Filip Djuricic, qui aura 24 ans samedi, faisait figure de prodige. On surnommait le Serbe le "Cruyff des Balkans". Il a rejoint l'Olympiacos et Manchester United l'a invité à un match contre Chelsea. United le voulait mais pour le louer à une équipe de moindre format. L'espoir serbe a donc préféré Heerenveen, entraîné par Ron Jans. Il a joué avec Sven Kums et Brian Vandenbussche et a augmenté le rendement de Bas Dost, Luciano Narsingh et Oussama Assaidi. Dost a inscrit 32 buts, Assaidi 10 et Narsingh a délivré 22 assists. Ils ont obtenu de gros transferts : à Wolfsburg, à Liverpool, au PSV. Wim De Coninck : "Le football offensif des Pays-Bas convenait à Djuricic." L'analyste le compare à Bryan Ruiz, porté aux nues aux Pays-Bas.

Un an plus tard, Djuricic quitte Heenreveen. Il a marqué 26 buts et délivré 28 assists en 111 matches. Luis Catarino, journaliste TV portugais : "Rui Costa, le directeur sportif de Benfica, le voulait à tout prix." Il est arrivé en même temps que Lazar Markovic mais si l'étoile de son compatriote est montée et qu'il a signé à Liverpool un an plus tard, Djuricic a coincé. Catarino : "Le schéma tactique de l'entraîneur Jorge Jesus ne lui convenait pas. Il procédait en 4-4-2 et a eu de moins en moins recours à Djuricic, qui a marqué contre Anderlecht en Coupe d'Europe. Il devait faire oublier Aimar mais n'y parvenait pas."

Comme Ola John, issu de Twente, il a eu du mal à s'adapter au dur football portugais. "C'était tactique et physique. Il n'y avait pas de place pour lui. Je comprends la comparaison avec Ruiz mais celui-ci était mûr à son arrivée alors que Djuricic n'était qu'un gosse."

La saison passée, Benfica l'a loué à Mainz puis à Southampton, où Ronald Koeman pensait pouvoir l'utiliser, mais sans succès. "En Bundesliga, il faut travailler", a déclaré au Kicker Kasper Hjulmand, l'entraîneur de Mainz. "Il a besoin de vitesse et de force." Il est revenu au Portugal l'été passé. Catarino : "Benfica a enrôlé Rui Vitoria mais celui-ci a utilisé le même système que son prédécesseur. Avec Jonas en soutien de Mitroglou. Il n'avait donc pas besoin de Djuricic."

Par Peter t'Kint

Filip Djuricic, qui aura 24 ans samedi, faisait figure de prodige. On surnommait le Serbe le "Cruyff des Balkans". Il a rejoint l'Olympiacos et Manchester United l'a invité à un match contre Chelsea. United le voulait mais pour le louer à une équipe de moindre format. L'espoir serbe a donc préféré Heerenveen, entraîné par Ron Jans. Il a joué avec Sven Kums et Brian Vandenbussche et a augmenté le rendement de Bas Dost, Luciano Narsingh et Oussama Assaidi. Dost a inscrit 32 buts, Assaidi 10 et Narsingh a délivré 22 assists. Ils ont obtenu de gros transferts : à Wolfsburg, à Liverpool, au PSV. Wim De Coninck : "Le football offensif des Pays-Bas convenait à Djuricic." L'analyste le compare à Bryan Ruiz, porté aux nues aux Pays-Bas.Un an plus tard, Djuricic quitte Heenreveen. Il a marqué 26 buts et délivré 28 assists en 111 matches. Luis Catarino, journaliste TV portugais : "Rui Costa, le directeur sportif de Benfica, le voulait à tout prix." Il est arrivé en même temps que Lazar Markovic mais si l'étoile de son compatriote est montée et qu'il a signé à Liverpool un an plus tard, Djuricic a coincé. Catarino : "Le schéma tactique de l'entraîneur Jorge Jesus ne lui convenait pas. Il procédait en 4-4-2 et a eu de moins en moins recours à Djuricic, qui a marqué contre Anderlecht en Coupe d'Europe. Il devait faire oublier Aimar mais n'y parvenait pas."Comme Ola John, issu de Twente, il a eu du mal à s'adapter au dur football portugais. "C'était tactique et physique. Il n'y avait pas de place pour lui. Je comprends la comparaison avec Ruiz mais celui-ci était mûr à son arrivée alors que Djuricic n'était qu'un gosse."La saison passée, Benfica l'a loué à Mainz puis à Southampton, où Ronald Koeman pensait pouvoir l'utiliser, mais sans succès. "En Bundesliga, il faut travailler", a déclaré au Kicker Kasper Hjulmand, l'entraîneur de Mainz. "Il a besoin de vitesse et de force." Il est revenu au Portugal l'été passé. Catarino : "Benfica a enrôlé Rui Vitoria mais celui-ci a utilisé le même système que son prédécesseur. Avec Jonas en soutien de Mitroglou. Il n'avait donc pas besoin de Djuricic."Par Peter t'Kint