Landry Dimata à propos...

...du fait d'être un symbole de réussite : "Je ne fais pas les choix par hasard. Et j'ai fait le choix de venir à Anderlecht alors qu'il y avait pas mal d'offres sérieuses. Mais je me suis inspiré de l'exemple de Kylian Mbappé qui était à Monaco et qui aurait pu signer où il voulait. Il avait déclaré : " Je viens de Paris, j'ai grandi à Paris, il faut que je joue pour le club de ma ville. Ça fait l'effet d'une sorte de déclic pour moi. Je me suis dit : "Ouais, moi aussi je veux que ça se passe comme ça." Je me suis dit que je devais jouer pour le club de la capitale où je connais tout le monde. Je veux avoir un impact sur l'histoire du club mais aussi auprès de plein de jeunes qui me connaissent à Bruxelles qui pourraient s'identifier à mon parcours."

...d'Adrien Trebel, qu'il a connu au Standard et qui l'a pris sous son aile : "Pour être très honnête, je crois qu'il voyait le talent que j'avais. Il ne comprenait pas pourquoi je ne recevais pas une chance alors que pas mal de jeunes avaient été intégrés au noyau et allaient recevoir une chance lors des play-offs 2. Adrien, c'est un peu comme un grand frère pour moi, il aime bien avoir ce statut de leader, aider les jeunes. S'il peut être dur ? Ça c'est certain. Mais il se voit en nous. C'est ce qui le pousse à agir comme ça. Il est là aussi pour nous encourager quand ça va moins bien, pour nous dire qu'on y arrivera en bossant. Mais c'est vrai que parfois, il peut être dur (il rit). Ça fait partie de l'écolage, du haut niveau. Et il vaut mieux apprendre ça tôt."

...de Vanhaezebrouck qui le décrit comme le futur attaquant des Diables : "Ça me touche, ça m'encourage à donner encore plus. Ça veut aussi dire que je suis à la bonne place. Que ce soit sur le terrain ou en dehors, je me rends compte du bonheur que j'ai. Et c'est aussi pour ça que je suis venu à Anderlecht, c'est pour prendre du plaisir. C'est ce qui m'avait manqué la saison dernière. On était dans une bulle assez négative, à Wolfsburg, et je crois que tout le monde en a souffert. Et en plus de ça, j'étais le plus jeune de l'équipe et même les plus expérimentés ont connu une saison galère."

...de Romelu Lukaku : "Romelu, je le connais personnellement depuis deux-trois ans. Je l'avais connu après mon match contre Anderlecht avec Ostende. Il était venu me féliciter dans le vestiaire. Et depuis, on est resté en contact. On se revoit lors de rassemblements de l'équipe nationale notamment. La dernière fois, il est venu dans la chambre que j'occupe avec Dodi (Lukebakio, ndlr) chez les Espoirs. Je crois qu'il nous a parlé pendant deux-trois heures. Je croyais qu'il allait même dormir dans notre chambre (il rit). En tout cas, il a la bonne mentalité. Il me faisait comprendre que peu importe ce qui peut arriver, les passages à vide comme il a connu à Chelsea par exemple, personne n'allait lui enlever son talent. Ce talent t'appartient, il faut rester confiant. Il ne faut laisser personne douter de tes qualités. Le message vraiment clef, c'était ça. Continue à bosser surtout et il faut avoir du caractère pour réussir. Concernant Romelu, je ne peux pas comprendre les critiques. Ce n'est pas quelqu'un de méchant ou de négatif. Au contraire, c'est quelqu'un qui n'apporte que du positif. Pour moi, c'est un exemple, un leader, et en plus de ça il marque beaucoup de goals. On ne peut que l'aimer. Si je pense à tout ça, je ne peux pas comprendre les critiques. Mais il me fait comprendre aussi qu'il puise sa force dans les critiques. Il se nourrit vraiment de ça."

Par Thomas Bricmont

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