Martin O'Neill. Auparavant, il n'entraînait que des clubs irlandais et a également été brièvement actif au sein de la sélection nationale irlandaise U21.", raconte-t-il.Le style de jeu du nouvel entraîneur suscite des grands débats et discussions en Irlande. "Il essaie d'apporter un style de football complètement différent de celui pratiqué par l'Irlande au cours des 30 dernières années. L'équipe nationale a toujours été connue comme une équipe physique, qui aime se lancer avec force et enthousiasme dans des duels et abuser de longs ballons dans la construction. Ce n'est peut-être pas le plus beau football, mais la recette a fonctionné dans le passé. Cela nous a permis de nous qualifier pour les grands tournois", affirme Foley. Le coach Kenny veut proposer un football propre et construire à partir de l'arrière, mais Foley doute que cela soit possible avec le groupe de joueurs actuels. "Jusqu'à présent, les résultats ne sont pas terribles. Je ne pense pas que le noyau actuel de joueurs soit assez doué pour jouer le même football que dans les grands pays comme la France et la Belgique. Un mélange de football "box-to-box", comme dans le passé, avec un jeu soigné comme aujourd'hui serait sans doute une meilleure idée", pense l'ancien capitaine de La Gantoise et du Cercle.Aujourd'hui, Dominic Foley est retourné vivre à quelques kilomètres de sa ville natale en Irlande. Après sa carrière active, l'ancien attaquant a décidé de s'éloigner de ce milieu. "J'ai évolué pendant vingt ans dans le monde du football, alors j'ai pensé qu'il était temps de m'occuper d'autres choses.", explique l'ancien attaquant. Il profite désormais de son temps libre, ce qu'il ne pouvait pas toujours faire quand il était encore professionnel. "Il est amusant de constater que de nombreuses personnes pensent que les joueurs de football ont toute la liberté du monde, car rien n'est moins vrai. Tout au long de ma carrière, on m'a dit où je devais être et à quelle heure", explique notre interlocuteur.En plus de passer du temps avec sa famille, l'Irlandais travaille également sur certains projets. "Après ma carrière, j'ai passé quelques années à vendre des vêtements de sport, et maintenant je travaille avec mon frère dans l'industrie automobile.", détaille-t-il.Pour l'instant, Foley n'envisage pas une carrière d'entraîneur. " J'ai obtenu mon diplôme d'entraîneur et j'entraîne occasionnellement les équipes de jeunes locales, mais pour l'instant, je ne ressens pas l'envie de revenir dans le monde du football professionnel. Mais si l'idée de devenir entraîneur me chatouillait un jour, je veux le faire dans le pays où j'ai été le plus heureux en tant que joueur de football, c'est-à-dire en Belgique", conclut-il.